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  2. Le serviteur de Dieu Tito Zeman Prêtre salésien slovaque martyr du communisme Fête le 8 janvier S.D.B Vajnory, Slovaquie, 4 janvier 1915 – † Bratislava, Slovaquie, 8 janvier 1969 Un prêtre salésien slovaque, martyr du communisme, pourrait être bientôt béatifié. Le pape François a autorisé la Congrégation pour les causes des saints à promulguer les décrets reconnaissant le martyre d’un prêtre salésien slovaque sous le régime communiste. Le pape a donné son feu vert à l’occasion de l’audience accordée, au Vatican, ce lundi 27 février 2017, au cardinal Angelo Amato, préfet de ce dicastère. L’authentification du martyre suffit pour ouvrir la voie à la béatification : un autre miracle n’est pas nécessaire selon le droit canon. N’est-ce pas déjà un miracle dû à l’Esprit Saint que de ne pas renier sa foi devant le danger d’une mort imminente ? Martyr du communisme tchécoslovaque Le premier décret reconnaît en effet le martyre du « Serviteur de Dieu » Tito Zeman, prêtre salésien slovaque, né le 4 janvier 1915, et mort, à 54 ans, des conséquences des mauvais traitements infligés, selon l’expression technique « en haine de la foi » chrétienne, le 8 janvier 1969, annonce le Vatican. En avril 1950, lorsque le régime communiste tchécoslovaque interdit les communautés religieuses, et commence à déporter prêtres et consacrés, le père Tito Zeman organise l’exfiltration clandestine de jeunes religieux salésiens vers Turin (Italie), pour qu’ils y poursuivent leur formation. Cela vaut au père Tito Zeman d’être arrêté, puis jugé comme « espion du Vatican ». Il est tout d’abord condamné à 25 ans de prison. Mais il est libéré au bout de 12 années de détention. Il meurt 5 ans après, des suites des privations et mauvais traitements subis en prison. A l’instar du samouraï japonais, Juste Takayama Ukon (1552-1615) béatifié le 7 février dernier à Osaka (Japon), il n’a pas été directement mis à mort, mais il est mort des conséquences de la persécution anti-chrétienne alors menée par le régime totalitaire communiste de la Tchécoslovaquie.
  3. Un prêtre salésien slovaque, martyr du communisme, pourrait être bientôt béatifié ainsi que 7 autres baptisés dont deux laïcs, médecins « exemplaires ». Le pape François a autorisé la Congrégation pour les causes des saints à promulguer les décrets reconnaissant le martyre d’un prêtre salésien slovaque sous le régime communiste, mais aussi les « vertus héroïques » de sept baptisés, dont deux laïcs, deux médecins l’un espagnol, l’autre italien, de deux religieuses, l’une italienne, l’autre espagnole, d’un évêque salésien du Pérou, d’un prêtre italien éducateur des enfants sourds et muets et d’un jésuite du Mexique. Le pape a donné son feu vert à l’occasion de l’audience accordée, au Vatican, ce lundi 27 février 2017, au cardinal Angelo Amato, préfet de ce dicastère L’authentification du martyre suffit pour ouvrir la voie à la béatification : un autre miracle n’est pas nécessaire selon le droit canon. N’est-ce pas déjà un miracle dû à l’Esprit Saint que de ne pas renier sa foi devant le danger d’une mort imminente ? Pour les sept autres baptisés, la reconnaissance ultérieure – et pour certains déjà en toute – d’un miracle sera nécessaire pour leur éventuelle béatification. Martyr du communisme tchécoslovaque Le premier décret reconnaît en effet le martyre du « Serviteur de Dieu » Tito Zeman, prêtre salésien slovaque, né le 4 janvier 1915, et mort, à 54 ans, des conséqueces des mauvais traitements infligés, selon l’expression technique « en haine de la foi » chrétienne, le 8 janvier 1969, annonce le Vatican. En avril 1950, lorsque le régime communiste tchécoslovaque interdit les communautés religieuses, et commence à déporter prêtres et consacrés, le père Tito Zeman organise l’exfiltration clandestine de jeunes religieux salésiens vers Turin (Italie), pour qu’ils y poursuivent leur formation. Cela vaut au père Tito Zeman d’être arrêté, puis jugé comme « espion du Vatican ». Il est tout d’abord condamné à 25 ans de prison. Mais il est libéré au bout de 12 années de détention. Il meurt 5 ans après, des suites des privations et mauvais traitements subis en prison. A l’instar du samouraï japonais, Juste Takayama Ukon (1552-1615) béatifié le 7 février dernier à Osaka (Japon), il n’a pas été directement mis à mort, mais il est mort des conséquences de la persécution anti-chrétienne alors menée par le régime totalitaire communiste de la Tchécoslovaquie. Deux laïcs, médecins, d’Espagne et d’Italie Parmi les baptisés dont des décrets reconnaissent qu’ils ont vécu les vertus humaines et chrétiennes de façon « héroïque » se trouvent deux médecins, laïcs : – le « Serviteur de Dieu » Pedro Herrero Rubio (1904-1978), laïc, médecins d’Alicante, dans le sud de l’Espagne, connu comme un « médecin exemplaire » – et le « Serviteur de Dieu » Vittorio Trancanelli (1944-1998), père de famille et médecin de Pérouse, en Italie. Deux décrets reconnaissent les vertus héroïques de deux religieuses d’Espagne et d’Italie : – la « Servante de Dieu » Maria Mercedes Cabezas Terrero (1911-1993), Espagnole, fondatrice de l’Institut religieux des Ouvrières missionnaires du Sacré Cœur de Jésus; – la « Servante de Dieu » Lucia dell’Immacolata (1909-1954, au siècle, Maria Ripamonti), Italienne, sœur professe de la congrégation des servantes de la Charité ; Un évêque du Pérou, un prêtre italien, un jésuite mexicain Deux décrets reconnaissent les vertus héroïques d’un évêque, premier salésien du Pérou, et d’un prêtre italien éducateur des enfants sourds et muets, notamment : – le « Serviteur de Dieu », Octavo Ortiz Arrieta (1878-1958), premier salésien d’origine péruvienne, évêque de Chachapoyas, un diocèse vaste qu’il parcourut inlassablement ; – le « Serviteur de Dieu », Antonio Provolo (1801-1842), prêtre diocésain, fondateur de la Société de Marie pour l’Education des sourds-muets et de la Congrégation de Marie pour l’éducation des sourdes-muettes ; – le « Serviteur de Dieu » Antonio Repiso Martínez de Orbe (1856-1929), Mexicain, prêtre, jésuite, fondateur de la Congrégation des soeurs du Divin Pasteur.
  4. Deux Espagnols et deux Italiennes en route vers la béatification Un prêtre diocésain et un jésuite, espagnols, une Augustine et une Clarisse, italiennes, sont en route vers la béatification: le pape François vient d’approuver quatre décrets reconnaissant qu’ils ont vécu les vertus humaines et chrétiennes de façon « héroïque », c’est-à-dire selon l’Évangile et avec l’aide de l’Esprit de leur baptême. Pour qu’ils soient béatifiés il faudra la reconnaissance, pour chacun, d’un miracle dû à leur intercession. Ces quatre décrets de la Congrégation pour les causes des saints ont été promulgués hier, 10 octobre 2016, après que le pape François a reçu en audience privée le cardinal préfet de ce dicastère, Angelo Amato, sdb. Il s’agit, par ordre chronologique, de : Maria Teresa Spinelli (1789-1850), fondatrice italienne de la Congrégation des Servantes augustines de Jésus et Marie; Tiburcio Arnaiz Munoz (1865-1926), prêtre espagnol de la Compagnie de Jésus, missionnaire auprès des pauvres; Maria Costanza Panas (née Agnès Pacifica, 1896-1963), clarisse italienne du monastère de Fabriano; Luis Zambrano Blanco (1909-1983), prêtre diocésain espagnol, fondateur de l’Institut séculier Hogar de Nazareth.
  5. La cause de béatification du pape Jean-Paul Ier est relancée Le cardinal Beniamino Stella en est le nouveau postulateur La cause de béatification du pape Jean-Paul Ier (1912-1978), le « pape au sourire », a été relancée début juillet 2016, avec un nouveau postulateur en la personne du cardinal Beniamino Stella, préfet de la Congrégation pour le clergé. Le cardinal succède à Mgr Enrico Dal Covolo, recteur de l’Université pontificale du Latran. Officiellement ouvert en 2003, le processus de béatification de Jean-Paul Ier connaissait une pause depuis avril 2015 : la Congrégation pour les causes des saints n’a pas reconnu le caractère miraculeux de la guérison d’un Italien. Il faut en effet la reconnaissance d’un miracle pour ouvrir la voie à une béatification. Une guérison miraculeuse en Amérique latine attribuée à l’intercession du pape Luciani serait à l’étude. Le nouveau postulateur de la cause, le cardinal Stella, doit beaucoup au pape qui régna seulement 33 jours. L’ancien patriarche de Venise l’a en effet ordonné prêtre et l’a encouragé à servir dans la diplomatie pontificale. Le 26 août prochain, à l’occasion de l’anniversaire de l’élection du pape Jean-Paul Ier, une exposition sera inaugurée à Canale d’Agordo (Vénétie), le village natal du pape. Le cardinal secrétaire d’État Pietro Parolin sera présent à cet événement. Le cardinal Albino Luciani, patriarche de Venise, a été élu pape le 26 août 1978 et il est décédé subitement d’un infarctus le 28 septembre suivant, après un pontificat de 33 jours marqué par son sourire et ses catéchèses, inaugurant un style nouveau mais pas si éloigné de celui de Jean XXIII. Il était âgé de 65 ans.
  6. Le pape reconnaît un miracle attribué à son intercession. Le prêtre français Louis-Antoine Ormières (1809-1890) sera prochainement béatifié. Le pape François a en effet reconnu un miracle attribué à son intercession, le 8 juillet 2016. Lors d’une audience avec le cardinal Angelo Amato, préfet de la Congrégation pour les causes des saints, le pape a autorisé la promulgation de plusieurs décrets, concernant notamment un miracle, huit martyres et six reconnaissances de « vertus héroïques ». Le pape François a donc reconnu un miracle attribué à l’intercession d’un prêtre français du diocèse de Carcassonne, dans le département de l’Aude. Fondateur des Sœurs de l’Ange Gardien, Louis Ormières a été ordonné prêtre en 1833. « Soucieux des besoins des enfants de son époque, il a cherché à leur donner une réponse par l’ouverture d’écoles, et d’une manière très inattendue, la création d’une nouvelle Congrégation au service de la jeunesse, mais aussi aux soins des malades », indique le diocèse sur son site internet. Le miracle attribué à son intercession concerne une des sœurs de sa congrégation atteinte d’un cancer. Il ouvre la voie à sa prochaine béatification. Il faudra ensuite la reconnaissance d’un second miracle pour sa canonisation. Durant sa vie simple, pétrie de l’Évangile, ajoute son diocèse, le père Ormières aimait confier : « Mon principe a toujours été de faire le bien et laisser dire ».
  7. Josef Mayr-Nusser a refusé de prêter le serment S.S. Le pape François autorise la Congrégation romaine pour les causes des saints à promulguer un décret reconnaissant le martyre d’un père de famille du Tyrol du Sud (aujourd’hui en Italien autrefois en Autriche) Josef Mayr-Nusser, mort en déportation pour avoir refusé de prêter le serment des S.S. au national-socialisme. Ce catholique est considéré comme un héros de la résistance du Tyrol du Sud contre l’occupation nazie. Il était né le 27 décembre 1910 dans la ferme du Nusserhof aux environs de Bolzano (Italie) et il est mort le 24 février 1945 près d’Erlangen (Allemagne). Enfant, il s’engagea dans les jeunesses catholiques de son diocèse (Trente) et il en fut élu président. Sous l’occupation, il choisit de rester, en même temps que 90% des prêtres, et il rejoignit le cercle clandestin de résistance appelé « Andreas-Hofer-Bund ». Le 26 mai 1942, à 22 ans, il épousa Hildegard Straub (1907-1998) et ils eurent un fils, Albert Mayr. Il allait à la messe tous les matins. Il aimait lire Thomas More qui préféra la décapitation, sous Henri VII, plutôt que de désobéir à sa conscience : « Porter témoignage est notre seule arme efficace », disait-il : il faut montrer à tous « que le seul qui ait le droit à une autorité complète, sans limite, et d’être notre « Chef », c’est le Christ ». En 1944, après l’entrée des forces armées allemandes et la création de la « Zone d’opération des Préalpes », Mayr-Nusser, ainsi que beaucoup d’autres « Dableibers » – qui avaient choisi de rester -, fut incorporé de force dans l’armée allemande, comme ceux qui avaient opté pour l’Allemagne y avaient été auparavant également contraints. Il fut affecté à la Waffen-SS. Il écrivait à sa femme : « Prie pour moi afin qu’à l’heure de l’épreuve je puisse agir sans hésitation, selon ce que Dieu et ma conscience me dictent (…). Tu es une femme courageuse et les sacrifices personnels qui te seront peut-être demandés ne pourront pas te conduire à condamner ton mari parce qu’il a préféré perdre la vie plutôt que d’abandonner la voie du devoir ». Or, à Konitz (Chojnice, en Pologne), le 4 octobre 1944, il refusa de prêter le serment S.S. : c’était sa condamnation à mort. Il fut emprisonné puis déporté vers camp de concentration de Dachau, près de Munich. Il mourut d’épuisement et des suites des mauvais traitements, dans un wagon à bestiaux, dans les environs d’Erlangen, le 24 février 1945. Josef Mayr-Nusser repose à Lichtenstern am Ritten (Tyrol du Sud). C’est en 2005 que le diocèse de Bolzano-Bressanone a demandé sa béatification, avec pour postulateur de la cause Josef Innerhofer. En 2010 il a été nommé citoyen d’honneur par le conseil municipal de Bolzano en même temps que Franz Thaler, de son vivant. Des rues portent son nom dans différentes ville de la région et jusqu’en Autriche et en Allemagne: à Bolzano, Merano, Ritten, Truden, Innsbruck et Erlangen. Le Collège de Vandoies dans le Val Pusteria et la Fachakademie für Sozialpädagogik des Caritasverbandes d’Erlagen (archidiocèse de Bamberg) portent son nom.
  8. Le Serviteur de Dieu Albino Luciani Pape du 26 août au 28 septembre 1978 Fête le 28 septembre Forno di Canale (auj. Canale d’Agordo) 1912 – † Rome 28 septembre 1978 Cf. Jean-Paul Ier La congrégation pour les causes des saints a donné son feu vert pour la cause de béatification du pape Jean-Paul Ier (1912-1978). Le cardinal Albino Luciani, patriarche de Venise, a été élu pape le 26 août 1978 et il est décédé subitement d’un infarctus le 28 septembre suivant, après un pontificat de 33 jours marqué par son sourire et ses catéchèses, inaugurant un style nouveau mais pas si éloigné de celui de Jean XXIII. Il était âgé de 65 ans. Il était né dans les Dolomites, au nord est de la péninsule italienne, à Forno di Canale (aujourd’hui Canale d’Agordo), dans le foyer de Giovanni et Bortola Tancon. En danger de mort, l’enfant fut baptisé le jour même par sa nourrice. En 1923, il entre au séminaire à Feltre; Il est ordonné prêtre en 1935. Vicaire à Canale puis à Agordo, le P. Luciani est ensuite nommé vice-directeur du séminaire. En 1947, il achève sa thèse à l’université pontificale grégorienne de Rome sur « L’Origine de l’âme humaine selon Antonio Rosmini ». En 1954, il est nommé vicaire général, et en 1958, il est évêque de Vittorio Veneto: il est consacré par le pape Jean XXIII le 27 décembre. Dix ans plus tard, Paul VI le nomme patriarche de Venise. Trois ans plus tard, il est aussi vice-président de la conférence des évêques italiens (CEI) et Paul VI effectue une visite pastorale sur la lagune. Le 16 septembre 1972, Paul VI lui offre son étole. En 1973, le pape le crée cardinal. Cinq ans plus tard, il était élu évêque de Rome.
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