Pourquoi de tels calendriers…

L’usage d’une date de fête liée à chacun des prénoms remonte aux XVIème et XVIIème siècles, quand l’Église Catholique et Romaine ont imposé de choisir des prénoms parmi une liste des saints. A chaque « nouveau-né » est associé un saint patron qui lui servira non seulement de modèle mais de protecteur.

Le Calendrier Romain Général :

Le Calendrier Romain Général établit la date de célébration des grands évènements chrétiens (Pâques, Pentecôte, Assomption, Visitation, etc.) et les fêtes des saints qui s’imposent à l’ensemble de l’Église Catholique Romaine. Le Calendrier Romain Général est également appelé « Calendrier de l’Église Universelle ».

Le dernier Calendrier Romain Général révisé, réalisé sur la base des orientations de Vatican II, a été promulgué par le pape Paul VI le 14 février 1969. Comparé à sa version précédente, le nouveau calendrier voit certaines fêtes supprimées, notamment celles de saints dont la vie tenait surtout de la légende.

Il en va ainsi pour saint Christophe réputé protéger les automobilistes ou sainte Barbe si chère au coeur des sapeurs pompiers, qui ont purement et simplement disparu de ce Calendrier. De nombreuses autres fêtes sont déplacées afin d’obéir à la règle selon laquelle la fête des saints doit être fixée au jour anniversaire de leur mort.

Ces fêtes sont divisées en quatre classes, selon leur importance : solemnitas, festum, memoria, ad libitum…

Le Martyrologe Romain :

La deuxième édition du Martyrologe Romain, mise à jour en décembre 2004, a pour objectif de recenser tous les saints, et pas seulement les martyrs comme son nom pourrait le laisser penser. Aux alentours de plus de 40.000 entrées, il propose ainsi des dates de fêtes pour de nombreux prénoms.

Quelle différence y a-t’il entre une fête inscrite au Martyrologe et celle qui figure sur le Calendrier Romain Général ?

La principale différence réside au fait que la célébration des fêtes inscrites au seul martyrologe n’est pas une obligation pour le clergé.

Le Missel des Dimanches :

Plus de 180 saints figurent dans le Calendrier Romain Général, ce qui correspond un nombre important de prénoms puisque des saints différents peuvent porter le même prénom. Pour illustration : Antoine est illustré par Antoine le Grand et Antoine de Padoue, Catherine par Catherine de Sienne et Catherine de Suède, et Thérèse par Thérèse de l’Enfant-Jésus et Thérèse D’Avilla.

Toutes les dates que le Calendrier Romain laisse inoccupées sont à la disposition des Autorités Ecclésiastiques Locales qui peuvent proposer d’y placer des noms de saints en fonction des cultes propres à leur pays. Ainsi pour la France, sainte Geneviève qui veille sur la ville de Paris en compagnie de Saint Louis est honorée le 3 janvier, Saint Yves le 19 mai, etc.

Ce calendrier Français est appelé « Missel des dimanches » et sa dernière édition remonte en 1995.

Les calendriers profanes :

Les calendriers profanes sont appelés en France l’almanach des Postes. Celui-ci s’inspire très largement des calendriers liturgiques, sans en respecter scrupuleusement les évolutions.

Le calendrier républicain, instauré en 1793, fut un cas unique dans sa prétention à effacer de manière aussi radicale toutes références aux saints. On pouvait, à l’époque de la Révolution de 1793, prénommer son enfant « Salsifis, Pelopidas, Mort-aux-Tyrans, Clarinette ou Citrouille ». Ces quelques cas de figure étaient des prénoms considérés plus politiquement corrects que des prénoms plus classique comme Louis, Marie-Antoinette ou Charlotte !

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