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Claude

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Everything posted by Claude

  1. Claude

    Michael Joseph McGivney

    Les Chevaliers de Colomb se réjouissent de la prochaine béatification de leur fondateur L’organisation catholique américaine rappelle que le père Michael McGivney, qui sera prochainement béatifié, fut un pionnier pour la prise de responsabilité des laïcs dans l’Église. Les Chevaliers de Colomb manifestent leur grande joie pour la future béatification de leur fondateur, le père Michael McGivney. Ce mercredi 27 mai 2020 en effet, le Pape François a approuvé la promulgation du décret reconnaissant un attribut miraculeux à l'intercession du prêtre, qui est probablement mort de la tuberculose à New Haven dans le Connecticut en 1890, lors de l'épidémie de grippe qui avait frappé la ville. Le miracle, rapporte un communiqué des Chevaliers de Colomb, remonte à 2015 et concerne un enfant américain guéri dans le ventre de sa mère d'une condition qui mettait sa vie en danger après que la famille ait invoqué l’intercession du prêtre. Sa cause de béatification avait été initiée en 1997 dans l'archidiocèse de Hartford. Une organisation au service des plus pauvres Né en 1852 à Waterbury, dans le Connecticut, d'immigrants irlandais, premier né de 13 enfants, le père McGivney fut une figure marquante et prophétique de l'Église aux États-Unis au XIXe siècle. Ordonné prêtre en 1877, il a exercé son ministère au sein de la grande communauté irlando-américaine, d'abord comme vicaire de paroisse à New Heaven, puis comme curé à Thomaston, non loin de sa ville natale, ce qui lui a valu la réputation d'un homme de foi profonde et d'un «bon samaritain». En 1882, il a fondé les Chevaliers de Colomb avec un groupe de laïcs catholiques. Il s'agissait d'une association destinée à soutenir dans la foi et à aider les familles en difficulté financière en raison de la maladie ou du décès du chef de famille. Aujourd'hui, outre les États-Unis, l'organisation est présente dans plusieurs pays, comme la Pologne, le Canada ou encore la France avec plus de deux millions de membres, engagés dans l'évangélisation, la charité, la promotion de l'intégration raciale et la défense de la liberté religieuse. Parmi eux ses membres figurent de nombreux laïcs, mais aussi des prêtres et des évêques comme le cardinal Sean O'Malley, archevêque de Boston et président fondateur de la commission pontificale pour la Protection des Mineurs.
  2. Le pape François autorise le cardinal Giovanni Angelo Becciu, préfet de la Congrégation pour la cause des saints, à promulguer le 27 mai 2020 huit décrets de canonisation et béatification, a indiqué le Saint-Siège le même jour. Sont concernés quatre Français, dont Charles de Foucauld et César de Bus, qui devraient devenir saints, et Pauline Jaricot, qui devrait devenir bienheureuse. Un miracle a été attribué au bienheureux Charles de Foucauld (1858-1916), prêtre béatifié en 2005 par Benoît XVI. Ce Français, après avoir mené une carrière de militaire, marquée par une vie dissolue, a vécu ensuite une existence de foi et d’évangélisation par l’exemple au milieu des Touaregs dans le Sahara algérien au début du 20e siècle. Il est mort assassiné en 1916. Un miracle a été attribué à la vénérable servante de Dieu Pauline Jaricot, fondatrice des Œuvres pontificales missionnaires et du ‘Rosaire vivant’. Lyonnaise née en 1799 dans une famille de soyeux, cette jeune bourgeoise qui aime les mondanités est bouleversée à l’adolescence par un sermon sur la vanité. Elle décide alors de se consacrer à la Vierge, à Notre-Dame de Fourvière (Lyon) en 1816. À partir de cette conversion : sa vie change. Entre 1819 et 1820, avec quelques amies parmi les ouvrières ou des proches, réunis par une vie de prière et d’actions charitables, elle imagine une collecte faite pour recueillir des fonds pour des missions. Ce système s’étendra rapidement dans le monde et deviendra l’Association de la Propagation de la Foi, créée le 3 Mai 1822. Elle meurt d’une maladie en 1862 et est proclamée vénérable par le pape Jean XXIII le 25 février 1963. Dès 1922, Pie XI érige la Propagation de la foi en Œuvre Pontificale, et la direction est transférée à Rome. Pauline Jaricot devrait donc devenir bienheureuse. Par ailleurs, le bienheureux César de Bus (1544-1607), fondateur des Pères de la doctrine chrétienne, s’est vu attribuer un miracle. Il avait été béatifié en 1975 par le pape saint Paul VI. Le martyre du Français Siméon Cardon et de ses cinq compagnons, religieux de la Congrégation de Casamari, tués en haine de la foi par les soldats français entre les 13 et 16 mai 1799, a également été reconnu. Les vertus héroïques du Français Melchior Marie Joseph de Marion Brésillac (1813-1859), prêtre des Missions étrangères de Paris (MEP) ont également été reconnues.
  3. Claude

    Elias Hoyek

    Vénérable Elias Hoyek Patriarche d’Antioche des Maronites, Fondateur de la Congrégation des Sœurs maronites de la Sainte Famille Fête le 24 décembre Halta, Liban, 26 décembre 1843 - Bkerké, Liban, 24 décembre 1931 Déclaré Vénérable par le pape François le 5 juillet 2019 Il fut président de la délégation libanaise à la conférence de la paix à Versailles (1919), et milita pour l’indépendance de son pays. Il fut le 72e Patriarche d'Antioche de l'Église maronite de 1899 à 1931. Il est reconnu comme le père du Liban moderne et par certains comme le fondateur de l'État Libanais.
  4. Vénérable Étienne-Pierre Morlanne Laïc, médecin-obstétricien, Fondateur à Metz des sœurs de la charité maternelle Fête le 7 janvier Metz, Moselle, 22 mai 1772 - Metz, Grand Est, 7 janvier 1862 Déclaré Vénérable par le pape François le 5 juillet 2019 Le Français Étienne-Pierre Morlanne (1772-1862), laïc, médecin-obstétricien, fondateur à Metz des sœurs de la charité maternelle, est pour sa part déclaré vénérable. Il passa toute sa vie au service des jeunes mamans et de leurs enfants, en développant des structures d’accueil et de soin, relate le site de l’Eglise catholique en Moselle. Né le 22 mai 1772 d’une famille de grands chirurgiens, orphelin de père à l’âge de 15 ans, il envisage d’être prêtre et entre au séminaire Sainte-Anne le 11 novembre 1789. Mais, au printemps 1791, les événements révolutionnaires aboutissent à la fermeture du séminaire. Il entre alors comme élève-chirurgien à l’hôpital militaire de Metz, au Fort-Moselle, où le chirurgien-chef, Rémy Augustin Ibrelisle, le prend sous sa protection. Dès 1793, il accompagne son maître au « Dépôt de mendicité », structure d’accueil des plus démunis. C’est là qu’Etienne-Pierre Morlanne, particulièrement frappé par la situation difficile des filles mères et des femmes indigentes, trouve sa vocation. Nommé directeur du Dépôt de Mendicité en 1803, il fonde une Association de filles destinées aux accouchements des femmes indigentes : ces « infirmières des pauvres » devaient s’engager pour un temps minimal de trois ans et furent le noyau d’une future congrégation. Il obtient une Ordonnance de Louis XVIII confirmant l’association sous le titre d’Institution des sœurs de la Charité maternelle, congrégation religieuse de sages-femmes. Mais il fait preuve de mauvaise gestion de la maison de santé. Etienne-Pierre Morlanne meurt dans un grand dénuement le 7 janvier 1862, ayant donné jusqu’au bout des consultations gratuites, notamment pour les filles mères indigentes.
  5. Mgr Fulton Sheen bientôt béatifié 6 juillet 2019 Un miracle dû à l’intercession de Mgr Fulton Sheen – ouvrant la voie à sa béatification – et sept nouveaux « vénérables », dont un médecin Français, Etienne-Pierre Morlanne, et le patriarche libanais Elias Hoyek : ce sont les décrets de la Congrégation pour les causes des saints que le pape François a approuvés le 5 juillet 2019. Lors d’une audience avec le cardinal Angelo Becciu, préfet du dicastère, le pape a en effet autorisé à promulguer huit décrets, concernant un miracle et la reconnaissance des vertus héroïques de sept baptisés – un patriarche, deux évêques, deux prêtres, une religieuse et un laïc. Un miracle pour Fulton Sheen, bientôt béatifié L’Eglise reconnaît ainsi le miracle attribué à l’intercession du vénérable archevêque américain Fulton Sheen (1895-1979), évêque de Rochester. Orateur et prédicateur télévisé de renom, d’une famille irlandaise, il est ordonné prêtre à 24 ans après des études à Rome. Professeur de philosophie à l’Université catholique de Washington, il est invité en 1930 à animer une émission dominicale sur la radio Nbc, puis en 1950 à la télévision. Son langage limpide et compréhensible par tous lui attire plus de 30 millions de téléspectateurs par semaine. En 1950, il est aussi nommé directeur de la Société pour la propagation de la foi, au sein de laquelle il réalisa de nombreux voyages en Asie, en Afrique et en Océanie. Le 11 juin 1951 il est consacré évêque, puis nommé évêque de Rochester en 1966. Il meurt à a New York le 9 décembre 1979. Cette reconnaissance ouvre la voie à sa prochaine béatification. Un laïc français aux vertus héroïques Le Français Étienne-Pierre Morlanne (1772-1862), laïc, médecin-obstétricien, fondateur à Metz des sœurs de la charité maternelle, est pour sa part déclaré vénérable. Il passa toute sa vie au service des jeunes mamans et de leurs enfants, en développant des structures d’accueil et de soin, relate le site de l’Eglise catholique en Moselle. Né le 22 mai 1772 d’une famille de grands chirurgiens, orphelin de père à l’âge de 15 ans, il envisage d’être prêtre et entre au séminaire Sainte-Anne le 11 novembre 1789. Mais, au printemps 1791, les événements révolutionnaires aboutissent à la fermeture du séminaire. Il entre alors comme élève-chirurgien à l’hôpital militaire de Metz, au Fort-Moselle, où le chirurgien-chef, Rémy Augustin Ibrelisle, le prend sous sa protection. Dès 1793, il accompagne son maître au « Dépôt de mendicité », structure d’accueil des plus démunis. C’est là qu’Etienne-Pierre Morlanne, particulièrement frappé par la situation difficile des filles mères et des femmes indigentes, trouve sa vocation. Nommé directeur du Dépôt de Mendicité en 1803, il fonde une Association de filles destinées aux accouchements des femmes indigentes : ces « infirmières des pauvres » devaient s’engager pour un temps minimal de trois ans et furent le noyau d’une future congrégation. Il obtient une Ordonnance de Louis XVIII confirmant l’association sous le titre d’Institution des sœurs de la Charité maternelle, congrégation religieuse de sages-femmes. Mais il fait preuve de mauvaise gestion de la maison de santé. Etienne-Pierre Morlanne meurt dans un grand dénuement le 7 janvier 1862, ayant donné jusqu’au bout des consultations gratuites, notamment pour les filles mères indigentes. Six vénérables des XIXe et XXe siècles L’Eglise reconnaît aussi que six baptisés des XIXe et XXe siècles ont vécu les vertus humaines et chrétiennes de façon « héroïque », c’est-à-dire évangélique. – Le Libanais Elias Hoyek (1843-1931), patriarche d’Antioche des Maronites, fondateur de la Congrégation des Sœurs maronites de la Sante Famille. Il fut président de la délégation libanaise à la conférence de la paix à Versailles (1919), et milita pour l’indépendance de son pays. – Mgr Giovanni Vittorio Ferro (1901-1992), archevêque italien de Reggio Calabria-Bova, religieux de l’Ordre des Clercs réguliers de Somasque. – L’Espagnol Mgr Angelo Riesco Carbajo (1902-1972), évêque auxiliaire dell’Amministratore Apostolico di Tudela, fondateur de l’Institut des Missionnaires de la Charité. – Le prêtre diocésain polonais Ladislas Korniłowicz (1884-1946), théologien, fondateur de mouvements de jeunesse. – Le prêtre capucin italien Angelico Lipani – au siècle Vincenzo – (1842-1920), fondateur de la Congrégation des Sœurs franciscaines du Seigneur. – La religieuse philippine Francesca du Saint-Esprit (1647- 1711) – au siècle Francesca de Fuentes – fondatrice des religieuses dominicaines de Sainte Catherine de Sienne. Il s’agit de la première étape de leur procès en canonisation. Il faudra par la suite la reconnaissance d’un miracle dû à leur intercession, pour ouvrir la voie à leur béatification.
  6. Vénérable Francisca del Espíritu Santo de Fuentes Religieuse philippine, Fondatrice des dominicaines de Sainte Catherine de Sienne Fête le 24 août Manille, Philippines, 1647 - id. 24 août 1711 Déclarée Vénérable le 5 juillet 2019 par le pape François Au siècle Francisca de Fuentes Les vertus héroïques de la religieuse philippine Francisca du Saint-Esprit (1647- 1711) – au siècle Francisca de Fuentes – fondatrice des religieuses dominicaines de sainte Catherine de Sienne, ont été reconnues par le pape François lors d’une audience accordée au cardinal Angelo Becciu, le 5 juillet 2019. La reconnaissance d’un miracle ouvrirait ensuite la porte à sa béatification. Le pape a approuvé la publication de huit décrets de la Congrégation pour les causes des saints pour un miracle et les vertus héroïques de sept baptisés – un patriarche, deux évêques, deux prêtres, une religieuse et un laïc. Francisca de Fuentes est née à Manille en 1647. Elle se marie et a un enfant, mais son mari est bientôt décédé. Francísca consacre ensuite son temps à la prière et au service social en aidant de nombreux pauvres et malades de la ville. En 1682, elle est admise dans le tiers-ordre dominicain et choisit le nom de « Francisca du Saint-Esprit ». En 1686, Francísca avec quelques autres femmes, demande la permission de vivre ensemble dans une vie de prière et dans la pratique des vertus tout en poursuivant leur apostolat social. Après une brève hésitation, le maître général de l’Ordre des prêcheurs, à Rome, approuve cette demande en janvier 1688. Cependant, le nouveau directeur du tiers-ordre à Manille est contre ce projet. Francisca et ses compagnes vivent plusieurs difficultés avant de s’installer de vivre en communauté. Finalement, les dominicains décident de la fondation de ce monastère féminin et il est inauguré, le 26 juillet 1696. À cette occasion joyeuse, Mère Francisca est nommée sa prieure à vie. La première communauté est composée de Mère Francisca, de Mère Maria et de Mère Rosa de Santa Maria. La communauté est placée sous le patronage de Sainte Catherine de Sienne et acceptée au Chapitre provincial de 1698. Mais la joie des sœurs ne durera pas très longtemps car, en 1703, l’archevêque de Manille, Mgr Diego Camacho, veut que le monastère soit placé sous sa juridiction. Le conflit prend de l’ampleur jusqu’à ce que Mgr Camacho excommunie Mère Francisca et mette sous « interdiction » les autres sœurs. Pour éviter les scandales, les sœurs enlèvent leurs habits monastiques et, avec l’aide du gouverneur général et des conseils des pères dominicains, s’exilent au collège Santa Potenciana, où elles passent plus de deux ans. Étant donné qu’une partie de l’opposition au monastère est liée aux finances, une aide très précieuse arrive de la part d’un tertiaire dominicain laïc, Juan de Escaño y Cordova, qui assure aux sœurs une subvention annuelle, à partir de 1704. Mère Francicsca et ses sœurs rentrent, en 1706, dans leur foyer d’origine, après avoir revêtu à nouveau leurs habits dominicains, pour y vivre selon les règles établies pour elles. Au moment de leur retour, la communauté de Mère Francisca compte quinze sœurs, dont une novice, ainsi que des sœurs laïques et une fillette qui ont finalement revêtu l’habit. C’est la même année que le monastère devient un monastère-collège qui accueille des jeunes-filles espagnoles, des «métis» et des indigènes et leur enseigne la religion, la lecture, l’écriture et l’arithmétique, la musique, la broderie, la création de fleurs. Les principales épreuves étant passées, Mère Francisca poursuit avec une ardeur encore plus grande sa recherche de la perfection spirituelle pour elle-même et pour ses filles spirituelles. Femme courageuse et forte, elle gouverne le monastère avec beaucoup de prudence et de fidélité à la Règle, en faisant de l’Eucharistie le centre de la vie spirituelle de la communauté. Francisca est décédée le 24 août 1711. Elle a laissé derrière elle le collège de Sainte Catherine qui existe toujours sous la responsabilité de la congrégation des Sœurs dominicaines de Sainte Catherine de Sienne.
  7. Claude

    Angelico Lipani

    Vénérable Angelico Lipani Capucin, Fondateur de la Congrégation des Sœurs franciscaines du Seigneur Fête le 9 juillet Caltanissetta, Italie, 28 décembre 1842 - id. 9 juillet 1920 Au siècle Vincenzo Lipani Déclaré Vénérable par le pape François le 5 juillet 2019. Le prêtre capucin italien Angelico Lipani – au siècle Vincenzo – (1842-1920), fondateur de la Congrégation des Sœurs franciscaines du Seigneur, a vécu les vertus humaines et chrétiennes de façon « héroïque », c’est-à-dire évangélique. Un décret reconnaissant « les vertus héroïques » du père Angelico a été promulgué par la Congrégation pour les Causes de saints, avec l’approbation du pape François, vendredi 5 juillet 2019. La reconnaissance d’un miracle ouvrirait ensuite la porte à sa béatification. Le pape François a approuvé, lors d’une audience accordée au cardinal Angelo Becciu, la publication de huit décrets, concernant un miracle et la reconnaissance des vertus héroïques de sept baptisés – un patriarche, deux évêques, deux prêtres, une religieuse et un laïc. Père Angelico est né à Caltanissetta le 28 décembre 1842, dans une famille très religieuse (son frère aîné Pietro est décédé jeune prêtre) et a été baptisé le même jour avec le nom de Vincenzo. Après avoir étudié chez les jésuites à Caltanissetta, il prend en 1861 l’habit franciscain et le nom de Fra ‘Angelico au couvent de Caccamo et est envoyé à Palerme pour y terminer ses études. Ici en 1866, il est ordonné prêtre, mais la même année, à cause des lois révolutionnaires, il est obligé de quitter le couvent et de retourner dans sa famille à Caltanissetta. Ici l’évêque lui donne l’église du Seigneur de la ville et l’enseignement du latin au séminaire épiscopal. Le père Angelico est connu pour son travail charitable dans une fondation de l’Institut du Seigneur de la Ville, fortement souhaité et défendu au fil des ans. Afin d’aider les filles et les jeunes femmes et leur assurer une vie digne et juste, père Angelico fonde, le 15 octobre 1885, la congrégation des Sœurs franciscaines du Seigneur de la Ville. Au fil des ans, la congrégation a grandi et a donné asile à beaucoup de filles. Pendant 25 ans, père Angelico instruit la jeune génération de prêtres au séminaire de la ville, jusqu’à ce que l’évêque, Mgr Guttadauro, en remerciement de son travail, lui confie la restauration du couvent de San Michele alle Calcare, répondant ainsi au désir du père Angelico de reconstituer la communauté capucine, dissoute après 1866. Après plusieurs années de travail, en 1904, les capucins peuvent enfin rentrer vivre au couvent de San Michele et père Angelico revient avec eux. En 1914, en raison d’une maladie, il est obligé de quitter sa communauté et d’aller avec ses sœurs dans la maison où il était né. Ici, il vit les dernières années de sa vie dans l’obéissance, malgré la douleur de ne pas pouvoir vivre pleinement sa vocation franciscaine. Il laisse son testament spirituel aux sœurs : « Soyez saintes, je vous veux toutes saintes, comme je veux être saint. » Il est décédé le 9 juillet 1920. À l’annonce de sa mort, toutes les cloches de la ville sonnent et d’une maison à l’autre on commence à faire passer le message : père Angelico est mort, le saint. Le procès de béatification est ouvert en 1997.
  8. Vénérable Władysław Emil Korniłowicz Théologien polonais, fondateur de mouvements de jeunesse Fête le 26 septembre Varsovie, Pologne, 5 août 1884 - Laski, Voïvodie de Grande-PolognePologne, 26 septembre 1946 Déclaré Vénérable le 5 juillet 2019 par le pape François Les vertus héroïques du prêtre diocésain polonais Wladyslaw Kornilowicz (1884-1946), théologien, fondateur de mouvements de jeunesse, ont été reconnues par le pape François lors d’une audience accordée au cardinal Angelo Becciu, le 5 juillet 2019. La reconnaissance d’un miracle ouvrirait ensuite la porte à sa béatification. Le pape a approuvé la publication de huit décrets de la Congrégation pour les causes des saints pour un miracle et des vertus héroïques de sept baptisés – un patriarche, deux évêques, deux prêtres, une religieuse et un laïc. Fondateur de mouvements de jeunesse, artisan du renouveau catholique dans la Pologne indépendante, père Wladyslaw Kornilowicz a aussi été un apôtre d’une liturgie mieux adaptée aux besoins des fidèles, le co-fondateur d’un centre d’édition et de la revue Verbum (1934-1939) et d’une bibliothèque des sciences religieuses. Il a été le directeur spirituel de la Congrégation des Sœurs franciscaines servantes de la Croix, dont le but apostolique est l’éducation des jeunes aveugles et le service du monde des incroyants. Le père Wladyslaw Kornilowicz est né le 5 août 1884 à Varsovie. Dans cette même ville, il fait ses études au lycée. Plus tard, il entreprend – à la demande de son père, psychiatre réputé – des études de sciences naturelles à Zurich (Suisse), mais il les abandonne et il rejoint, en 1905, le Séminaire de Varsovie. Dans les années 1906-1914, il étudie la philosophie et la théologie à Fribourg (Suisse). De retour en Pologne, il est ordonné prêtre le 6 avril 1912 à Cracovie. Pendant la Première Guerre mondiale, il est l’aumônier à Zakopane, où il travaille particulièrement parmi les jeunes. Dans les années 1916-1918, il est vicaire et préfet des écoles de Varsovie, archiviste et notaire à la curie métropolitaine. Dans les années 1918-1920, il est aumônier militaire et il célèbre la messe dans les tranchées de la guerre polono-bolchevique, il confesse des soldats. Au tournant des années 1920-1921, en tant que secrétaire de l’archevêque Sapieha, il effectue un voyage de deux mois en Autriche, en Italie, en France et en Belgique où il rencontre personnellement d’éminents représentants du thomisme : le cardinal Désir Mercier et le célèbre philosophe français Jacques Maritain. Après son retour à Varsovie, p. Kornilowicz commence un travail apostolique plus large auprès de la jeune intelligentsia, en créant le groupe appelé « Kólko ». Au centre des intérêts des membres de groupe, outre l’approfondissement de la formation intellectuelle, il y a des problèmes sociaux, philosophiques et professionnels. En 1918, P. Wladyslaw rencontre Mère Elzbieta Czacka, fondatrice de la congrégation des Sœurs franciscaines servantes de la Croix, pour le service des aveugles. Il devient directeur spirituel de la communauté en s’impliquant de plus en plus dans l’œuvre de Mère Czacka et en devenant membre du conseil d’administration de la Société au service des aveugles. Dans les années 1922-1930, il dirige le Collège des prêtres de l’Université catholique de Lublin et il travaille à la formation de prêtres. Il enseigne également l’éthique et la liturgie dans cette même université et s’occupe d’écoliers, d’étudiants et d’organisations d’intelligentsia catholique. À partir de cette période, il se lie de l’amitié profonde avec le p. Stefan Wyszynski, plus tard cardinal et primat de Pologne. En 1930, il s’installe définitivement à Lasek où, en étroite collaboration avec Mère Czacka, il façonne la spiritualité de la Congrégation des Sœurs franciscaines servantes de la Croix. En même temps, il exerce un ministère intensif du confesseur et de directeur de retraites spirituelles, embrassant le vaste cercle de la jeune intelligentsia catholique ainsi que des prêtres et des religieuses. Il est particulièrement zélé envers les non-croyants ou les personnes indifférentes sur le plan religieux. Au travers de son ministère sacerdotal, toute une série de conversions de non-croyants a lieu. À son initiative, une maison de retraites est créée à Laski. Des retraites individuelles ou en groupe ont lieu tout au long de l’année pour les personnes qui souhaitent se réconcilier avec Dieu ou approfondir leur vie intérieure. « Le père » – comme on l’appelle couramment à Laski – suscite un vif intérêt pour la pensée thomiste, accordant une grande importance au fondement de la foi doctrinale. En 1931, il crée une librairie, le centre d’édition et la revue Verbum qui – dans les années 1934-1939 – occupe une position de leader parmi les magazines catholiques du pays. L’occupation nazie n’interrompt pas la fervente activité pastorale du père Kornilowicz. Forcé de se cacher des Allemands et d’aller à Zulow, il se rend dans de nombreuses demeures amicales, devenues un lieu de réunions, de conférences et de retraites. Il prépare à la prêtrise quelques jeunes hommes, dont trois, après avoir terminé le séminaire, sont ordonnés prêtres. En 1942, une tumeur cancéreuse est diagnostiquée chez p. Kornilowicz. Il subit deux opérations, mais il continue son travail pastoral. Jusqu’à la fin, à l’hôpital et à Laski, il accueille les gens et les écoute avec amour et encouragement, malgré la perte de la parole. Il décède à Laski le 26 septembre 1946. Le 27 septembre 1978, le cardinal primat de Pologne Wyszynski ouvre le procès d’information sur la vie et les vertus du père Kornilowicz. En juin 1995, le procès au niveau diocésain est achevé et les dossiers sont envoyés à Rome, à la Congrégation pour les causes des saints.
  9. Claude

    John Bradburne

    Le Serviteur de Dieu John Bradburne Missionnaire britannique du Tiers-Ordre franciscain, martyr au Zimbabwe Fête le 5 septembre Skirwith, Cumbria, Angleterre, 14 juin 1921 - près de Mutoko, Rhodésie du Sud , 5 septembre 1979 Grande-Bretagne : la cause de béatification de John Bradburne sera ouverte le 5 septembre 2019. La cause de béatification de John Bradburne, missionnaire britannique du Tiers-Ordre franciscain assassiné en 1979 au Zimbabwe par des combattants pro-Mugabe, sera officiellement ouverte au niveau diocésain, le 5 septembre prochain, à l’occasion du quarantième anniversaire de son assassinat, annonce le site catholique international en anglais The Tablet le 9 juillet 2019. Il y aura également une messe à la cathédrale de Westminster à Londres deux semaines plus tard, où son habit franciscain et d’autres reliques seront exposés. La John Bradburne Memorial Society a confirmé que la Congrégation pour la cause des saints avait publié un «nihil obstat» officiel le 1er juillet, permettant ainsi à la cause de commencer, lit-on sur le site. John Bradburne a été tué le 5 septembre 1979 pendant la guerre de libération de la Rhodésie après avoir refusé d’abandonner la communauté lépreuse où il travaillait depuis 1964, indique le site de Mutemwa, centre de lutte contre la lèpre. Accusé par des combattants de la guérilla fidèles à Mugabe d’être espion du régime blanc, Bradburne avait eu la possibilité de fuir le pays. Il a refusé, s’est agenouillé pour prier et a reçu une balle dans le dos. Depuis sa mort, des miracles ont été attribués à l’intercession de Bradburne, notamment une femme paralysée d’Afrique du Sud a retrouvé l’usage de ses jambes et un Écossais a été guéri d’une tumeur au cerveau après l’avoir prié. Mutemwa, le centre de lutte contre la lèpre situé à 150 km au nord-est de la capitale zimbabwéenne, Harare, où il était gardien, et où il avait construit une petite église, est devenu un lieu de pèlerinage. Né à Cumbria, au nord-ouest de l’Angleterre, en 1921, Bradburne était le fils d’un recteur anglican converti au catholicisme romain en 1947. Combattant lors de la Seconde Guerre mondiale, il est entré, en 1956, dans le Tiers-ordre franciscain en tant que laïc. Se faisant appeler «un étrange vagabond pour Dieu», il a parcouru le monde pendant 16 ans avant de s’installer dans la colonie de Mutemwa. « Les soins attentionnés qu’il a prodigués aux résidents l’ont finalement amené à entrer en conflit avec le comité de gestion, lit-on dans sa biographie. Il a refusé de mettre des étiquettes numérotées autour du cou des patients et de réduire leur régime déjà petit, alors il a été renvoyé. Il a ensuite vécu dans une hutte en tôle préfabriquée, dépourvue d’eau et d’assainissement, juste à l’extérieur du complexe de la lèpre. De là, il a continué d’aider les lépreux autant qu’il le pouvait. » En tant que membre laïc du Tiers-Ordre de Saint François, il obéissait « à sa règle en chantant l’office quotidien de Notre-Dame. Il a ainsi prié les Heures, se levant à l’aube pour les matines et terminant la journée avec vêpres et complies. Cette discipline fournissait le contexte à de nombreux poèmes écrits aux moments décisifs de la journée ». Peu de temps après son arrivée en Rhodésie, il aurait confié à un prêtre franciscain qu’il avait trois souhaits : servir les malades de la lèpre, mourir en martyr, et être enterré dans l’habit de saint François.
  10. Claude

    Louis Querbes

    Vénérable Louis Querbes Fondateur de la Congrégation des clercs de Saint-Viateur Fête le 1er septembre Lyon, Rhône, 21 août 1793 - Vourles 1er septembre 1859 Déclaré Vénérable le2 octobre 2019 par le pape François Les vertus héroïques du prêtre français Louis Querbes (1793-1859), fondateur de la Congrégation des clercs de Saint-Viateur, ont été reconnues par le pape François lors d’une audience accordée au cardinal Angelo Becciu, le 2 octobre 2019. La reconnaissance d’un miracle ouvrirait ensuite la porte à sa béatification. Le pape a approuvé en tout la publication de 8 décrets de la Congrégation pour les causes des saints pour trois miracles, deux martyres et les « vertus héroïques » de trois baptisés. Louis Querbes est né à Lyon le 21 août 1793. Il entre en 1805 à l’école paroissiale de Saint-Nizier, puis au séminaire Saint-Irénée en 1812. Il est ordonné prêtre pour le clergé séculier le 17 décembre 1816. Après un court vicariat dans sa paroisse natale à Saint-Nizier, le p. Querbes est nommé, le 25 octobre 1822, curé à Vourles, petit village de la banlieue de Lyon, où il restera jusqu’à sa mort. Au lendemain de la Révolution, le prêtre entreprend la difficile tâche de restaurer la vie chrétienne et ranimer la foi de ses fidèles. « Le Père Louis ne prêchait pas avec un intellectualisme distant, mais avec passion et une simplicité évangélique qui touchait le cœur des gens, lit-on dans une note biographique. Père, qui aimait chanter, mettre à jour le cantique, a commencé un groupe perpétuel du Rosaire, établi le Mois de Marie et donné de nombreuses retraites. » Ayant eu la chance de suivre de sérieuses études dans sa jeunesse, le père Querbes se désole de voir tant d’enfants pauvres laissés sans instruction. S’il parvient à ouvrir une école de filles, grâce à la congrégation des sœurs Saint-Charles, il échoue à obtenir une école pour garçons. Dès 1830, il fonde une association de personnes à la fois instituteurs, catéchistes et sacristains sous la protection de saint Viateur de Lyon (clerc lyonnais du IVe siècle), appelés Clercs de Saint-Viateur. Ces enseignants sont formés dans un séminaire sous la direction des curés de paroisses qui leur apportent une aide spirituelle et pédagogique. Après avoir été approuvée par ordonnance royale en 1830, et par l’évêque local l’année suivante, la Société charitable des écoles de Saint-Viateur reçoit l’approbation pontificale, le 21 septembre 1838. La congrégation religieuse est autorisée en 1851 à exercer en dehors de l’Académie de Lyon. L’institut s’étend depuis ses origines françaises vers les États-Unis et le Canada, et a aujourd’hui des provinces et des missions à travers le monde. Louis Querbes est décédé à Vourles le 1er septembre 1859, il y a 160 ans. Voici l’épitaphe sur sa pierre tombale au cimetière de Vourles : « Sous cette pierre repose, en attendant la bienheureuse résurrection, le corps de Jean Louis Joseph Marie Querbes prêtre d’un zèle, d’un désintéressement et d’une charité admirables, qui pendant 37 ans fut curé de la paroisse de Vourles et il y fonda l’Institut des Clercs de Saint-Viateur. Il mourut le 1er septembre 1859 à l’âge de 66 ans. »
  11. Claude

    Stefan Wyszynski

    Causes des saints : un miracle dû à l’intercession du cardinal polonais Stefan Wyszyński Il sera proclamé bienheureux 3 octobre 2019 Le Vatican a reconnu un miracle attribué à l’intercession du cardinal polonais Stefan Wyszyński (1901-1981), archevêque de Gniezno et Varsovie, ouvrant la voie à sa béatification. En recevant le préfet du dicastère le cardinal Angelo Becciu, le pape François a en effet autorisé la Congrégation pour les causes des saints à publier le décret de reconnaissance de ce miracle, le mercredi 2 octobre 2019. « Il a servi l’homme et la nation, a dit le pape Jean-Paul II sur le cardinal Wyszyński (homélie du 16 juin 1983, à Varsovie). Il a servi l’Église et le monde, servant le Christ par Marie. … Il était un serviteur puissant … il a fortifié l’Église et la nation au milieu d’épreuves et d’expériences historiques. » Le cardinal Wyszyński est né le 3 août 1901 à la frontière entre la Mazovie et la Podlachie, lit-on dans sa biographie en polonais publiée sur le site de l’archidiocèse de Gniezno. Au lycée, il s’installe à Włocławek où, après avoir passé ses examens finaux, il entre au séminaire. Après son ordination, le 3 août 1924, il étudie le droit canonique à l’Université catholique de Lublin. Il obtient son doctorat à 28 ans. Ses intérêts concernent principalement les questions d’enseignement social catholique, qu’il a l’occasion d’explorer lors de voyages en Italie, en France, en Belgique, aux Pays-Bas et en Allemagne. De retour en Pologne, il donne des conférences, publie, dirige l’Athénée sacerdotal et s’implique dans le syndicat catholique. Durant l’occupation allemande de la Pologne, il mène son ministère sacerdotal dans la clandestinité. Il célèbre la messe et distribue les sacrements en cachette. En 1944, durant l’insurrection de Varsovie, le cardinal Wyszyński sert comme aumônier militaire. En mars 1946, le pape Pie XII le nomme évêque de Lublin. Deux ans plus tard, il est transféré à l’archevêché de Gniezno et de Varsovie. Il se met à travailler avec beaucoup d’énergie. L’une des tâches les plus urgentes consistait à reconstruire les églises détruites de Varsovie. Au début des années 1950, les pressions sur l’Église catholique en Pologne se font plus importantes : les pratiques religieuses sont réprimées et les nominations de personnalités ecclésiastiques sont décidées par le régime communiste. En 1953, Stefan Wyszyński signe une lettre ouverte au gouvernement polonais, Non possumus, signée par l’ensemble de la Conférence épiscopale, refusant de collaborer avec le régime communiste. Le 25 septembre 1953, il est arrêté et mis en prison. En réaction à son emprisonnement, Stefan Wyszyński est créé cardinal par le pape Pie XII lors du consistoire du 12 janvier 1953 avec le titre de cardinal-prêtre de Sainte-Marie-de-Trastevere, alors qu’il est encore en prison. Il est libéré trois ans plus tard, en 1956. Dans les années 1957-1966, le cardinal dirige la Grande Neuvaine, qui doit préparer la nation à la célébration du millénaire du baptême de la Pologne. La neuvaine se termine le 3 mai 1966 par l’acte de consécration de la nation à la Mère de Dieu pour la liberté de l’Église en Pologne et dans le monde. Le cardinal participe activement aux travaux du concile Vatican II, au cours desquels il présente au pape Paul VI le mémorial de l’épiscopat polonais concernant la proclamation de Marie Mère de l’Église. Compte tenu de la situation politique et sociale en Pologne, le cardinal Wyszyński déploie des efforts pour résoudre les conflits entre le gouvernement et l’opposition. Dans les années 1980-1981, il sert d’intermédiaire dans les négociations entre les autorités et la fédération des syndicats polonais Solidarnosc (Solidarité). Le cardinal Wyszyński est décédé à Varsovie le 28 mai 1981. Ses funérailles ont été une grande manifestation nationale. En reconnaissance de ses mérites, le Parlement de la République de Pologne a proclamé 2001 Année du cardinal Stefan Wyszyński. Le 6 février 2001, le processus de béatification était terminé.
  12. La Servante de Dieu Alessandra Sabattini Jeune laïque italienne Fête le 2 mai Riccione, Italie, 19 août 1961 - Bellaria, Bologne, 2 mai 1984 Prévue initialement le 14 juin 2020 à Rimini, sa béatification a été reportée à cause de l'épidémie de coronavirus. Le Vatican a reconnu un miracle attribué à l’intercession d’une jeune laïque italienne Alessandra (Sandra) Sabattini (1961-1984), ouvrant la voie à sa béatification. En recevant le préfet du dicastère le cardinal Angelo Becciu, le pape François a en effet autorisé la Congrégation pour les causes des saints à publier le décret de reconnaissance de ce miracle, le mercredi 2 octobre 2019. Alessandra (Sandra) Sabattini est une fille spirituelle de don Oreste Benzi (1925-2007), serviteur de Dieu, fondateur de la « Communauté Pape Jean XXIII », association sociale qui aide les jeunes en difficultés. Une servante de Dieu de Rimini, elle est décédée prématurément à l’âge de 22 ans, frappée par une voiture. Ses réflexions, ses pensées découvertes seulement après sa mort, ont été publiées dans Le journal de Sandra (éditeur Sempre, 2018). Le miracle Le miracle attribué à son intercession a été raconté par Stefano Vitali, premier secrétaire de Don Oreste Benzi, au moment de la maladie, indique en italien Sempre, le magazine de la Communauté Pape Jean XXIII. Au printemps 2007, Stefano commence à perdre du poids de façon spectaculaire. Pendant un mois, il est soigné pour la maladie de Chron à base de cortisone, mais sans succès. Il continue de souffrir et un jour, Alberto Ravaioli, chef du service d’oncologie, comprend que le problème en est peut-être un autre et lui conseille de procéder à des examens approfondis. Au cours des examens, la masse tumorale dans l’intestin est découverte. Le 26 juillet 2007, Stefano est opéré de toute urgence : dans son corps, il y a 45 ganglions lymphatiques et les métastases partout. Don Oreste Benzi demande à prier Sandra pour le rétablissement de Stefano Vitali. Après la mi-août, Stefano reprend le travail de conseiller, même s’il ne se lève pas. À la mairie, il doit y aller en fauteuil roulant, accompagné de son père. Le premier cycle de chimiothérapie commence, mais rien à faire, c’est un cancer grave. Les médecins donnent à Stefano de six à douze mois à vivre. Don Benzi continue à prier pour la guérison et demande les autres membres de la communauté de prier Sandra. La femme de Stefano propose d’invoquer Alberto Marvelli, un jeune ingénieur de Rimini déjà béni, mais Don Benzi est catégorique : « Nous devons prier Sandra Sabattini. » En octobre, Stefan passe les examens nécessaires et reçoit un appel du chef du service d’oncologie : « Tous les tests sont négatifs. Ne me demande pas pourquoi, je ne sais pas », lui dit Alberto Ravaioli. La tumeur avait disparu. La vie de Sandra Né à Riccione, le 19 août 1961, d’une famille très catholique – son oncle Giuseppe est prêtre, Alessandra montre déjà à 12 ans une sensibilité marquée pour les moins fortunés. À cet âge, elle fait connaissance de don Benzi et commence à le suivre dans la réhabilitation des toxicomanes et dans le soin des autres personnes marginalisées. De son « argent de poche », donné par des parents, Alessandra ne laisse presque rien pour elle-même, mais donne aux œuvres communautaires. Pendant l’été, elle ne part pas en vacances, mais travaille avec les enfants des communautés thérapeutiques. Elle est également dédiée aux personnes handicapées. Dès l’âge de dix ans, elle écrit un journal spirituel qui révèle sa maturité intérieure et son obéissance à Dieu : « La vie sans Dieu est un passe-temps ennuyeux à jouer en attendant la mort », écrit-elle. En devenant adulte, Alessandra fréquente un jeune homme, s’inscrit en médecine et rêve d’effectuer des missions médicales en Afrique. « Aujourd’hui, dit-elle, il y a une inflation de bons chrétiens, alors que le monde a besoin de saints. » La vie d’Alessandra Sabattini se termine subitement à 22 ans le matin du 29 avril 1984 : en traversant la route pour aller à une réunion de la « Communauté Pape Jean XXIII » à Bellaria, elle est renversée par une voiture. Elle meurt trois jours plus tard, le 2 mai, à l’hôpital de Bellaria à Bologne.
  13. Vers l’ouverture du procès en béatification d’Emilia et Karol Wojtyla 10 octobre 2019 Le diocèse de Cracovie pourrait ouvrir le procès en béatification des parents de saint Jean-Paul II, Emilia, née Kaczorowska, institutrice, et Karol Wojtyla, sous-officier: les évêques polonais ont exprimé leur accord, annonce leur compte twitter (@EpiskopatNews, retwitté par le diocèse de Cracovie sur @ArchKrakowska) le 9 octobre 2019. Il reste au diocèse de Cracovie d’obtenir aussi l’accord de la Congrégation romaine pour les causes des saints. La mère de Jean-Paul II, Emilia Wojtyła, née Kaczorowska, avait fréquenté une école dirigée par des religieuses. Et elle avait épousé Karol Wojtyła père en 1906. Ils ont eu trois enfants : Edmund, Olga Maria, décédée avant la naissance de son petit frère, et Karol Józef, futur pape et saint Jean-Paul II. Or, lorsque Karol Józef Wojtyła fils naît, le 18 mai 1920, à Wadowice, cette petite ville de Pologne située à 50 km de Cracovie, qui aurait pensé qu’il deviendrait prêtre, évêque puis archevêque de Cracovie, cardinal, puis pape, le 16 octobre 1978, sous le nom de Jean-Paul II ? Son pontificat, qui a duré presque 27 ans a été le troisième pontificat le plus long de l’histoire de l’Eglise On imagine seulement le bonheur de ses parents qui avaient auparavant perdu leur petite Olga, et la joie de son grand frère, Edmund. Emilia est morte d’un problème cardiaque et d’insuffisance rénale, à l’âge de 45 ans, le 13 avril 1929, sereinement, entourée de ses proches, confiante en la Miséricorde Divine. Edmund, médecin, mourra, le 5 décembre 1932, après avoir contracté la scarlatine auprès d’une patiente, et Karol Wojtyla père, en pleine seconde guerre mondiale, le 18 février 1941. Il avait pris sa retraite en 1927 et avait consacré toute la fin de sa vie à l’éducation de son fils cadet. Et il avait connu l’aube des tragédies du XXe s., avec l’arrivée des troupes nazies, et l’Exode vers l’Est, avec Karol, et ensuite le reflux vers l’Ouest, sous la pression des troupes soviétiques Dans « Ma vocation, don et mystère » (Bayard, 1996), Jean-Paul II écrit combien il a été marqué par le fait que lorsqu’il se réveillait la nuit, il voyait son père à genoux, en prière. Il témoigne de la « prière constante » qui habitait son père: « Ma gratitude va surtout à mon père, resté prématurément veuf. Je n’avais pas encore fait ma première communion quand je perdis ma mère. J’avais à peine neuf ans. Je n’ai donc pas clairement conscience de la part, sûrement importante, qu’elle a eue dans mon éducation religieuse. Après sa mort, et par la suite, après la disparition de mon frère aîné, je restai seul avec mon père, homme profondément religieux. Je pouvais l’observer dans sa vie quotidienne, qui était austère. Il était militaire de profession et, lorsqu’il fut veuf, sa vie devint une vie de prière constante. Il m’arrivait de me réveiller la nuit et de trouver mon père à genoux, de même que je le voyais toujours à genoux dans l’église paroissiale. Entre nous, nous ne parlions pas de vocation au sacerdoce, mais son exemple fut pour moi, en quelque sorte, le premier séminaire, une sorte de séminaire domestique » (op. cit. p. 34).
  14. Bienheureux Joan Roig i Diggle Laïc, martyr en Espagne Fête le 12 septembre Béatification prévue le 7 novembre 2020 à Barcelone par le cardinal Angelo Becciu Barcelone, Catalogne, Espagne, 12 mai 1917 - Santa Coloma de Gramanet 12 septembre 1936 Le pape François a reconnu le martyre du serviteur de Dieu Joan Roig i Diggle (1917-1936), tué dans la nuit du 11 au 12 septembre 1936 à Gramanet, pendant la guerre civile espagnole, à l’âge de 19 ans. La reconnaissance de son martyre ouvre la voie à sa béatification sans qu’il y ait besoin d’un miracle ultérieur. En recevant le 2 octobre 2019 le préfet de la Congrégation pour les causes des saints le cardinal Angelo Becciu, le pape a en effet approuvé en tout la publication de 8 décrets de la Congrégation pour les causes des saints pour trois miracles, deux martyres et les « vertus héroïques » de trois baptisés. Joan Roig i Diggle est né à Barcelone, en Espagne, le 12 mai 1917. Ses deux parents étaient originaires de Barcelone, mais avec sa mère, issue d’une famille anglaise, il parlait anglais. Enfant, il étudie chez les Frères de La Salle. Ensuite, il poursuit ses études au lycée où il a comme professeurs les prêtres piaristes. Plus tard, sa famille s’installe à Masnou. Joan travaille comme employé de bureau dans un magasin de tissus puis dans une usine à Barcelone, bien qu’il étudie toujours. À son arrivée à Masnou, il rejoint la Fédération des Jeunes Chrétiens de Catalogne (FJCC), créée en 1932, qui compte 8 000 garçons avant la guerre. Joan se rend à la messe pratiquement tous les jours à 7 heures du matin à Masnou, puis il se rend en train à Barcelone pour ses études. Joan Meseguer, président en 1936 de la branche des enfants de la FJCC, écrit à propos de Joan Roig : «Quand il est arrivé à Masnou, personne ne le connaissait, mais très vite, sa piété et son ardent amour pour l’Eucharistie sont devenus évidents… Son exemple a converti plus que ses mots. Je voulais être missionnaire. Dans un cercle d’études, … il nous a dit que nous verrions la Catalogne rouge, mais pas seulement du communisme, mais du sang de ses martyrs, et que nous devions tous nous préparer, car si Dieu nous choisit parmi ceux-ci, nous devrions être disposés à recevoir le martyre avec grâce et courage, comme il convient à tout bon chrétien. » Le 20 juillet 1936, des miliciens rouges brûlent le siège de la Fédération. Une persécution commence. Maud, la mère de Joan, s’est rappelée ensuite de ce que son fils faisait ces jours-là : « Il soulageait les peines, encourageait les timides, rendait visite aux blessés, cherchait quotidiennement les morts dans les hôpitaux. Chaque nuit, au pied du lit, le crucifix serré dans ses mains, il implorait la clémence, le pardon, toute la miséricorde et la force. » Les églises de Barcelone sont fermées. Le père Llumá, qui est le directeur spirituel de Joan, donne au jeune homme une réserve eucharistique afin qu’il puisse se rendre chez des particuliers pour s’occuper des plus démunis. Joan dit à la famille Rosés qu’il visite le jour de sa mort, le 11 septembre 1936 : « Je ne crains rien, je prends le Maître avec moi. » Quelques heures plus tard, des miliciens anticléricaux frappent à la porte de sa maison. En partant, Joan dit à sa mère en anglais : « God is with me. » (Dieu est avec moi). La patrouille l’emmène à côté du nouveau cimetière de Santa Coloma de Gramanet. Les miliciens lui permettent de dire quelques derniers mots. « Que Dieu vous pardonne comme je vous pardonne », dit-il. Il est tué avec 5 coups de feu au cœur et un dans le cou. Après la guerre, ses restes sont retrouvés et reconnus par les 5 blessures à la poitrine. Jaume Marés, oncle de Joan Roig, en apprenant son arrestation, demande de l’aide à un ami de la police. Il lui révèle qu’un des bourreaux lui avait parlé du garçon : « Ah ! Ce garçon blond était un homme courageux, il est mort en prêchant. Il est mort en disant qu’il nous pardonnait et demandait à Dieu de nous pardonner. Cela nous a presque émus. » Les restes de Joan Roig i Diggle reposent dans une chapelle de la paroisse de San Pere de Masnou.
  15. Promulgation de huit nouveaux décrets 3 octobre 2019 Trois miracles, deux martyres et trois vénérables : ce sont les décrets promulgués par la Congrégation pour les causes des saints, le 2 octobre 2019. En recevant le préfet du dicastère le cardinal Angelo Becciu, le pape a en effet approuvé la reconnaissance de miracles attribués à l’intercession de trois vénérables, qui pourront donc être béatifiés. Il s’agit de trois baptisés du XXe siècle, un cardinal, un prêtre et une femme laïque : – le cardinal polonais Stefan Wyszyński (1901-1981), archevêque de Gniezno et Varsovie ; – le prêtre italien Francesco Mottola (1901-1969), fondateur de l’Institut séculier des Oblates du Sacré-Cœur ; – Alessandra Sabattini (1961-1984), jeune laïque italienne ; Le pape a également reconnu le martyre de deux laïcs – un Espagnol et une Brésilienne – du XXe siècle : – Giovanni Roig y Diggle (1917-1936) ; – Benigna Cardoso da Silva (1928-1941) ; La reconnaissance de leur martyre ouvre la porte à leur béatification. Il faudra ensuite un miracle attribué à leur intercession, pour leur canonisation. Enfin, le pape a approuvé trois décrets reconnaissant qu’un archevêque italien, un prêtre français et une religieuse espagnole, ont vécu les vertus chrétiennes et humaines de façon « héroïque ». Il s’agit de la première étape vers leur canonisation. – Mgr Augusto Cesare Bertazzoni, évêque de Potenza et Marsico (1876-1972) ; – Le prêtre français Louis Querbes (1793-1859), fondateur de la Congrégation des clercs paroissiaux ou catéchistes de Saint-Viateur ; – Sœur Maria Francesca de l’Enfant Jésus – au siècle Maria Natividad Sánchez Villoria – (1905-1991) religieuse espagnole de l’Ordre des clarisses.
  16. Vénérable Maria Natividad Sánchez Villoria Religieuse espagnole de l’Ordre des clarisses Fête le 28 février Fuenteguinaldo (Salamanque) le 25 décembre 1905 - 28 février 1991 Déclarée Vénérable le 2 octobre 2019 par le pape François La servante de Dieu Sœur Maria Francisca de l’Enfant Jésus – au siècle Maria Natividad Sánchez Villoria – (1905-1991), religieuse espagnole de l’Ordre des clarisses, a vécu les vertus humaines et chrétiennes de façon « héroïque », c’est-à-dire… évangélique. Un décret reconnaissant ses «vertus héroïques » a été promulgué par la Congrégation pour les Causes des saints, avec l’approbation du pape François, le 2 octobre 2019. La reconnaissance d’un miracle ouvrirait ensuite la porte à sa béatification. En recevant le préfet du Dicastère le cardinal Angelo Becciu, le pape a approuvé en tout la publication de 8 décrets de la Congrégation pour les causes des saints pour trois miracles, deux martyres et les « vertus héroïques » de trois baptisés. Sœur Maria Francisca de l’Enfant Jésus est née à Fuenteguinaldo (Salamanque) le 25 décembre 1905. Elle est entrée au monastère des Clarisses du «Corpus Christi» de Salamanque en 1923 et a exercé là-bas les fonctions de la sœur portière, de maîtresse des novices et ensuite d’abbesse. Son expérience de la contemplation a été soutenue par le don de prier pendant de longues heures de la nuit, en réservant très peu d’heures pour dormir, lit-on dans sa biographie publiée sur le site des franciscains espagnols. « Sa charité se manifestait par un service joyeux envers la communauté et par un fructueux ‘apostolat du salon’, par l’accueil de ceux qui cherchaient conseil et réconfort. » Au cours de ses 68 années de vie religieuse, elle a été toujours « fidèle à la pratique de l’humilité et de la pauvreté », restant « forte dans les maladies et les épreuves ». Les fidèles ont perçu en elle « une femme admirable, gentille et proche, vouée à réconforter tout le monde avec les dons de prophétie, de discernement, de piété, de guérison et d’amour », conclut son biographe. Elle est décédée le 28 février 1991. Sa cause de béatification a été ouverte en 2002.
  17. Vénérable Augusto Cesare Bertazzoni Archevêque, évêque de Potenza et Marsico Fête le 30 août Polesine di Pegognaga (Italie) 10 janvier 1876 - Potenza,. Basilicate , 30 août 1972 Déclaré Vénérable le 2 octobre 2019 par le pape François Les « vertus héroïques » de l’archevêque italien Augusto Cesare Bertazzoni, évêque de Potenza et Marsico (1876-1972), ont été reconnues par le pape François lors d’une audience accordée au cardinal Angelo Becciu, le 2 octobre 2019. La reconnaissance d’un miracle ouvrirait ensuite la porte à sa béatification. Le pape a approuvé en tout la publication de 8 décrets de la Congrégation pour les causes des saints pour trois miracles, deux martyres et les « vertus héroïques » de trois baptisés. Mgr Bertazzoni est né le 10 janvier 1876 à Polesine di Pegognaga (Italie). Enfant, il était un des disciples de Jean Bosco à Turin. Le futur saint avait prophétisé la mitre épiscopale au jeune Auguste, lit-on dans sa biographie publiée sur le site de l’Agenzia Info salesiana (AIS) le 7 octobre 2019. Il est entré au séminaire de Mantoue, « alors que le recteur était Mgr Giuseppe Sarto, aujourd’hui saint Pie X, avec le grand désir de devenir prêtre ». Il a été nommé archiprêtre et curé de San Benedetto Po, où il exerça son ministère du 30 avril 1904 au 30 juin 1930. Nommé par Pie XI à la chaire épiscopale de Potenza et Marsico, il a été consacré évêque le 15 août 1930. Dans son discours d’ouverture, il a dit qu’il « apporterait la paix, la paix du Christ dans tous les cœurs ». Parmi ses préoccupations en tant qu’évêque on note les vocations, le renouveau du clergé, l’engagement des laïcs dans la catéchèse, les œuvres de charité, la culture et la solidarité sociale. « Éducateur clairvoyant des jeunes », il recommandait aux prêtres « d’avoir un esprit de paternité pour les nouvelles générations ». Pendant la Seconde Guerre mondiale, il n’a pas quitté la ville, il s’est dépensé pour aider les Juifs et les dissidents politiques. Après la guerre, il a été « une figure d’équilibre entre les différentes forces politiques », souligne sa biographie. Il a participé au Concile Vatican II. Mgr Bertazzoni, « véritable homme de Dieu, homme de foi et de prière, était attentif aux besoins spirituels des fidèles et aussi des non-croyants ». « Les caractéristiques de son épiscopat, lit-on aussi dans sa biographie, se résument dans son amour de Dieu et de son prochain sans distinction, dans son obéissance au pape et à l’Église, dans son attitude paternelle envers les prêtres et les séminaristes, dans son ardent zèle pastoral. Il a mené une vie de simplicité, marquée par l’humilité, la pauvreté et l’esprit de sacrifice. » Il est mort le 30 août 1972 à Potenza.
  18. Bienheureuse Benigna Cardoso da Silva Martyre au Brésil et héroïne de la chasteté Fête le 24 octobre Santana do Cariri (Brésil)15 octobre 1928 - Oiti, Santana do Cariri, Brésil, 24 octobre 1941 Béatification prévue le 21 octobre 2020, à Crato, par le cardinal Angelo Becciu Le pape François a reconnu le martyre de la servante de Dieu Benigna Cardoso da Silva (1928-1941), une jeune fille brésilienne, assassinée à 13 ans par un jeune homme, pour avoir voulu préserver sa chasteté. La reconnaissance de son martyre ouvre la voie à sa béatification sans qu’il y ait besoin d’un miracle ultérieur. En recevant, le 2 octobre 2019, le préfet du dicastère le cardinal Angelo Becciu, le pape a en effet approuvé en tout la publication de 8 décrets de la Congrégation pour les causes des saints pour trois miracles, deux martyres et les « vertus héroïques » de trois baptisés. Benigna Cardoso da Silva est considérée comme une «héroïne de la chasteté», indique Vatican News en portugais du 3 octobre 2019. Le curé de la paroisse, le père Cristiano Coelho Rodrigues, qui était le directeur spirituel de la jeune fille, encourageait beaucoup sa vie intérieure. Après le meurtre, il a écrit la note suivante à côté de l’acte de baptême de Benigna : «Elle est décédée martyrisée à 16 heures, le 24 octobre 1941, sur le site d’Oiti. Héroïne de la chasteté, que son âme sainte convertisse la paroisse et protège les enfants et les familles de la paroisse. Ce sont les vœux que je fais à notre sainte. » Benigna Cardoso da Silva est née le 15 octobre 1928 à Santana do Cariri (Brésil). Elle est restée sans parents très tôt et a été adoptée par une famille d’Oiti. « C’était une jeune fille très simple et pleine d’humilité », lit-on dans sa biographie. « Sa générosité, son charisme et sa sympathie la rendaient chère et captivante pour sa famille, ses amis et ses connaissances. » À la maison, elle faisait les travaux ménagers pour aider sa famille d’accueil: « c’était une jeune fille bonne, toujours obéissante et serviable. » Extrêmement religieuse, « elle ne manquait pas une messe et elle faisait pénitence les premiers vendredis par amour du Coeur Sacré de Jésus ». Sur le chemin de l’école, elle a toujours protégé la nature, ne laissant pas ses camarades de classe maltraiter les plantes ni enlever leurs fleurs ou leurs branches. En classe, elle était une élève exemplaire. Le vendredi 24 octobre 1941, alors que Benigna allait chercher de l’eau dans une citerne située près de la maison, elle fut harcelée sexuellement par un garçon nommé Raul Alves qui – depuis longtemps – lui faisait des avances. La jeune fille a refusé, il a insisté et a essayé de la violer. Elle s’est battue héroïquement pour se défendre et, finalement, le garçon, pris de rage, l’a frappé d’une machette. La jeune fille a été frappée au front, au dos et ensuite au cou: le coup lui a presque coupé la tête. La voyant morte, Raul s’est sauvé et le corps de la victime a été retrouvé peu de temps après. Son corps a été enterré au cimetière public de São Miguel à Santana do Cariri. À partir de ce moment, les visites à la tombe et au lieu du martyre ont commencé et continuent jusqu’à nos jours. Son meurtrier a été arrêté et est retourné sur les lieux du crime 50 ans plus tard : il a pleuré, prié et demandé pardon à Benigna. De retour chez lui, il a raconté son changement de vie et sa conversion au christianisme. Il a fait pénitence pour sauver son âme et a demandé l’intercession de Benigna.
  19. Claude

    Dulce Lopes Pontes

    Le pape François a autorisé la Congrégation pour les causes des saints à promulguer le décret reconnaissant un miracle attribué à l’intercession de la bienheureuse brésilienne Dulce Lopes Pontes (siècle : Maria Rita) (1914 – 1992), de la Congrégation des Sœurs Missionnaires de l’Immaculée Conception de la Mère de Dieu. Cette reconnaissance ouvre la voie à sa canonisation. Connue comme « Dulce des Pauvres » ou « Mère des Pauvres », elle a fait construire l’Hôpital Saint-Antoine, inauguré à Bahia (Brésil) en 1959 avec cent cinquante lits et pouvant accueillir chaque jour jusqu’à sept cents malades et donner plus de mille consultations. L’œuvre a été reconnue par l’État comme Obras Sociais Irmã Dulce, OSID (Œuvres Sociales Sœur Dulce). Le second miracle attribué à la « Mère des Pauvres » est la guérison d’un homme de la cécité. Il était aveugle depuis 14 ans. « Il n’y avait pas d’explication, a déclaré Sandro Barral, expert médical, membre du comité de suivi des miracles. C’était un patient aveugle qui, du jour au lendemain, a commencé à voir, sans explication. » Lors d’une conférence de presse qui s’est tenue mardi 14 mai 2019 au siège de l’OSID, Mgr Murilo Krieger, archevêque de Salvador et Primat du Brésil, a déclaré que le consistoire annonçant la reconnaissance de nouveaux saints devrait se produire en juillet. À ce moment-là la date de la canonisation de sœur Dulce, qui s’appellera sainte Dulce des Pauvres (Santa Dulce dos Pobres), devrait être annoncée. « Nous espérons que la cérémonie aura lieu plus tard cette année, au second semestre. Sœur Dulce est maintenant une sainte soteropolitaine, bahiaenne, brésilienne et mondiale. Une sœur universelle », a-t-il affirmé. La vie de sainte Dulce des Pauvres Née le 26 mai 1914 à Salvador (Bahia, Brésil) Maria Rita perd sa mère à six ans. Elle est éduquée par sa tante qui visite avec la petite fille les pauvres et lui dit qu’elle doit penser à ceux qui souffrent. A quinze ans, Maria Rita demande à entrer au couvent de Desterro, chez les Franciscaines. Mais elle n’est pas acceptée à cause de son très jeune âge. En 1932, elle termine ses études et entre chez les Sœurs Missionnaires de l’Immaculée Conception de la Mère de Dieu, avec le nom de Dulce, le nom de sa maman. L’exemple qui la pousse dans sa vocation est celui de Thérèse de l’Enfant Jésus, qui n’est pas même bienheureuse à ce moment-là. Sœur Dulce travaille d’abord comme infirmière à l’hôpital, dans le service de radiologie, ensuite elle donne des cours de géographie au Collège Sainte Bernadette, à Cidade Baixa. Elle s’occupe aussi des ouvriers du Nord en leur enseignant la lecture, l’écriture, le catéchisme. Enfin, elle fonde une grande œuvre sociale – l’Union des Ouvriers de Saint François – et un centre pour les malades, qui sont abandonnés sur une île de Salvador de Bahia. Elle les loge d’abord dans un vieux marché à poissons et ensuite dans le poulailler du couvent. Là, elle peut accueillir quelques dizaines de malades. Plus tard, elle fait construire l’Hôpital Saint-Antoine et fonde aussi le Centre d’Instruction Saint-Antoine, à Simões Filho, toujours dans l‘État de Bahia, où sont accueillies plus de trois cents petites filles et adolescentes de trois à dix-sept ans. En 1979, elle rencontre Mère Teresa, qui vient de recevoir le Prix Nobel de la paix. Sœur Dulce sera à son tour proposée pour le Nobel en 1988, soutenue par la reine de Suède. En 1980, le pape Jean-Paul II lui rend visite lors de son voyage apostolique au Brésil. La santé de sœur Dulce s’affaiblit beaucoup les trente dernières années. Elle n’a plus que 30% de sa capacité respiratoire et pèse trente-huit kilogrammes. Sœur Dulce est décédée le 13 mars 1992. Le procès de la canonisation de sœur Dulce a débuté en janvier 2000. En avril 2009, le pape Benoît XVI a reconnu les vertus héroïques de la servante de Dieu, Dulce Lopes Pontes. Le 10 décembre 2010 déjà, le pape Benoît XVI avait autorisé la promulgation du décret du premier miracle. Sœur Dulce a ensuite été béatifiée le 22 mai 2011 lors d’une cérémonie au parc des expositions de Salvador, qui a rassemblé plus de 70 000 personnes. Le miracle retenu pour la béatification a été l’arrêt immédiat de l’hémorragie incontrôlable dont souffrait une maman après avoir accouché, malgré trois interventions.
  20. Claude

    Marguerite Bays

    Le pape François approuve un décret de la Congrégation pour les causes des saints, reconnaissant un nouveau miracle attribué à l’intercession de la bienheureuse Marguerite Bays, vierge, du Tiers-Ordre de saint François d’Assise, née à La Pierraz (Suisse) le 8 septembre 1815 et décédée à Siviriez le 27 juin 1879. Elle pourra donc être bientôt canonisée. Un premier miracle avait été nécessaire pour la béatification. Le pape a en effet reçu le cardinal Angelo Becciu, préfet de la Congrégation pour les causes des saints ce mardi 15 janvier 2019. Au cours de l’audience, il a autorisé la publication de quatre décrets pour ce miracle, 14 martyres d’Espagne et les « vertus héroïques » de deux religieuses, de Pologne et de Porto Rico. Ce miracle concerne une fillette de deux ans, précise l’agence catholique suisse cath.ch: « Tombée sous les roues d’un tracteur, elle s’est relevée indemne, après avoir été écrasée par le lourd engin agricole. Témoin de l’accident, son grand-père avait invoqué la protection de ‘Goton de la Pierraz’. “Le dossier diocésain, transmis à Rome en 2014, a été étudié par une commission médicale qui a conclu au caractère inexplicable de cette protection”, précise l’abbé Martial Python, curé à Romont et biographe de Marguerite ». Marguerite Bays a été béatifiée par saint Jean-Paul II le 29 octobre 1995. Au cours de l’homélie, il a dit : « Marguerite Bays nous encourage à faire de notre existence un chemin d’amour. Elle nous rappelle aussi notre mission dans le monde : annoncer à temps et à contre-temps l’Évangile, en particulier aux jeunes. Elle nous invite à leur faire découvrir la grandeur des sacrements de l’Église. » Marguerite Bays, a aussi dit saint Jean-Paul II, était « une femme toute simple, avec une vie ordinaire », « elle n’a pas réalisé de choses extraordinaires, et, cependant, son existence fut une longue marche silencieuse dans la voie de la sainteté ». Née à la Pierraz, dans la campagne fribourgeoise, Marguerite est la 2e de 7 enfants d’une modeste famille d’agriculteurs. « Assez vive et enjouée, raconte sa biographie, elle a cependant déjà un attrait pour la prière dans la solitude et le silence. Ses contemporains pensent qu’elle entrera au couvent, mais ce ne sera pas le cas : elle vivra de son métier de couturière tout en embrassant la vie de célibat choisi dans la chasteté. » Marguerite aide les mères des familles, veille les malades et « agonisants qu’elle sait si bien préparer à la rencontre du Seigneur ». Elle s’occupe de ses frères et de l’éducation de son petit neveu. Marguerite s’engage aussi dans tous les mouvements de la paroisse : « Elle accompagne de nombreux enfants sur le plan matériel et spirituel : elle confectionne parfois des habits gratuitement pour les enfants les plus pauvres et les emmène balader le dimanche après-midi à la chapelle de Notre-Dame du Bois … elle joue avec eux. Ils l’appellent Marraine. » Comme maître spirituel, elle choisit saint François d’Assise et entre dans le Tiers-Ordre franciscain de Romont. Touchée par un cancer, Marguerite prie la Vierge Marie : elle veut bien souffrir pour le Christ. « Alors qu’elle est mourante, lit-on dans sa biographie, elle est guérie miraculeusement le 8 septembre 1854, jour de la proclamation du dogme de l’Immaculée Conception. Il s’en suit l’expérience des stigmates. Chaque vendredi, Marguerite revit la Passion du Christ dans sa chair. » Elle prie souvent dans la journée. La messe à laquelle elle se rend chaque jour est « le sommet de sa journée ». À ceux qui lui confient leurs misères elle dit ceci : « priez votre chapelet, vous verrez ça ira mieux après. » Elle part plusieurs fois à pied en pèlerinage à Einsiedeln, à quelque 242 km, « emmenant dans son cœur les soucis et les souffrances de ses voisins ». Marguerite décède le 27 juin 1879. « L’église était comble comme aux jours de fête… Avant qu’on descende le cercueil dans la tombe, les personnes présentes cherchaient à toucher le cercueil avec leur chapelet parce qu’elles avaient confiance. Les personnes présentes savaient que Marguerite était maintenant auprès de Dieu et le fossoyeur, après avoir arrangé la tombe, déclara : « on a enterré une sainte ».
  21. Claude

    Joséphine Vannini

    Un miracle obtenu par l’intercession de la bienheureuse Giuseppina Vannini Le Vatican reconnaît un miracle obtenu par l’intercession de la bienheureuse Giuseppina Vannini (au siècle : Giuditta Adelaide Agata), fondatrice des Filles de Saint-Camille (1859-1911). Le pape François a autorisé, le 14 mai 2019, la Congrégation pour les causes des saints à promulguer le décret concernant ce miracle, ouvrant ainsi la voie à la canonisation de la bienheureuse, sans préciser, ni sa congrégation, de quel miracle il s’agit. Giuseppina Vannini est née à Rome le 7 juillet 1859 et a été baptisée sous le nom de Giuditta, Adelaide, Agata. Elle perd tôt ses parents et est éduquée par sa tante Anna Maria. Giuditta obtient le diplôme d’enseignante de jardin d’enfants et, à l’âge de vingt et un ans, demande à entrer dans la Congrégation des Filles de la Charité. Le 2 mars 1883, elle entre au noviciat de Sienne. Mais pour des raisons de santé, elle n’y reste pas longtemps et retourne à Rome. Plus tard, elle est de nouveau acceptée au noviciat et envoyée à la communauté de Montenero (Livourne) où elle reste jusqu’en 1886, puis à Bracciano jusqu’en 1888, puis elle est définitivement renvoyée. Les supérieurs décident qu’elle n’a pas de vocation de religieuse et à vingt-neuf ans elle se retrouve seule. À l’âge de 31 ans, Giuditta se confie de nouveau à sa tante et marraine Anna Maria. Sa vie semble être un échec. En 1891, lorsqu’elle participe à un cours d’exercices spirituels chez les Sœurs de Notre-Dame du Cénacle à Rome, Giuditta rencontre le camillien Fr. Luigi Tezza et lui demande conseil pour sa future vie. Le père, qui, quelques mois auparavant, est nommé procureur général pour restaurer les Tertiaires Camilliens, à une inspiration de lui confier la réalisation de ce projet. Giuditta accepte et le père Tezza découvre bientôt en elle le caractère de la fondatrice, sûre d’elle, femme de prière et de sacrifice. Il en informe les supérieurs de l’ordre camillien et obtient l’autorisation du cardinal vicaire de Rome pour procéder à cette initiative. Giuditta et deux autres jeunes femmes préparées par le prêtre forment la première communauté. Le 2 février 1892, anniversaire de la conversion de saint Camille, naît la nouvelle famille camillienne. Le 19 mars suivant, Giuditta, qui prend le nom de Sœur Giuseppina, est nommée supérieure. Sur les conseils du P. Tezza, les règles de l’Institut religieux naissant sont formulées, en précisant le but : l’aide aux malades, même à domicile. En 1893, une nouvelle communauté est ouverte à Crémone et en 1894 à Mesagne, dans les Pouilles ; d’autres maisons suivront ailleurs. Malgré une santé fragile, la supérieure visite les maisons tous les ans, aspire aux Filles et les accompagne avec gentillesse et vigueur. Le 21 juin 1909, après plusieurs difficultés, elle réussit à obtenir le décret de création de l’Institut sous le nom de « Filles de Saint-Camille ». En 1910, après la dernière visite dans toutes les maisons d’Italie et de France, elle est frappée par une grave maladie cardiaque. Elle meurt le 23 février 1911. Elle laisse seize maisons religieuses en Europe et en Amérique avec 156 religieuses. Le 16 octobre 1994, Jean-Paul II l’a proclamée « bienheureuse ».
  22. Claude

    John Henry Newman

    Newman, « Père de l’Église pour le siècle à venir ! » Un second miracle est reconnu : il sera canonisé 13 février 2019 Le cardinal Paul Poupard a évoqué cette confidence du pape Paul VI : « Newman, Père de l’Église pour le siècle à venir ! ». Benoît XVI avait voulu présider lui-même sa béatification, en Angleterre, à Birmingham, le 19 septembre 2010. Suite à la béatification de John Henry Newman, le 19 septembre 2010, Benoît XVI disait que cet événement avait davantage mis en lumière « un intellectuel de grande envergure, un éminent écrivain et poète, un sage homme de Dieu, dont la pensée a illuminé de nombreuses consciences et exerce encore aujourd’hui une fascination extraordinaire ». Qui est donc Newman ? John Henry Newman est né à Londres le 21 février 1801, dans une famille bourgeoise appartenant –comme la plupart des Anglais alors– à l’Église d’Angleterre ou « anglicane » (l’Église « établie » du pays, l’Église officielle, liée à l’État). Il est l’aîné de 6 enfants. Sa famille est peu pratiquante, ce qui est normal à cette époque, mais la lecture de la Bible y occupe une place centrale. Chaque famille la possède et on la lit non seulement à l’église, mais chez soi. Newman en est imprégné très tôt, notamment grâce à sa grand-mère paternelle, et il en apprend par cœur des chapitres, voire des livres entiers. L’année 1816 est marquée par plusieurs événements majeurs. Suite aux guerres napoléoniennes, la banque où travaille son père, dans la « City », doit fermer ses portes. La famille est contrainte de déménager dans une petite ville et s’adapte à la situation financière désormais précaire. Quelques mois plus tard, John Henry tombe malade et il est autorisé à passer l’été en convalescence à l’école. C’est alors que Newman fait une expérience spirituelle qui le marquera pour toujours et qu’il appellera sa « première conversion » : « Quand j’eux quinze ans, un grand changement se fit dans ma pensée. Je subis les influences d’un credo défini, mon esprit reçut l’empreinte du dogme, et cette empreinte, grâce à Dieu, ne s’est jamais effacée ni obscurcie […]. Je crus que la conversion intérieure dont j’étais conscient… continuerait dans la vie future, et que j’étais prédestiné à la gloire éternelle […] [cette conversion] m’isola des objets qui m’entouraient, elle me confirma dans la défiance que j’avais touchant la réalité des phénomènes matériels ; et elle concentra toute ma pensée sur deux êtres – et deux êtres seulement– absolus et s’imposant avec une évidence lumineuse, moi-même et mon Créateur ». Newman, élève brillant et précoce, s’inscrit dès cette fin d’année 1816 à Trinity, l’un des collèges d’Oxford, université anglicane et principal séminaire du pays. Et après plusieurs années d’étude acharnée, il devient, en 1822, enseignant et agrégé (fellow) du plus réputé des collèges d’Oxford alors, Oriel. Il y devient diacre en 1824, et prêtre un an plus tard. Fait exceptionnel dans l’anglicanisme : il considère son ordination comme la consécration de toute sa vie dans le célibat, ce à quoi il aspirait depuis sa « première conversion ». Devenir « ministre de l’Église » pour lui signifie détenir « le pouvoir infini de guider sur le chemin étroit de la vie, à la place du Christ ». Au lendemain de son ordination diaconale, il note dans son journal intime : « Je porte la responsabilité des âmes jusqu’au jour de ma mort ». De 1826 à 1832, il exerce la lourde charge de « tuteur », que la plupart prenaient alors à la légère. Lui, au contraire, va s’efforcer de renouveler ce mode d’enseignement car il estime nécessaire de s’occuper, non seulement du progrès intellectuel des étudiants, mais aussi de leurs progrès moral et spirituel. Suite à un désaccord avec le nouveau président du collège concernant la nature de cette fonction, il se voit confier de moins en moins d’étudiants. Il profite de ce temps libre pour se consacrer à la prédication à Sainte-Marie, la paroisse universitaire dont il est nommé curé dès 1828, et pour poursuivre avec passion son étude des Pères de l’Église, que presque plus personne ne lit alors… Son premier ouvrage, publié en 1832 et intitulé Les Ariens du 4e siècle, porte sur l’hérésie arienne combattue en particulier par saint Athanase, au temps des conciles de Nicée et de Constantinople, et fait de Newman l’un des meilleurs connaisseurs de l’Église primitive. Il confiera plus tard que les Pères ont contribué à renouveler sa pensée en profondeur et ont fait de lui un catholique. Sa démission du poste de « tuteur » lui permet encore d’accepter l’invitation d’amis (les Froude) à passer 6 mois en Méditerranée. C’est à la fin de ce voyage, alors qu’il est reparti seul en Sicile, qu’il tombe gravement malade et frôle la mort. Lorsqu’il revient à lui, il écrit le poème resté célèbre « Conduis-moi, douce lumière ». (L’une de ses hymnes encore chantées aujourd’hui). Il se sent alors investi d’une mission. À son retour, au début de l’été 1833, Newman et ses amis Keble, Froude et Pusey, entreprennent de s’opposer aux ingérences de l’État dans la vie ecclésiale et d’enraciner de nouveau leur Église dans une Tradition « apostolique ». C’est la naissance du « Mouvement d’Oxford » ou « Mouvement tractarien » : pour diffuser leur pensée, les jeunes universitaires rédigent des « tracts », des pamphlets polémiques pouvant faire jusqu’à 70 pages. Ce mouvement de renouveau vise avant tout la redécouverte des sacrements, de la liturgie et de la vie de prière. La prédication de Newman va jouer également un rôle capital. C’est à Saint Mary the Virgin qu’il prêche la plupart des 600 sermons que nous possédons de sa période anglicane, et dont il publie le tiers environ. Cette prédication attire les étudiants et les enseignants de l’université, mais on vient même de beaucoup plus loin pour l’écouter, au point qu’il devient le prédicateur le plus écouté et lu du pays. Les 15 sermons les plus connus, publiés sous le titre de Sermons universitaires d’Oxford, sont à mettre à part. Il s’agit plutôt de conférences prononcées, à la demande de l’Université, à Sainte Marie toujours, le dimanche après-midi, entre 1826 et 1843. Ces discours traitent principalement du rapport entre la foi et la raison. À partir de l’enseignement des Pères et des théologiens anglicans du XVIIe siècle, Newman essaie d’élaborer une théologie anglicane qui serait une voie intermédiaire, une Via Media, entre le protestantisme et le catholicisme, deux corruptions à ses yeux. Il continue à réfléchir au sens de la proposition du Credo : « Je crois en l’Église, une, sainte, catholique et apostolique ». Qu’est-ce qui unit l’Église d’Angleterre aux deux autres Églises (catholique et orthodoxe) à qui il reconnaît une certaine légitimité (sur leurs territoires respectifs) ? De là naît sa théorie des « branches ». Quant à la sainteté, il écrit dans une lettre : « Il faut que je vois [en Rome] plus de sainteté que je n’en vois à présent. […] [Si les catholiques] veulent convertir l’Angleterre, qu’ils aillent pieds nus dans nos villes manufacturières, qu’ils prêchent au peuple, comme saint François Xavier, qu’ils se fassent lapider et piétiner –et j’admettrai qu’ils puissent faire ce que nous ne pouvons pas faire, j’avouerai qu’ils sont meilleurs que nous […]. C’est cela être des catholiques. […] La foi et la sainteté sont irrésistibles ». Cette lettre est datée de 1841, année qui commence mal pour Newman. Dans le « Tract 90 » (le dernier), il répond à des membres du Mouvement réformateur se demandant s’il est compatible d’adhérer à la fois à la doctrine catholique et aux « Trente-neuf Articles » (la profession de foi anglicane). Il y propose une interprétation suivant le sens qu’en donne l’Église catholique. Ce tract, condamné par nombre d’évêques anglicans, met fin à la série. Deux autres « coups » vont « briser » Newman : alors qu’il entreprend une traduction annotée de Traités de saint Athanase, il constate un parallèle entre ariens/semi-ariens d’une part, protestants/anglicans d’autre part ; enfin, il est le témoin de l’émiettement de sa « théorie des branches » lorsqu’est établi à Jérusalem un évêché commun à la Prusse et à l’Angleterre, soit aux protestants et aux anglicans : « Ainsi, au moment précis où les évêques anglicans dirigeaient leurs censures contre moi, parce que j’avais tenté un rapprochement avec l’Église catholique, sans toutefois aller au-delà des limites que je croyais permises par les formulaires anglicans, ces mêmes évêques fraternisaient, par leurs actes ou par leur consentement tacite, avec les Congrégations protestantes ». Newman en vient à douter sérieusement de la fidélité de l’Église anglicane à l’Église des premiers siècles, son modèle de référence. Il lui semble peu à peu que c’est l’Église catholique romaine –objet de haine de la part de la majorité des Anglais à l’époque– qui est le véritable continuateur de ce qu’il appelle « l’Église des Apôtres ». Il se demande quelle Église rejoindraient les Pères, s’ils revenaient de nos jours sur terre : « Imaginez que saint Athanase, ou saint Ambroise, reviennent soudain à la vie. Peut-il y avoir le moindre doute sur l’Église qu’ils reconnaîtraient comme la leur ? Tout le monde conviendra que ces Pères, quelles que pussent être leurs opinions personnelles, ou même, si l’on veut, leurs protestations, se trouveraient beaucoup plus chez eux en compagnie d’hommes comme saint Bernard ou saint Ignace de Loyola, ou du prêtre dans la solitude de son presbytère, ou d’une communauté de sœurs de la charité, ou de la foule illettrée à genoux devant l’autel, qu’auprès des docteurs ou des membres d’aucune autre confession. […] [L’esprit de cette Église est] celui qui se rapproche le plus, sinon tout à fait, du sentiment religieux, de l’ethos comme nous disons, de l’Église primitive… ». Fin 1841, il quitte Oxford et se retire à Littlemore pour y mener, avec quelques compagnons, une vie semi monastique, faite d’étude, de prière et d’ascèse. Il s’atèle à son Essai sur le développement de la doctrine chrétienne dans le but de trancher la question suivante : les pratiques et croyances catholiques (l’invocation de la Vierge Marie et des saints, le purgatoire, le sacrifice de la messe, l’infaillibilité du pape) sont-elles des corruptions ajoutées par l’Église catholique, comme le lui reprochent les protestants et les anglicans, ou sont-elles les développements légitimes d’éléments présents dès les débuts du christianisme ? Il détermine 7 critères ou « notes » permettant de distinguer entre un faux et un vrai développement et de prévenir la décadence : « Il n’y a pas corruption si l’idée conserve un seul et même type, les mêmes principes, la même organisation ; si ses commencements font pressentir les phases subséquentes, et que ses formes plus récentes protègent et conservent les plus anciennes ; si elle a un pouvoir d’assimilation et de reviviscence, et garde du début à la fin une vigoureuse activité ». Il montre ainsi que tout développement authentique allie changement et continuité, nouveauté et fidélité. Il illustre ce principe par sa propre vie en passant sur l’autre rive, ou selon ses termes, en « rentrant au port après une violente tempête ». Il considère en effet sa conversion au catholicisme non comme une rupture mais comme une continuité et le prolongement logique de sa quête de vérité. Newman achève son Essai par le Nunc dimittis. Le 9 octobre 1845, il est reçu dans l’Église catholique par le P. Dominique Barberi, religieux passionniste italien aujourd’hui béatifié. Les conséquences personnelles de cette décision vont être terribles. Il perd définitivement son poste à Oxford, ainsi que les revenus et autres avantages considérables attachés à ce statut ; la plupart de ses amis l’abandonnent ; il est même rejeté par sa famille. Avec son ami Ambrose Saint John, Newman part à Rome pour y étudier la doctrine catholique et recevoir les Ordres. Il y fait la connaissance du milieu catholique et y découvre, entre autres Congrégations, l’Oratoire de saint Philippe Néri, communauté qu’il décide de fonder à son retour (début 1848), près de Birmingham, avec des amis qui ont eux aussi rejoint la communion catholique romaine. Il fondera plus tard une école, avec le souci de l’éducation des jeunes catholiques. Newman déplorait le manque de formation des catholiques. De son côté, l’Église lui confie diverses missions, qui tournent court, faute de soutien de la part des évêques, à vrai dire sur la défensive, à cause du récent rétablissement de la hiérarchie catholique, en 1850. C’est ainsi qu’il fonde une université catholique à Dublin, entreprend une nouvelle traduction de la Bible en anglais et prend la direction d’une revue catholique devenue trop libérale aux yeux de l’épiscopat. Suite à l’article « De la consultation des fidèles en matière de doctrine » qu’il y publie en 1859, il est dénoncé à Rome pour hérésie, et à cause d’une lettre qui ne lui sera jamais remise, près de 8 années seront nécessaires pour que la suspicion soit écartée ! Cet article annonce la place qui sera accordée aux fidèles laïcs bien plus tard… lors de Vatican II. Son journal souligne une vie contrastée suite à sa conversion : « comme protestant, je trouvais ma religion triste, mais pas ma vie ; mais comme catholique, c’est ma vie qui est triste, pas ma religion ». A cela s’ajoute une attaque particulièrement sournoise provenant d’un pasteur et romancier anglican qui met en doute le respect de la vérité, non seulement de la part de Newman, mais du clergé catholique tout entier. Newman y répond par le récit de son évolution personnelle : c’est la célèbre Apologia pro vita sua ou Histoire de mes opinions religieuses, chef-d’œuvre rédigé en quelques semaines (début 1864), comparé aux Confessions de saint Augustin, qui lui permet de renouer avec d’anciens collègues oxoniens et de regagner la faveur de l’opinion publique. Dès la préface, il confesse au lecteur qu’ « il a sacrifié bien des choses qu’il aimait, et estimait, et qu’il aurait pu garder s’il n’avait préféré l’honnêteté à la gloire et la vérité à des amis très chers ». Cette réhabilitation dans le milieu anglican le pousse à republier l’ensemble des livres de la 1ère période de sa vie, sans y modifier pratiquement quoi que ce soit, mais en ajoutant ici ou là des préfaces et des notes. Fin 1877, il reçoit les honneurs de Trinity College : difficile d’imaginer l’émotion de cet ancien élève et professeur lorsqu’il franchit de nouveau les portes de la célèbre Université qu’il pensait avoir quittée pour de bon en 1841 ! En 1870, il est invité à participer au Concile du Vatican en tant qu’expert théologique par l’évêque d’Orléans et celui de Newport. Il refuse, d’abord parce qu’il ne s’est jamais considéré théologien, ensuite parce qu’il travaille à la publication d’un essai philosophique magistral, auquel il a réfléchi pendant une vingtaine d’années, à la demande d’un ami anglican, un scientifique devenu agnostique. Dans l’Essai de contribution en vue d’une grammaire de l’assentiment, titre qu’on abrège souvent en Grammaire de l’assentiment, Newman veut surtout venir en aide à la foi des gens simples en montrant qu’on peut croire sans comprendre ou encore croire sans être en mesure de donner ses raisons de croire, sans pouvoir démontrer, prouver sa croyance. En 1879, le nouveau pape Léon XIII le fait cardinal. Dans son discours, Newman reconnaît avoir lutté toute sa vie contre le « libéralisme », ce que nous appelons aujourd’hui « relativisme » : le fait de réduire la religion à une affaire d’opinions, sans valeur ni vérité objective. Il choisit pour devise « Cor ad cor loquitur », « Le cœur parle au cœur », qu’il emprunte à saint François de Sales. Newman meurt le 11 août 1890, aimé et admiré de l’immense majorité des anglais, toutes confessions confondues. Le 19 septembre 2010, le pape Benoît XVI l’a béatifié lors de sa visite d’Etat en Angleterre, présidant ainsi sa toute première béatification.
  23. Le pape François a présidé la messe de canonisation de cinq nouveaux saints, ce dimanche 13 octobre 2019, place Saint-Pierre, ce sont : le cardinal John Henry Newman (1801-1890, Grande-Bretagne); Giuseppina Vannini (1859-1911, Italie) ; Mariam Thresa Chiramel Mankidiyan (1876-1926, Inde) ; sœur Dulce Lopes Pontes (1914-1992, Brésil); Marguerite Bays (1815-1879, Suisse), en présence de délégations de ces cinq pays.
  24. Claude

    Alfredo Cremonesi

    Le père Alfredo Cremonesi (1902-1953) a été un « lion vainqueur », a souligné le préfet de la Congrégation pour les causes des saints en célébrant sa béatification, ce 19 octobre 2019, à Crema. Un missionnaire italien qui s’est offert « jusqu’à l’effusion du sang, pour que la Bonne Nouvelle rejoigne la terre lointaine de Birmanie ». Pour souligner « l’exemplarité du don sans réserve » du prêtre de l’Institut pontifical pour les missions étrangères (PIME), le cardinal Angelo Becciu a cité une lettre à sa mère lui demandant de revenir en Italie : « Vous comprenez comme pour un missionnaire comme moi, qui a voulu se donner à Dieu tout entier sans retour, mettre en avant la seule raison de vous revoir… ne peut pas être suffisante. » Pour le préfet, tout chrétien est appelé à suivre son exemple de miséricorde et de douceur, mais également à être « un lion vainqueur, valeureux combattant pour la cause de la vérité et de la justice, défenseur des faibles et des pauvres, triomphant sur le mal du péché et de la mort ». Le p. Cremonesi a-t-il ajouté, est « un missionnaire profondément convaincu et amoureux de sa vocation, pauvre, malade, persécuté, mais toujours serein et confiant, prêt à affronter n’importe quelle situation à risque ». Chez lui, a souligné encore le cardinal, le martyre a été « un don concédé seulement à certains, tandis que la foi est un appel adressé à tous ». Dressant le contexte birman au lendemain de l’indépendance (1948), où l’Eglise subit une « véritable persécution », le préfet a fait observer que la mort du martyr, assassiné, « s’est faite vie et enrichissement spirituel pour l’Église ». Il a vu la béatification du p. Cremonesi comme « un encouragement pour l’Église de Birmanie à poursuivre dans l’engagement à dépasser les blessures spirituelles et morales » et à être « un stimulant pour les jeunes à réfléchir sur la beauté de la vocation missionnaire ».
  25. Claude

    Alfredo Cremonesi

    Bienheureux Alfredo Cremonesi Prêtre italien missionnaire en Birmanie Fête le 7 février Ripalta Guerina, Italie, 15 mai 1902 - Donokù, Myanmar (Birmanie) , 7 février 1953 Béatifié le 19 octobre 2019, à Crema, par le cardinal Giovanni Angelo Becciu Alfredo Cremonesi, né le 15 mai 1902 et mort le 7 février 1953, était un prêtre catholique italien, membre de l'Institut pontifical pour les missions étrangères. Envoyé en Birmanie où il travailla à l'évangélisation de la population karen pendant 28 ans, il y fut assassiné au cours de la guerre civile. Il est vénéré comme bienheureux par l'Église catholique. Entré au séminaire de Crema, une grave maladie du sang semble mettre fin à son projet de prêtrise, avant qu'il ne guérisse soudainement. Il attribua cela à sainte Thérèse de Lisieux. Son père, bien que très croyant et engagé dans l'Action catholique, s'oppose fermement à la vocation missionnaire de son fils. Toutefois, soutenu par sa mère, Alfredo Cremonesi entre en 1922 au séminaire de l'Institut pontifical pour les missions étrangères. Le 12 octobre 1924 il est ordonné prêtre, et un an plus tard, envoyé en Birmanie. À 23 ans il dit adieu à sa famille et à ses proches, pour partir définitivement vers un pays qui lui est inconnu. Le 10 novembre 1925, Alfredo Cremonesi débarque à Taungû. Pendant un an il se forme à la langue et aux coutumes du pays, puis on lui confie la gestion des biens de la mission. Il est alors chargé de tenir les comptes, d'établir les bilans et d'envoyer le nécessaire dans les écoles, orphelinats, dispensaires et églises fondés par les missionnaires. L'évêque lui confie ensuite le district de Donokù, isolé dans les montagnes de la région de Bago, auprès de la population karen. Il mène dès lors une vie de vagabond, s'en allant d'un village à un autre. Ses missions sont de véritables expéditions, dans un milieu resté très sauvage et primitif. Toutefois, son enthousiasme et son inexpérience se heurtent parfois à la réalité d'une telle mission. Il est sans ressources et tout reste à faire en matière d'évangélisation. Malgré les crises spirituelles, découlant de son sentiment d'inefficacité, Alfredo Cremonesi ne se décourage pas et continue ses missions à travers les villages. Il s'attire la sympathie des villageois, qui le surnomment le "sourire de la mission". Au cours de la Seconde Guerre mondiale, Alfredo Cremonesi est arrêté par les Japonais et interné dans un camp de concentration à Moso, en Inde. Il souffre des mauvais traitements et sa santé se dégrade. En janvier 1947, Alfredo Cremonesi est libéré et il retourne à Donokù. Tout son travail a été saccagé et il doit totalement reprendre la mission. Il recommence ses expéditions à travers les villages, enseigne le catéchisme et apporte son aide aux malades et aux plus nécessiteux. L'indépendance du Birmanie vis-à-vis du Royaume-Uni plonge le pays dans une nouvelle crise. Des groupes ethniques se rebellent et prennent notamment pour cibles les catholiques. Alfredo Cremonesi est contraint de se réfugier à Taungû. En avril 1952, il retourne à Donokù. Les villageois sont accusés par les troupes gouvernementales de soutenir les rebelles karens. Bien que menacé, Alfredo Cremonesi prend leur défense. Le 7 février 1953, les militaires font irruption à Donokù. Après avoir brûlé les locaux de la mission, ils abattent d'un coup de fusil Alfredo Cremonesi. La cause pour la béatification et la canonisation d'Alfredo Cremonesi débute en 2004 à Crema. L'enquête diocésaine se clôture en 2007, puis est envoyée à Rome pour y être étudiée par la Congrégation pour les causes des saints. Suite à l'avis favorable des différentes commissions, le pape François procède à la reconnaissance du martyre d'Alfredo Cremonesi le 19 mars 2019, et signe le décret de sa béatification. Il a été solennellement proclamé bienheureux le 19 octobre 2019, lors d'une messe célébrée à Crémone par le cardinal Giovanni Angelo Becciu.
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