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  1. Claude

    Angelico Lipani

    Vénérable Angelico Lipani Capucin, Fondateur de la Congrégation des Sœurs franciscaines du Seigneur Fête le 9 juillet Caltanissetta, Italie, 28 décembre 1842 - id. 9 juillet 1920 Au siècle Vincenzo Lipani Déclaré Vénérable par le pape François le 5 juillet 2019. Le prêtre capucin italien Angelico Lipani – au siècle Vincenzo – (1842-1920), fondateur de la Congrégation des Sœurs franciscaines du Seigneur, a vécu les vertus humaines et chrétiennes de façon « héroïque », c’est-à-dire évangélique. Un décret reconnaissant « les vertus héroïques » du père Angelico a été promulgué par la Congrégation pour les Causes de saints, avec l’approbation du pape François, vendredi 5 juillet 2019. La reconnaissance d’un miracle ouvrirait ensuite la porte à sa béatification. Le pape François a approuvé, lors d’une audience accordée au cardinal Angelo Becciu, la publication de huit décrets, concernant un miracle et la reconnaissance des vertus héroïques de sept baptisés – un patriarche, deux évêques, deux prêtres, une religieuse et un laïc. Père Angelico est né à Caltanissetta le 28 décembre 1842, dans une famille très religieuse (son frère aîné Pietro est décédé jeune prêtre) et a été baptisé le même jour avec le nom de Vincenzo. Après avoir étudié chez les jésuites à Caltanissetta, il prend en 1861 l’habit franciscain et le nom de Fra ‘Angelico au couvent de Caccamo et est envoyé à Palerme pour y terminer ses études. Ici en 1866, il est ordonné prêtre, mais la même année, à cause des lois révolutionnaires, il est obligé de quitter le couvent et de retourner dans sa famille à Caltanissetta. Ici l’évêque lui donne l’église du Seigneur de la ville et l’enseignement du latin au séminaire épiscopal. Le père Angelico est connu pour son travail charitable dans une fondation de l’Institut du Seigneur de la Ville, fortement souhaité et défendu au fil des ans. Afin d’aider les filles et les jeunes femmes et leur assurer une vie digne et juste, père Angelico fonde, le 15 octobre 1885, la congrégation des Sœurs franciscaines du Seigneur de la Ville. Au fil des ans, la congrégation a grandi et a donné asile à beaucoup de filles. Pendant 25 ans, père Angelico instruit la jeune génération de prêtres au séminaire de la ville, jusqu’à ce que l’évêque, Mgr Guttadauro, en remerciement de son travail, lui confie la restauration du couvent de San Michele alle Calcare, répondant ainsi au désir du père Angelico de reconstituer la communauté capucine, dissoute après 1866. Après plusieurs années de travail, en 1904, les capucins peuvent enfin rentrer vivre au couvent de San Michele et père Angelico revient avec eux. En 1914, en raison d’une maladie, il est obligé de quitter sa communauté et d’aller avec ses sœurs dans la maison où il était né. Ici, il vit les dernières années de sa vie dans l’obéissance, malgré la douleur de ne pas pouvoir vivre pleinement sa vocation franciscaine. Il laisse son testament spirituel aux sœurs : « Soyez saintes, je vous veux toutes saintes, comme je veux être saint. » Il est décédé le 9 juillet 1920. À l’annonce de sa mort, toutes les cloches de la ville sonnent et d’une maison à l’autre on commence à faire passer le message : père Angelico est mort, le saint. Le procès de béatification est ouvert en 1997.
  2. Vénérable Marcellino da Capradosso Frère capucin italien Fête le 26 février Villa Sambuco di Castel di Lama (Ascoli Piceno) 22 septembre 1873 - couvent de Fermo 26 février 1909 Autre graphie : au siècle: Giovanni Maoloni Déclaré Vénérable le 8 novembre 2017 par le pape François
  3. Vénérable Arsenio Migliavacca da Trigolo Religieux capucin et fondateur Fête le 10 décembre OFMCap. Trigolo, diocèse de Crémone, 13 juin 1849 – † Bergame 10 décembre 1909 Autre graphie : Giuseppe Antonio Migliavacca Giuseppe Antonio Migliavacca naquit le 13 juin 1849 à Trigolo, dans le diocèse de Crémone, en Lombardie. Quand il devint frère capucin, il abandonna son nom de Baptême et prit celui de Père Arsenio da Trigolo. Ses parents, Glicerio et Annunciata Strumia vivaient des gains de l’auberge qu’ils géraient. Fervents chrétiens, ils transmirent également à leurs enfants le don de la foi et de la cohérence de la vie. Quand il était jeune, Père Arsenio était un enfant joyeux et aimait à prier dans le sanctuaire se trouvant près de la Madonna delle Grazie. Il se consacrait au service liturgique, réunissait les jeunes du même âge pour la lecture de quelques pages bibliques ou certaines biographies des Saints. À 13 ans, il entra au séminaire diocésain de Crémone, où il s’adonna à la vie spirituelle et à l’étude. Durant les dernières années de théologie il fut le disciple de Monseigneur Geremia Bonomelli qui l’ordonna prêtre le 21 mars 1874. Il prêta ses premiers offices pastoraux à Paderno Ponchielli (du 18 avril au 15 décembre 1874) et à Cassano d’Adda (à partir du 4 janvier 1875). Son Évêque, Monseigneur Bonomelli, durant la visite pastorale, remarqua que Père Arsenio était un « très brave garçon » et pensa à le nommer curé, mais ce dernier demanda à entrer dans la compagnie de Jésus, où il fut accueilli le 25 novembre 1875. Son choix religieux fut motivé par le désir d’une vie spirituelle plus intense. Le 14 décembre 1875, il rejoignit le siège du noviciat en France, le 25 décembre il prit l’habit de la Compagnie et avec la première profession du 25 décembre 1877, il conclut la première période de formation. Il reprit ses études mais dut les interrompre pour des raisons de santé et fut transféré à Crémone dans le Collège Vida, où de 1879 à 1883, il fut ‘préfet des étudiants’. En 1882, il réussit l’examen de philosophie. En 1884 il reprit ses études en Croatie et surmonta l’examen de théologie morale, mais échoua à cet examen très difficile appelé « ad gradum » qui lui aurait permis de devenir le profès de la Compagnie. Il ne lui resta par conséquent que la possibilité de devenir « coadjuteur spirituel ». Il s’ensuivit une période de fréquents changements : Soresina (1885-1886 dans le Collège Vida), Vienne (1886-1887 pour la 3ème année de probation), Mantoue, Venise, Brescia, Venise (1887-1891). Dans cette dernière ville, il se consacra à un apostolat : il prêchait des triduums, des exercices spirituels et des carêmes, il confessait et faisait du catéchisme, il s’occupait des retraites des Clarisses, des Capucines et des Salésiennes. Les premières difficultés qui apparurent au sein de la Compagnie de Jésus étaient dues à de multiples facteurs tels que les problèmes de santé, un niveau d’études trop moyen et un manque de dons évidents pour certains, la connaissance d’une certaine Giuseppina Fumagalli mais aussi l’incompréhension des supérieurs. Il fut par conséquent envoyé à Trente, à l’époque dans un état étranger, et puis presque immédiatement à Plaisance, où il fut directeur spirituel dans le séminaire du nouvel institut pour les émigrants fondé par le bienheureux Giovanni Battista Scalabrini. Évidemment son amitié pour Bonomelli et Scalabrini, alors en difficulté avec la Curie romaine, ne facilita pas sa permanence dans la Compagnie et, à la fin, il fut enjoint à donner sa démission qui devint effective en août 1892. Père Arsenio croyait dans la spiritualité de Saint Ignace et il s’y était identifié, par conséquent il laissa avec grande douleur la Compagnie. Ses rapports avec Giuseppina Fumagalli remontaient sûrement aux temps où il était coadjuteur à Cassano d’Adda, village natal de cette dernière. Après l’abandon d’un congrégation de Sœurs où elle avait bénéficié d’une expérience, elle réunit autour d’elle certaines femmes qu’elle appelait « suore della Consolata » (Sœurs de la Consolée). Dans un premier temps, elle avait réussi à obtenir de la Curie de Turin une autorisation mais qui lui fut rapidement retirée à cause de sa mauvaise conduite. Même à Milan, où elle avait fondé une maison, elle fut désavouée par le Vicaire général le 4 octobre 1890. En janvier 1891, Sœur Fumagalli se rendit à Venise afin d’y rencontrer Père Arsenio qui se trouvait ailleurs pour ses prêches. Ce fut probablement l’événement qui le plaça définitivement sous un mauvais jour envers ses supérieurs de la Compagnie. Vers la fin du mois d’avril 1892, il alla à Turin pour prêcher ses exercices spirituels au groupe de Sœur Fumagalli. Mais avant il se présenta chez l’Archevêque Monseigneur Davide dei Conti Riccardi pour l’autorisation et, au terme de l’entrevue, rapporta les bonnes intentions des jeunes Sœurs et le manque de sérieux de Sœur Fumagalli. L’Archevêque le pria de prendre soin du groupe car il entendait mettre à l’épreuve Sœur Fumagalli et commença d’abord par la destituer de sa fonction de mère supérieure et en nomma une autre. Au mois d’octobre, le vicaire général de Turin notifia à celui de Milan que Père Arsenio avait été chargé par l’Archevêque de diriger les Sœurs de Marie Très Sainte Consolatrice. Aussitôt la Curie de Milan déclara que l’Institut était canoniquement reconnu. Sœur Fumagalli fut définitivement éloignée. En 1893, lors d’un procès civil intenté à son encontre, elle calomnia Père Arsenio qui souffrit en silence. Rien ne fut retenu contre lui, mais les humiliations furent nombreuses. Il continuait à porter sa croix et la supportait par amour pour le Seigneur. Au Noël de l’année 1892, il fit prendre l’habit aux premières Sœurs. Deux d’entre elles professèrent au mois de juin de l’année 1893. C’est cette même année que la fondation fut reconnue officiellement. Père Arsenio s’attela à la formation des Sœurs en nombre toujours croissant. Le 14 novembre 1895 le bienheureux Andrea Carlo Cardinal Ferrari posa la première pierre de la maison mère dans l’actuelle rue Melchiorre Gioia à Milan et reconnue comme telle à partir de 1898. À Turin, Père Arsenio était coadjuteur du Canonique Monseigneur Casalegno considéré comme le co-fondateur de l’institut. Entre-temps, certaines Sœurs avaient commencé à ne plus le tolérer car elles le considéraient tantôt trop sévère tantôt trop paternel. Il devint ainsi l’objet d’envies, de jalousies et de calomnies. En 1902 il quitta l’Institut. Ce fut là encore une autre grande croix portée avec foi. À partir de ce moment il ne voulut plus rien avoir à faire avec la Congrégation et passa même sous silence sa grande contribution. Mais il continua à penser et à prier pour les Sœurs. C’est sûrement sur le conseil du bienheureux Andrea Carlo Ferrari, que Père Arsenio après s’être retiré quelques jours des exercices spirituels dans le couvent de Place Velasquez à Milan, à 53 ans, décida de devenir Frère capucin. Le 21 juin 1902, il prit l’habit à Lovere et il commença le noviciat. À l’époque, la période d’essai annuelle était très difficile avec des pénitences de toutes sortes qui n’étaient épargnées à personne. Après la première profession, il fut transféré au Couvent de Bergame et se consacra complètement à l’apostolat : prédication, confession et assistance spirituelle à l’ordre Franciscain séculaire jusqu’au point qu’il fut dénommé “vrai apôtre du Tiers Ordre Franciscain”, comme il était appelé à l’époque. Père Arsenio avait toujours eu une petite santé, mais vers la fin de sa vie certains troubles se firent plus persistants. Le 10 décembre 1909 il fut trouvé mort dans sa cellule, frappé d’un anévrisme. Père Arsenio fut enterré au cimetière de Bergame. En 1940 ses restes furent rapportés à Cepino Imagna et en 1953 ils furent recomposés dans la chapelle de la Maison Mère de rue Melchiorre Gioia à Milan. Giuseppe Antonio Migliavacca Le 21 janvier 2015 le Saint Père François a autorisé la Congrégation pour les Causes des Saints a promulguer le décret reconnaissant les vertus héroïques du Serviteur de Dieu Arsenio da Trigolo (1849-1909), capucin de la Province de Lombardie, Fondateur des Sœurs de Marie Consolatrice.
  4. Vénérable Giuseppe Antonio Migliavacca Religieux capucin de la province de Lombardie et fondateur Fête le 10 décembre OFM Cap. Trigolo, diocèse de Crémone, 13 juin 1849 – † Bergame, Italie, 10 décembre 1909 Cf. Arsenio Migliavacca da Trigolo
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