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Claude

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  1. Claude

    Fathi Baladi

    Le Serviteur de Dieu Fathi Baladi Jeune étudiant chrétien martyr au Liban Fête le 31 décembre Beyrouth, Liban, 22 septembre 1961 - 31 décembre 1980 Fathi Baladi est un jeune gréco-catholique libanais tué pendant la guerre du Liban, en voie d’être béatifié. Jean Paul II le portait dans son cœur. Un jeune si proche de notre temps. Fathi Baladi, qui est né à Beyrouth le 22 septembre 1961 dans une famille melkite, autrement dit des catholiques de rite byzantin et de langue arabe. Son enfance se déroule dans la paix et la foi parmi des proches très croyants. Il n’a que 13 ans quand débute la guerre civile au Liban en 1975. Abattu à bout portant Son école située dans Beyrouth-Est est bombardée, et il trouve refuge dans le Collège des Apôtres, dans une zone moins exposée. Il passe un an aux États-Unis, et à son retour en 1980, il s’inscrit à l’académie d’architecture de la plus grande école des beaux-arts de Beyrouth, l’ALBA. Le 30 décembre de la même année, il part visiter un camarade pour lui souhaiter les vœux du nouvel an et réviser ses cours. Il ne reviendra jamais. Arrivé à destination, il est abattu dans sa voiture de plusieurs balles tirées à bout portant. Ce n’était ni un milicien, ni un combattant. Juste un jeune étudiant chrétien. L’enquête policière ouverte à la suite de son assassinat n’a pas donné de suites. Il est enterré dans le caveau de la famille, au couvent grec-catholique du Saint-Sauveur, à côté de Beyrouth. Une âme simple et secrète Fathi Baladi tenait un journal spirituel où il notait ses pensées et ses prières, tandis que la guerre civile faisait rage au Liban. Il y révèle une âme simple et toute abandonnée dans les mains du Seigneur. Il considérait la vie sur terre comme un don donné par Dieu pour se mettre au service des autres. Sa sœur Gina confesse « qu’il était si discret que c’est après coup que nous nous sommes rendu compte de l’élévation de son âme ». Diverses manifestations extraordinaires vont rapidement entourer son tombeau, notamment des suintements et des parfums suaves. De nombreuses guérisons lui sont également attribuées. Ainsi le 3 janvier 1982, Joséphine Louis Merhi, une mère de famille, est guérie d’un ulcère duodénal par l’intercession de Fathi Baladi. Sa guérison a été totale et instantanée. La même année, Fadia Saadé, atteinte d’une sclérodermie, une maladie incurable dont elle souffrait depuis 13 ans, est guérie en visitant le caveau de Fathi Baladi. Elle est toujours en excellente santé. Depuis, la liste des bénéficiaires de son intercession s’allonge sans cesse… Ouverture du procès en béatification La cause de Fathi Baladi a été ouverte en novembre 1984. Jean-Paul II manifeste alors un vif intérêt pour la figure de jeune chrétien libanais cruellement assassiné. Il confie en privé au patriarche des melkites Maximos V Hakim que « Fathi Baladi est toujours dans mon esprit ». En juillet 1994, le synode de l’Église melkite décide de poursuivre la procédure. Enfin en novembre 2018, la Congrégation pour la cause des saints a approuvé le procès de béatification comme martyr de Fathi Baladi. Mgr Cyrille Bustros, archevêque melkite de Beyrouth, l’a solennellement annoncé aux fidèles. Le postulateur désigné est le père Boulos Azzi, de l’Ordre libanais maronite.
  2. Le Serviteur de Dieu Taïssir Tatios l’Égyptien Le petit chantre de Jésus Fête le 19 juin Le Caire, Égypte, 1943 - 19 juin 1956 Taïssir Assadourian est d'origine arménienne. Après leur mariage, ses parents ont émigré en Égypte et se sont installés au Caire. Atteint de myopathie dès l'âge de 8 ans, Taïssir - familièrement appelé Toussi - est une des figures les plus rayonnantes parmi les jeunes saints.
  3. Claude

    Darwin Ramos

    Le Serviteur de Dieu Darwin Ramos Fête le 23 septembre Pasay City, Philippines, 17 décembre 1994 - Quezon City, Philippines, 23 septembre 2012 Darwin Ramos, né le 17 décembre 1994 à Pasay City (Philippines) et mort à Quezon City (Philippines) le 23 septembre 2012 à l'âge de 17 ans, est Serviteur de Dieu. Cet enfant des rues de Manille, atteint d’une myopathie de Duchenne, a découvert la foi catholique à l'âge de 11 ans, est devenu un "maître de Joie" et sa réputation de sainteté ne cesse de croître depuis sa mort. L'ouverture d'une cause de béatification et canonisation a été demandée en 2018 par la Darwin Ramos Association à Mgr Honesto Ongtioco (en), évêque de Cubao aux Philippines (Église catholique). La cause a été ouverte officiellement le 28 août 2019 à la Cathédrale de l'Immaculée Conception de Cubao. Darwin Ramos pourrait devenir le premier saint non martyr des Philippines. Procès de béatification et canonisation Plusieurs témoignages écrits lancent d'abord la renommée de Darwin Ramos : en mars 2015, l'abbé Matthieu Dauchez, directeur de Tulay ng Kabataan Foundation, écrit un livre : Plus Fort que les Ténèbres ; en 2016, le Père Daniel-Ange de Maupeou d'Ableiges fait également référence au jeune Darwin dans Prophètes de la Beauté. Aux Philippines, le souvenir de la vie de Darwin Ramos reste présent dans l'esprit de beaucoup, notamment au sein de Tulay ng Kabataan Foundation. Des personnes continuent de se recueillir sur sa tombe à Pasay City. Face à cette réputation de sainteté toujours croissante, une association est créée (Darwin Ramos Association). Elle nomme le 14 mars 2018 le Père Thomas de Gabory, OP, comme postulateur (français). Mgr Honesto Ongtioco (en), évêque de Cubao (Philippines), confirme cette nomination par décret du 25 mai 2018. Le postulateur adresse officiellement la demande (Supplex Libellus) d'ouverture de la cause de béatification et canonisation de Darwin Ramos le 20 juin 2018. La lettre d'acceptance du Supplex Libellus est signée le 7 novembre 2018. Un vice-postulateur est alors nommé, le Père Robert T. Young, JCD (philippin et canoniste). La cause a été ouverte publiquement par Mgr Honesto Ongtioco (en) en la cathédrale de l'Immaculée Conception de Cubao le 28 août 2019. Un tribunal ecclésiastique a été nommé afin de procéder à l'audition des témoins. Avant cela, le Nihil obstat de la Congrégation pour les causes des saints à Rome avait été signé par le cardinal Angelo Becciu, préfet de cette Congrégation, le 29 mars 2019. D'autre part, une consultation du peuple des fidèles avait été organisée par la publication de l'édit (pendant deux mois). Il est encore prévu une consultation de l'ensemble des évêques des Philippines.
  4. Claude

    Carlo Acutis

    Carlo Acutis est né le 3 mai 1991 à Londres. Il est issu d'une famille italienne, originaire de la Lombardie. Ses parents sont alors en Angleterre pour des raisons professionnelles. En septembre 1991, la famille Acutis retourne en Italie et s'installe à Milan. Élevé dans une famille plutôt traditionnelle mais pas pratiquante, c'est très tôt que Carlo manifeste son goût pour la piété. Il aime prier dans les églises et lors des voyages familiaux, il insiste auprès de ses parents pour visiter les sanctuaires de la région. Il a une dévotion toute particulière pour l'eucharistie et pour la Vierge Marie, qu'il définira plus tard comme « l'unique femme de sa vie ». Il aime notamment l'histoire des apparitions de Lourdes et de Fátima. Carlo se passionne aussi pour la vie des saints, en particulier François d'Assise, Antoine de Padoue, Dominique Savio et les trois bergers de Fátima. Dès son plus jeune âge, il manifeste son désir de recevoir la communion. Pour ne pas céder à ce qu'ils croient être un caprice, ses parents consultent Mgr Pasquale Macchi, ancien secrétaire de Paul VI. Ayant constaté la maturité spirituelle du garçon, le prélat l'autorise à faire sa première communion à 7 ans. La cérémonie a lieu au monastère des ambrosiennes de Perego le 16 juin 1998. Dès lors, et jusqu'à sa mort, Carlo participe chaque jour à la messe. Il disait : « Si l'on s'approche tous les jours de l'eucharistie, on va tout droit au paradis. » Il récite aussi quotidiennement le rosaire et va se confesser une fois par semaine4. Il s'investit aussi dans le catéchisme qu'il fait aux enfants de sa paroisse. Carlo est un adolescent comme les autres, qui a beaucoup d'amis, aime le football, la musique et les animaux. Il était notamment très intéressé par le monde de l'informatique, et ses compétences dans ce domaine étonnaient les professionnels. Il faisait des montages de films, créait des sites internet (notamment pour sa paroisse et son lycée) et se mettait au service des enfants, des personnes âgées et des plus pauvres pour qui ce monde était moins accessible. L'œuvre la plus importante qu'il créa fut son exposition des miracles eucharistiques. Deux ans de recherche et de voyages, dans lesquels ses parents se sont aussi investis, pour exposer 136 miracles eucharistiques reconnus par l'Église, avec photographies et descriptions. Au départ simple site internet, son exposition a été matérialisée et présentée sur les 5 continents, dans près de 10 000 paroisses rien qu'aux États-Unis, et dans les sanctuaires les plus célèbres comme Lourdes, Fátima ou Guadalupe. Au niveau scolaire, Carlo fréquente l'école des Marcellines de Milan puis l'Institut Léon XIII, lycée tenu par les jésuites. Il est remarqué par ses professeurs pour ses bons résultats et apprécié par ses camarades pour sa bonne humeur, sa générosité et sa gentillesse envers tous6. Dans l'aumônerie du lycée, Carlo exerce une certaine influence par son exemple. Il leur transmettait notamment l'importance qu'avait pour lui l'eucharistie : « C'est l'autoroute qui mène au ciel ». Il occupe aussi son temps libre à visiter les personnes âgées et économise son argent pour le donner aux plus nécessiteux. Il disait souvent : « Le bonheur c'est d'avoir le regard tourné vers Dieu. La tristesse c'est d'avoir le regard tourné vers soi-même. » Début octobre 2006, ce qu'on croyait être une grosse grippe est en réalité une leucémie foudroyante, de type M37. Le diagnostic est violent, Carlo est condamné, bien qu'il ait été jusqu'à là un adolescent en bonne santé. Hospitalisé à la clinique San Gerardo de Monza, Carlo ne se plaint pas et répète souvent : « J'offre toutes les souffrances que je dois subir au Seigneur, pour le pape et pour l'Église, et aller directement au paradis. » Ses parents ne quittent pas la chambre, mais Carlo insiste pour qu'ils se reposent et étonne le personnel médical par son souci des autres et sa bonne humeur, alors qu'il est en phase terminale. Il meurt au petit matin du 12 octobre 2006, et est inhumé à Assise, la ville de saint François, comme il l'avait souhaité. Reconnaissance de sa vie exemplaire Le 13 mai 2013, la cause pour la béatification et la canonisation de Carlo Acutis est introduite par l'archidiocèse de Milan. Le 24 novembre 2016, l'enquête diocésaine est transmise à Rome afin d'y être étudiée par la Congrégation pour les causes des saints. Après le rapport positif des différentes commissions, le pape François procède, le 5 juillet 2018, à la reconnaissance des vertus héroïques de Carlo Acutis, lui décernant le titre de vénérable. Reconnaissance du corps Le 23 juin 2018 a lieu la reconnaissance canonique du corps de Carlo Acutis. Selon les propos de Nicola Gori, postulateur de la cause, le corps a été retrouvé intact (intatto). Le 6 avril 2019, la dépouille de Carlo Acutis a été transférée dans le Sanctuaire de la Spogliazione à Assise, au cours de cérémonies suivies par plusieurs milliers de personnes. Reconnaissance d'un miracle En juillet 2018, une enquête canonique débute sur le cas d'une guérison inexplicable attribuée à l'intercession de Carlo Acutis. Il s'agit du cas d'un enfant brésilien, atteint d'une déformation grave du pancréas. En 2010, après que ses proches aient prié Carlo, le pancréas revint de lui-même à la normale, sans intervention chirurgicale, qui aurait pu coûter la vie du jeune garçon. Les expertises médicales ne concluant à aucune explication scientifique, le dossier est présenté au Saint-Siège. Le 21 février 2020, le pape François reconnaît authentique le miracle attribué à Carlo, et signe le décret de sa béatification. « « Ce qui m'étonne, dit le pape François, c'est la sainteté ordinaire. » Celle d'un Carlo Acutis qu'il a érigé en modèle pour la jeunesse dans son exhortation apostolique Christus vivit. Oui, parfois il suffit de frapper à « la porte d'à côté » pour tomber sur un saint ! » — Marie de Chamvres, journaliste collaborant à Magnificat, n° 329, p. 15. Prévue initialement le 20 juin 2020, la messe de béatification de Carlo Acutis a été reporté à cause de la pandémie de Covid-19. Elle sera finalement célébrée le 10 octobre 2020 à Assise, par Mgr Giovanni Angelo Becciu.
  5. Le 5 juillet, le Vatican a reconnu l’héroïcité des vertus d’un passionné d’informatique, d’un séminariste et d’une jeune fille de l’Opus Dei. Il y a quelques jours, le pape François a reconnu l’héroïcité des vertus de Carlo Acutis, un jeune italien décédé le 12 octobre 2006 d’une leucémie alors qu’il n’avait que 15 ans. D’une grande piété, très attaché aux sacrements, ce jeune garçon n’en était pas moins un véritable « geek », considéré comme un petit génie de l’informatique. À l’âge de 11 ans, il décida de répertorier tous les miracles eucharistiques reconnus par l’Église pour créer une exposition interactive accessible à tous. Il put ainsi partager son amour de l’Eucharistie, lui qui ne se lassait jamais de communier et disait : « Plus nous communierons, plus nous deviendrons semblables à Jésus, et déjà, sur cette terre, nous aurons un avant-goût du paradis. » À la même occasion, deux autres jeunes gens ont également été proclamés vénérables. Pietro di Vitale, Italien lui aussi, est né en Sicile en 1916. Membre de l’Action catholique et du Tiers-Ordre franciscain, il entra au séminaire mais y mourut à l’âge de 24 ans avant d’avoir pu être ordonné prêtre. À sa mort, il déclara à sa mère qui était à son chevet : « Maman, vivent Jésus et Marie ! ». Enfin, le Pape a également déclaré vénérable la jeune Alexia Gonzalez-Barros, née en 1971 dans une famille espagnole engagée dans l’Opus Dei. Touchée très tôt par la maladie, elle put tout de même se rendre à Rome en 1979 pour sa première communion, où elle eut la chance de rencontrer le pape Jean Paul II. Paralysée par une tumeur au cerveau à l’âge de 13 ans, elle décéda quelques mois plus tard en faisant preuve d’un grand courage.
  6. Claude

    Carlo Acutis

    Vénérable Carlo Acutis « Le geek de Jésus » Fête le 12 octobre Londres, Angleterre, 3 mai 1991 - Monza, Italie, 12 octobre 2006 Reconnu Vénérable par le pape François le 5 juillet 2020. Béatifié le 10 octobre 2020 à Assise par le cardinal Giovanni Angelo Becciu Après un premier report en raison de la pandémie de Covid-19, la date de béatification du jeune Carlo Acutis a finalement été fixée au 10 octobre, a annoncé le diocèse d’Assise (Italie). L’annonce de la date de la béatification du jeune Carlo Acutis est « un rayon de soleil en cette période où notre pays fait face à une situation sanitaire, sociale et économique difficile », a annoncé Mgr Domenico Sorrentino, évêque du diocèse d’Assise – Nocera Umbra – Gualdo Tadino (Italie). Fixée au 10 octobre 2020 à 16h en la basilique Saint-François d’Assise, la célébration sera présidée par le cardinal Becciu, préfet de la Congrégation pour les causes des saints. « Le geek de Jésus » Surnommé « le geek de Jésus », Carlo Acutis est un adolescent italien de 15 ans décédé en 2006 des suites d’une leucémie foudroyante. Né en Angleterre en 1991, il a vécu radicalement son engagement chrétien dans le monde, malgré son jeune âge. Génie de l’informatique et passionné de nouvelles technologies, Carlo Acutis a mis ses dons au service de l’évangélisation en créant notamment un site Internet recensant tous les miracles eucharistiques. Nourri par l’adoration et l’eucharistie quotidienne, il a ainsi organisé une exposition numérique sur les miracles eucharistiques pour transmettre sa foi. Fin février, le pape François a autorisé la Congrégation pour la cause des saints à promulguer des décrets concernant la reconnaissance de plusieurs miracles, dont un qui lui est attribué. Le pape François, qui lui voue une affection toute particulière, le donne régulièrement en modèle pour les jeunes d’aujourd’hui : « Il a été capable d’utiliser les nouvelles techniques de communication pour transmettre l’Évangile, pour communiquer valeurs et beauté », a-t-il expliqué dans sa lettre apostolique destiné aux jeunes, Christus Vivit.
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  9. Claude

    Paul VI

    Le pape François a indiqué saint Paul VI comme exemple de sainteté, lors de l’audience de ce mercredi 27 mai 2020, depuis la bibliothèque privée du palais apostolique du Vatican. En italien, le pape a rappelé qu’après demain, vendredi 29 mai, date anniversaire de son ordination sacerdotale (en 1920), c’est la fête liturgique de saint Paul VI: « Que l’exemple de cet évêque de Rome qui a atteint les sommets de la sainteté encourage chacun à embrasser généreusement les idéaux évangéliques. » Le pape Paul VI a été béatifié le 19 octobre 2014 par le pape François, après la reconnaissance d’un premier miracle dû à son intercession. Une seconde guérison miraculeuse lui a été attribuée le 6 février 2018. Le pape François l’a canonisé le 14 octobre 2018 sur Place Saint-Pierre, durant le synode des évêques pour les jeunes.
  10. Claude

    Cosma Spessotto Zamuner

    Vénérable Cosma Spessotto Zamuner Missionnaire franciscain italien martyr au Salvador O.F.M. Fête le 14 juin Sante Spessotto, près de Trévise (Vénétie) 28 janvier 1923 - San Juan Nonualco, La Paz, El Salvador, 14 juin 1980 Le 27 mai 2020, la Congrégation pour la cause des saints a reconnu le martyre du père Cosma Spessotto, un franciscain italien mort en haine de la foi au Salvador. Cherchant à convertir les guérilleros et dénonçant les injustices sociales du pouvoir en place, cet Italien a versé son sang pour le Christ et les pauvres. « Tuez-moi, mais ne profanez pas la maison de Dieu. Si vous voulez entrer dans l’église, vous devrez passer sur mon cadavre ». C’est en ces mots le prédestinant au martyre que le père Spessotto interpelle à plusieurs reprises les chefs des différentes factions qui s’affrontent lors de lors de la guerre civile qui fait rage au Salvador dès 1979. En ces temps troublés, les églises du pays apparaissent en effet comme des lieux sécurisés et semblent parfaites aux yeux des guérilleros pour accueillir des réunions politiques. Envoyé comme missionnaire dans ce pays pauvre d’Amérique centrale dès 1950, le père Spessotto, un Italien originaire d’un petit village près de Trévise (Vénétie), voit son pays d’adoption se déchirer sous ses yeux. Lorsque la guerre éclate, il se bat pour que sa paroisse de San Juan Nonualco, qu’il a reconstruite, ne devienne pas un lieu de violence mais reste la demeure du Christ. Des prises de position dangereuses Malgré la haine que répandent les chefs de guérillas, ce franciscain pétri de douceur ne fera jamais de distinction entre les hommes, les percevant tous comme des âmes à convertir. Il reçoit tout le monde avec bonté, y compris les chefs de différents mouvements marxistes. Lorsque que la violence des combats entraîne la mort de bon nombre de ses paroissiens, il prend soin d’offrir à ceux qui le peuvent les derniers sacrements et les enterre avec dignité. « Je les ai tous baptisés, ils sont tous enfants de Dieu », explique-t-il à ceux qui ne comprennent pas ces gestes plein d’amour. Les haines de ce monde ne semblent pas atteindre son âme consacrée à Dieu depuis l’âge précoce de 12 ans. Fervent priant, l’Italien n’en oublie pas de combattre les injustices sociales et n’hésite pas à s’opposer au gouvernement révolutionnaire qui dirige alors le pays. Ces prises de position lui vaudront de nombreuses menaces de mort. Son refus de laisser son église aux mains des communistes et ses dénonciations lui coûtent la vie, bien que les circonstances de sa mort demeurent encore aujourd’hui opaques. Le 14 juin 1980, à 19 heures, le jour de la fête du Cœur Immaculé de Marie, un flot de tirs de mitraillettes met fin à son existence lumineuse. À genoux sur un banc de son église, l’Italien était alors en train de prier la sainte Vierge et s’apprêtait à célébrer la messe. Un martyre préparé Mais ce martyre tragique semble avoir été préparé par le franciscain au plus profond de son âme : quelques jours plus tôt, il écrivait que mourir en martyr serait pour lui un « don de Dieu » qu’il ne méritait pas. Au Seigneur, il avait déjà confié la conversion de ses bourreaux. Selon le père Filiberto del Bosco, prêtre qui lui a administré ses derniers sacrements, il suppliait encore le Seigneur de pardonner ceux qui avaient souhaité sa mort au moment de rendre l’âme. Du père Cosma, on retiendra encore un amour des plus pauvres et des malades qu’il assistait matériellement comme spirituellement. Rayonnant autour de sa paroisse dans les coins les plus miséreux, il était aussi reconnu pour sa fine connaissance de la doctrine de l’Église qu’il savait enseigner avec pédagogie. Arrivé après un long voyage de 27 jours sans parler un mot d’espagnol, le père Cosma avait fini par gagner le cœur des Salvatoriens, versant son sang sur cette terre que lui avait confiée son Seigneur. Il est désormais vénérable.
  11. Claude

    Michael Joseph McGivney

    Les Chevaliers de Colomb se réjouissent de la prochaine béatification de leur fondateur L’organisation catholique américaine rappelle que le père Michael McGivney, qui sera prochainement béatifié, fut un pionnier pour la prise de responsabilité des laïcs dans l’Église. Les Chevaliers de Colomb manifestent leur grande joie pour la future béatification de leur fondateur, le père Michael McGivney. Ce mercredi 27 mai 2020 en effet, le Pape François a approuvé la promulgation du décret reconnaissant un attribut miraculeux à l'intercession du prêtre, qui est probablement mort de la tuberculose à New Haven dans le Connecticut en 1890, lors de l'épidémie de grippe qui avait frappé la ville. Le miracle, rapporte un communiqué des Chevaliers de Colomb, remonte à 2015 et concerne un enfant américain guéri dans le ventre de sa mère d'une condition qui mettait sa vie en danger après que la famille ait invoqué l’intercession du prêtre. Sa cause de béatification avait été initiée en 1997 dans l'archidiocèse de Hartford. Une organisation au service des plus pauvres Né en 1852 à Waterbury, dans le Connecticut, d'immigrants irlandais, premier né de 13 enfants, le père McGivney fut une figure marquante et prophétique de l'Église aux États-Unis au XIXe siècle. Ordonné prêtre en 1877, il a exercé son ministère au sein de la grande communauté irlando-américaine, d'abord comme vicaire de paroisse à New Heaven, puis comme curé à Thomaston, non loin de sa ville natale, ce qui lui a valu la réputation d'un homme de foi profonde et d'un «bon samaritain». En 1882, il a fondé les Chevaliers de Colomb avec un groupe de laïcs catholiques. Il s'agissait d'une association destinée à soutenir dans la foi et à aider les familles en difficulté financière en raison de la maladie ou du décès du chef de famille. Aujourd'hui, outre les États-Unis, l'organisation est présente dans plusieurs pays, comme la Pologne, le Canada ou encore la France avec plus de deux millions de membres, engagés dans l'évangélisation, la charité, la promotion de l'intégration raciale et la défense de la liberté religieuse. Parmi eux ses membres figurent de nombreux laïcs, mais aussi des prêtres et des évêques comme le cardinal Sean O'Malley, archevêque de Boston et président fondateur de la commission pontificale pour la Protection des Mineurs.
  12. Le pape François autorise le cardinal Giovanni Angelo Becciu, préfet de la Congrégation pour la cause des saints, à promulguer le 27 mai 2020 huit décrets de canonisation et béatification, a indiqué le Saint-Siège le même jour. Sont concernés quatre Français, dont Charles de Foucauld et César de Bus, qui devraient devenir saints, et Pauline Jaricot, qui devrait devenir bienheureuse. Un miracle a été attribué au bienheureux Charles de Foucauld (1858-1916), prêtre béatifié en 2005 par Benoît XVI. Ce Français, après avoir mené une carrière de militaire, marquée par une vie dissolue, a vécu ensuite une existence de foi et d’évangélisation par l’exemple au milieu des Touaregs dans le Sahara algérien au début du 20e siècle. Il est mort assassiné en 1916. Un miracle a été attribué à la vénérable servante de Dieu Pauline Jaricot, fondatrice des Œuvres pontificales missionnaires et du ‘Rosaire vivant’. Lyonnaise née en 1799 dans une famille de soyeux, cette jeune bourgeoise qui aime les mondanités est bouleversée à l’adolescence par un sermon sur la vanité. Elle décide alors de se consacrer à la Vierge, à Notre-Dame de Fourvière (Lyon) en 1816. À partir de cette conversion : sa vie change. Entre 1819 et 1820, avec quelques amies parmi les ouvrières ou des proches, réunis par une vie de prière et d’actions charitables, elle imagine une collecte faite pour recueillir des fonds pour des missions. Ce système s’étendra rapidement dans le monde et deviendra l’Association de la Propagation de la Foi, créée le 3 Mai 1822. Elle meurt d’une maladie en 1862 et est proclamée vénérable par le pape Jean XXIII le 25 février 1963. Dès 1922, Pie XI érige la Propagation de la foi en Œuvre Pontificale, et la direction est transférée à Rome. Pauline Jaricot devrait donc devenir bienheureuse. Par ailleurs, le bienheureux César de Bus (1544-1607), fondateur des Pères de la doctrine chrétienne, s’est vu attribuer un miracle. Il avait été béatifié en 1975 par le pape saint Paul VI. Le martyre du Français Siméon Cardon et de ses cinq compagnons, religieux de la Congrégation de Casamari, tués en haine de la foi par les soldats français entre les 13 et 16 mai 1799, a également été reconnu. Les vertus héroïques du Français Melchior Marie Joseph de Marion Brésillac (1813-1859), prêtre des Missions étrangères de Paris (MEP) ont également été reconnues.
  13. Claude

    Elias Hoyek

    Vénérable Elias Hoyek Patriarche d’Antioche des Maronites, Fondateur de la Congrégation des Sœurs maronites de la Sainte Famille Fête le 24 décembre Halta, Liban, 26 décembre 1843 - Bkerké, Liban, 24 décembre 1931 Déclaré Vénérable par le pape François le 5 juillet 2019 Il fut président de la délégation libanaise à la conférence de la paix à Versailles (1919), et milita pour l’indépendance de son pays. Il fut le 72e Patriarche d'Antioche de l'Église maronite de 1899 à 1931. Il est reconnu comme le père du Liban moderne et par certains comme le fondateur de l'État Libanais.
  14. Vénérable Étienne-Pierre Morlanne Laïc, médecin-obstétricien, Fondateur à Metz des sœurs de la charité maternelle Fête le 7 janvier Metz, Moselle, 22 mai 1772 - Metz, Grand Est, 7 janvier 1862 Déclaré Vénérable par le pape François le 5 juillet 2019 Le Français Étienne-Pierre Morlanne (1772-1862), laïc, médecin-obstétricien, fondateur à Metz des sœurs de la charité maternelle, est pour sa part déclaré vénérable. Il passa toute sa vie au service des jeunes mamans et de leurs enfants, en développant des structures d’accueil et de soin, relate le site de l’Eglise catholique en Moselle. Né le 22 mai 1772 d’une famille de grands chirurgiens, orphelin de père à l’âge de 15 ans, il envisage d’être prêtre et entre au séminaire Sainte-Anne le 11 novembre 1789. Mais, au printemps 1791, les événements révolutionnaires aboutissent à la fermeture du séminaire. Il entre alors comme élève-chirurgien à l’hôpital militaire de Metz, au Fort-Moselle, où le chirurgien-chef, Rémy Augustin Ibrelisle, le prend sous sa protection. Dès 1793, il accompagne son maître au « Dépôt de mendicité », structure d’accueil des plus démunis. C’est là qu’Etienne-Pierre Morlanne, particulièrement frappé par la situation difficile des filles mères et des femmes indigentes, trouve sa vocation. Nommé directeur du Dépôt de Mendicité en 1803, il fonde une Association de filles destinées aux accouchements des femmes indigentes : ces « infirmières des pauvres » devaient s’engager pour un temps minimal de trois ans et furent le noyau d’une future congrégation. Il obtient une Ordonnance de Louis XVIII confirmant l’association sous le titre d’Institution des sœurs de la Charité maternelle, congrégation religieuse de sages-femmes. Mais il fait preuve de mauvaise gestion de la maison de santé. Etienne-Pierre Morlanne meurt dans un grand dénuement le 7 janvier 1862, ayant donné jusqu’au bout des consultations gratuites, notamment pour les filles mères indigentes.
  15. Mgr Fulton Sheen bientôt béatifié 6 juillet 2019 Un miracle dû à l’intercession de Mgr Fulton Sheen – ouvrant la voie à sa béatification – et sept nouveaux « vénérables », dont un médecin Français, Etienne-Pierre Morlanne, et le patriarche libanais Elias Hoyek : ce sont les décrets de la Congrégation pour les causes des saints que le pape François a approuvés le 5 juillet 2019. Lors d’une audience avec le cardinal Angelo Becciu, préfet du dicastère, le pape a en effet autorisé à promulguer huit décrets, concernant un miracle et la reconnaissance des vertus héroïques de sept baptisés – un patriarche, deux évêques, deux prêtres, une religieuse et un laïc. Un miracle pour Fulton Sheen, bientôt béatifié L’Eglise reconnaît ainsi le miracle attribué à l’intercession du vénérable archevêque américain Fulton Sheen (1895-1979), évêque de Rochester. Orateur et prédicateur télévisé de renom, d’une famille irlandaise, il est ordonné prêtre à 24 ans après des études à Rome. Professeur de philosophie à l’Université catholique de Washington, il est invité en 1930 à animer une émission dominicale sur la radio Nbc, puis en 1950 à la télévision. Son langage limpide et compréhensible par tous lui attire plus de 30 millions de téléspectateurs par semaine. En 1950, il est aussi nommé directeur de la Société pour la propagation de la foi, au sein de laquelle il réalisa de nombreux voyages en Asie, en Afrique et en Océanie. Le 11 juin 1951 il est consacré évêque, puis nommé évêque de Rochester en 1966. Il meurt à a New York le 9 décembre 1979. Cette reconnaissance ouvre la voie à sa prochaine béatification. Un laïc français aux vertus héroïques Le Français Étienne-Pierre Morlanne (1772-1862), laïc, médecin-obstétricien, fondateur à Metz des sœurs de la charité maternelle, est pour sa part déclaré vénérable. Il passa toute sa vie au service des jeunes mamans et de leurs enfants, en développant des structures d’accueil et de soin, relate le site de l’Eglise catholique en Moselle. Né le 22 mai 1772 d’une famille de grands chirurgiens, orphelin de père à l’âge de 15 ans, il envisage d’être prêtre et entre au séminaire Sainte-Anne le 11 novembre 1789. Mais, au printemps 1791, les événements révolutionnaires aboutissent à la fermeture du séminaire. Il entre alors comme élève-chirurgien à l’hôpital militaire de Metz, au Fort-Moselle, où le chirurgien-chef, Rémy Augustin Ibrelisle, le prend sous sa protection. Dès 1793, il accompagne son maître au « Dépôt de mendicité », structure d’accueil des plus démunis. C’est là qu’Etienne-Pierre Morlanne, particulièrement frappé par la situation difficile des filles mères et des femmes indigentes, trouve sa vocation. Nommé directeur du Dépôt de Mendicité en 1803, il fonde une Association de filles destinées aux accouchements des femmes indigentes : ces « infirmières des pauvres » devaient s’engager pour un temps minimal de trois ans et furent le noyau d’une future congrégation. Il obtient une Ordonnance de Louis XVIII confirmant l’association sous le titre d’Institution des sœurs de la Charité maternelle, congrégation religieuse de sages-femmes. Mais il fait preuve de mauvaise gestion de la maison de santé. Etienne-Pierre Morlanne meurt dans un grand dénuement le 7 janvier 1862, ayant donné jusqu’au bout des consultations gratuites, notamment pour les filles mères indigentes. Six vénérables des XIXe et XXe siècles L’Eglise reconnaît aussi que six baptisés des XIXe et XXe siècles ont vécu les vertus humaines et chrétiennes de façon « héroïque », c’est-à-dire évangélique. – Le Libanais Elias Hoyek (1843-1931), patriarche d’Antioche des Maronites, fondateur de la Congrégation des Sœurs maronites de la Sante Famille. Il fut président de la délégation libanaise à la conférence de la paix à Versailles (1919), et milita pour l’indépendance de son pays. – Mgr Giovanni Vittorio Ferro (1901-1992), archevêque italien de Reggio Calabria-Bova, religieux de l’Ordre des Clercs réguliers de Somasque. – L’Espagnol Mgr Angelo Riesco Carbajo (1902-1972), évêque auxiliaire dell’Amministratore Apostolico di Tudela, fondateur de l’Institut des Missionnaires de la Charité. – Le prêtre diocésain polonais Ladislas Korniłowicz (1884-1946), théologien, fondateur de mouvements de jeunesse. – Le prêtre capucin italien Angelico Lipani – au siècle Vincenzo – (1842-1920), fondateur de la Congrégation des Sœurs franciscaines du Seigneur. – La religieuse philippine Francesca du Saint-Esprit (1647- 1711) – au siècle Francesca de Fuentes – fondatrice des religieuses dominicaines de Sainte Catherine de Sienne. Il s’agit de la première étape de leur procès en canonisation. Il faudra par la suite la reconnaissance d’un miracle dû à leur intercession, pour ouvrir la voie à leur béatification.
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