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  1. Claude

    Fathi Baladi

    Le Serviteur de Dieu Fathi Baladi Jeune étudiant chrétien martyr au Liban Fête le 31 décembre Beyrouth, Liban, 22 septembre 1961 - 31 décembre 1980 Fathi Baladi est un jeune gréco-catholique libanais tué pendant la guerre du Liban, en voie d’être béatifié. Jean Paul II le portait dans son cœur. Un jeune si proche de notre temps. Fathi Baladi, qui est né à Beyrouth le 22 septembre 1961 dans une famille melkite, autrement dit des catholiques de rite byzantin et de langue arabe. Son enfance se déroule dans la paix et la foi parmi des proches très croyants. Il n’a que 13 ans quand débute la guerre civile au Liban en 1975. Abattu à bout portant Son école située dans Beyrouth-Est est bombardée, et il trouve refuge dans le Collège des Apôtres, dans une zone moins exposée. Il passe un an aux États-Unis, et à son retour en 1980, il s’inscrit à l’académie d’architecture de la plus grande école des beaux-arts de Beyrouth, l’ALBA. Le 30 décembre de la même année, il part visiter un camarade pour lui souhaiter les vœux du nouvel an et réviser ses cours. Il ne reviendra jamais. Arrivé à destination, il est abattu dans sa voiture de plusieurs balles tirées à bout portant. Ce n’était ni un milicien, ni un combattant. Juste un jeune étudiant chrétien. L’enquête policière ouverte à la suite de son assassinat n’a pas donné de suites. Il est enterré dans le caveau de la famille, au couvent grec-catholique du Saint-Sauveur, à côté de Beyrouth. Une âme simple et secrète Fathi Baladi tenait un journal spirituel où il notait ses pensées et ses prières, tandis que la guerre civile faisait rage au Liban. Il y révèle une âme simple et toute abandonnée dans les mains du Seigneur. Il considérait la vie sur terre comme un don donné par Dieu pour se mettre au service des autres. Sa sœur Gina confesse « qu’il était si discret que c’est après coup que nous nous sommes rendu compte de l’élévation de son âme ». Diverses manifestations extraordinaires vont rapidement entourer son tombeau, notamment des suintements et des parfums suaves. De nombreuses guérisons lui sont également attribuées. Ainsi le 3 janvier 1982, Joséphine Louis Merhi, une mère de famille, est guérie d’un ulcère duodénal par l’intercession de Fathi Baladi. Sa guérison a été totale et instantanée. La même année, Fadia Saadé, atteinte d’une sclérodermie, une maladie incurable dont elle souffrait depuis 13 ans, est guérie en visitant le caveau de Fathi Baladi. Elle est toujours en excellente santé. Depuis, la liste des bénéficiaires de son intercession s’allonge sans cesse… Ouverture du procès en béatification La cause de Fathi Baladi a été ouverte en novembre 1984. Jean-Paul II manifeste alors un vif intérêt pour la figure de jeune chrétien libanais cruellement assassiné. Il confie en privé au patriarche des melkites Maximos V Hakim que « Fathi Baladi est toujours dans mon esprit ». En juillet 1994, le synode de l’Église melkite décide de poursuivre la procédure. Enfin en novembre 2018, la Congrégation pour la cause des saints a approuvé le procès de béatification comme martyr de Fathi Baladi. Mgr Cyrille Bustros, archevêque melkite de Beyrouth, l’a solennellement annoncé aux fidèles. Le postulateur désigné est le père Boulos Azzi, de l’Ordre libanais maronite.
  2. Claude

    Cosma Spessotto Zamuner

    Vénérable Cosma Spessotto Zamuner Missionnaire franciscain italien martyr au Salvador O.F.M. Fête le 14 juin Sante Spessotto, près de Trévise (Vénétie) 28 janvier 1923 - San Juan Nonualco, La Paz, El Salvador, 14 juin 1980 Le 27 mai 2020, la Congrégation pour la cause des saints a reconnu le martyre du père Cosma Spessotto, un franciscain italien mort en haine de la foi au Salvador. Cherchant à convertir les guérilleros et dénonçant les injustices sociales du pouvoir en place, cet Italien a versé son sang pour le Christ et les pauvres. « Tuez-moi, mais ne profanez pas la maison de Dieu. Si vous voulez entrer dans l’église, vous devrez passer sur mon cadavre ». C’est en ces mots le prédestinant au martyre que le père Spessotto interpelle à plusieurs reprises les chefs des différentes factions qui s’affrontent lors de lors de la guerre civile qui fait rage au Salvador dès 1979. En ces temps troublés, les églises du pays apparaissent en effet comme des lieux sécurisés et semblent parfaites aux yeux des guérilleros pour accueillir des réunions politiques. Envoyé comme missionnaire dans ce pays pauvre d’Amérique centrale dès 1950, le père Spessotto, un Italien originaire d’un petit village près de Trévise (Vénétie), voit son pays d’adoption se déchirer sous ses yeux. Lorsque la guerre éclate, il se bat pour que sa paroisse de San Juan Nonualco, qu’il a reconstruite, ne devienne pas un lieu de violence mais reste la demeure du Christ. Des prises de position dangereuses Malgré la haine que répandent les chefs de guérillas, ce franciscain pétri de douceur ne fera jamais de distinction entre les hommes, les percevant tous comme des âmes à convertir. Il reçoit tout le monde avec bonté, y compris les chefs de différents mouvements marxistes. Lorsque que la violence des combats entraîne la mort de bon nombre de ses paroissiens, il prend soin d’offrir à ceux qui le peuvent les derniers sacrements et les enterre avec dignité. « Je les ai tous baptisés, ils sont tous enfants de Dieu », explique-t-il à ceux qui ne comprennent pas ces gestes plein d’amour. Les haines de ce monde ne semblent pas atteindre son âme consacrée à Dieu depuis l’âge précoce de 12 ans. Fervent priant, l’Italien n’en oublie pas de combattre les injustices sociales et n’hésite pas à s’opposer au gouvernement révolutionnaire qui dirige alors le pays. Ces prises de position lui vaudront de nombreuses menaces de mort. Son refus de laisser son église aux mains des communistes et ses dénonciations lui coûtent la vie, bien que les circonstances de sa mort demeurent encore aujourd’hui opaques. Le 14 juin 1980, à 19 heures, le jour de la fête du Cœur Immaculé de Marie, un flot de tirs de mitraillettes met fin à son existence lumineuse. À genoux sur un banc de son église, l’Italien était alors en train de prier la sainte Vierge et s’apprêtait à célébrer la messe. Un martyre préparé Mais ce martyre tragique semble avoir été préparé par le franciscain au plus profond de son âme : quelques jours plus tôt, il écrivait que mourir en martyr serait pour lui un « don de Dieu » qu’il ne méritait pas. Au Seigneur, il avait déjà confié la conversion de ses bourreaux. Selon le père Filiberto del Bosco, prêtre qui lui a administré ses derniers sacrements, il suppliait encore le Seigneur de pardonner ceux qui avaient souhaité sa mort au moment de rendre l’âme. Du père Cosma, on retiendra encore un amour des plus pauvres et des malades qu’il assistait matériellement comme spirituellement. Rayonnant autour de sa paroisse dans les coins les plus miséreux, il était aussi reconnu pour sa fine connaissance de la doctrine de l’Église qu’il savait enseigner avec pédagogie. Arrivé après un long voyage de 27 jours sans parler un mot d’espagnol, le père Cosma avait fini par gagner le cœur des Salvatoriens, versant son sang sur cette terre que lui avait confiée son Seigneur. Il est désormais vénérable.
  3. Bienheureux Joan Roig i Diggle Laïc, martyr en Espagne Fête le 12 septembre Béatification prévue le 7 novembre 2020 à Barcelone par le cardinal Angelo Becciu Barcelone, Catalogne, Espagne, 12 mai 1917 - Santa Coloma de Gramanet 12 septembre 1936 Le pape François a reconnu le martyre du serviteur de Dieu Joan Roig i Diggle (1917-1936), tué dans la nuit du 11 au 12 septembre 1936 à Gramanet, pendant la guerre civile espagnole, à l’âge de 19 ans. La reconnaissance de son martyre ouvre la voie à sa béatification sans qu’il y ait besoin d’un miracle ultérieur. En recevant le 2 octobre 2019 le préfet de la Congrégation pour les causes des saints le cardinal Angelo Becciu, le pape a en effet approuvé en tout la publication de 8 décrets de la Congrégation pour les causes des saints pour trois miracles, deux martyres et les « vertus héroïques » de trois baptisés. Joan Roig i Diggle est né à Barcelone, en Espagne, le 12 mai 1917. Ses deux parents étaient originaires de Barcelone, mais avec sa mère, issue d’une famille anglaise, il parlait anglais. Enfant, il étudie chez les Frères de La Salle. Ensuite, il poursuit ses études au lycée où il a comme professeurs les prêtres piaristes. Plus tard, sa famille s’installe à Masnou. Joan travaille comme employé de bureau dans un magasin de tissus puis dans une usine à Barcelone, bien qu’il étudie toujours. À son arrivée à Masnou, il rejoint la Fédération des Jeunes Chrétiens de Catalogne (FJCC), créée en 1932, qui compte 8 000 garçons avant la guerre. Joan se rend à la messe pratiquement tous les jours à 7 heures du matin à Masnou, puis il se rend en train à Barcelone pour ses études. Joan Meseguer, président en 1936 de la branche des enfants de la FJCC, écrit à propos de Joan Roig : «Quand il est arrivé à Masnou, personne ne le connaissait, mais très vite, sa piété et son ardent amour pour l’Eucharistie sont devenus évidents… Son exemple a converti plus que ses mots. Je voulais être missionnaire. Dans un cercle d’études, … il nous a dit que nous verrions la Catalogne rouge, mais pas seulement du communisme, mais du sang de ses martyrs, et que nous devions tous nous préparer, car si Dieu nous choisit parmi ceux-ci, nous devrions être disposés à recevoir le martyre avec grâce et courage, comme il convient à tout bon chrétien. » Le 20 juillet 1936, des miliciens rouges brûlent le siège de la Fédération. Une persécution commence. Maud, la mère de Joan, s’est rappelée ensuite de ce que son fils faisait ces jours-là : « Il soulageait les peines, encourageait les timides, rendait visite aux blessés, cherchait quotidiennement les morts dans les hôpitaux. Chaque nuit, au pied du lit, le crucifix serré dans ses mains, il implorait la clémence, le pardon, toute la miséricorde et la force. » Les églises de Barcelone sont fermées. Le père Llumá, qui est le directeur spirituel de Joan, donne au jeune homme une réserve eucharistique afin qu’il puisse se rendre chez des particuliers pour s’occuper des plus démunis. Joan dit à la famille Rosés qu’il visite le jour de sa mort, le 11 septembre 1936 : « Je ne crains rien, je prends le Maître avec moi. » Quelques heures plus tard, des miliciens anticléricaux frappent à la porte de sa maison. En partant, Joan dit à sa mère en anglais : « God is with me. » (Dieu est avec moi). La patrouille l’emmène à côté du nouveau cimetière de Santa Coloma de Gramanet. Les miliciens lui permettent de dire quelques derniers mots. « Que Dieu vous pardonne comme je vous pardonne », dit-il. Il est tué avec 5 coups de feu au cœur et un dans le cou. Après la guerre, ses restes sont retrouvés et reconnus par les 5 blessures à la poitrine. Jaume Marés, oncle de Joan Roig, en apprenant son arrestation, demande de l’aide à un ami de la police. Il lui révèle qu’un des bourreaux lui avait parlé du garçon : « Ah ! Ce garçon blond était un homme courageux, il est mort en prêchant. Il est mort en disant qu’il nous pardonnait et demandait à Dieu de nous pardonner. Cela nous a presque émus. » Les restes de Joan Roig i Diggle reposent dans une chapelle de la paroisse de San Pere de Masnou.
  4. Claude

    Alfredo Cremonesi

    Bienheureux Alfredo Cremonesi Prêtre italien missionnaire en Birmanie Fête le 7 février Ripalta Guerina, Italie, 15 mai 1902 - Donokù, Myanmar (Birmanie) , 7 février 1953 Béatifié le 19 octobre 2019, à Crema, par le cardinal Giovanni Angelo Becciu Alfredo Cremonesi, né le 15 mai 1902 et mort le 7 février 1953, était un prêtre catholique italien, membre de l'Institut pontifical pour les missions étrangères. Envoyé en Birmanie où il travailla à l'évangélisation de la population karen pendant 28 ans, il y fut assassiné au cours de la guerre civile. Il est vénéré comme bienheureux par l'Église catholique. Entré au séminaire de Crema, une grave maladie du sang semble mettre fin à son projet de prêtrise, avant qu'il ne guérisse soudainement. Il attribua cela à sainte Thérèse de Lisieux. Son père, bien que très croyant et engagé dans l'Action catholique, s'oppose fermement à la vocation missionnaire de son fils. Toutefois, soutenu par sa mère, Alfredo Cremonesi entre en 1922 au séminaire de l'Institut pontifical pour les missions étrangères. Le 12 octobre 1924 il est ordonné prêtre, et un an plus tard, envoyé en Birmanie. À 23 ans il dit adieu à sa famille et à ses proches, pour partir définitivement vers un pays qui lui est inconnu. Le 10 novembre 1925, Alfredo Cremonesi débarque à Taungû. Pendant un an il se forme à la langue et aux coutumes du pays, puis on lui confie la gestion des biens de la mission. Il est alors chargé de tenir les comptes, d'établir les bilans et d'envoyer le nécessaire dans les écoles, orphelinats, dispensaires et églises fondés par les missionnaires. L'évêque lui confie ensuite le district de Donokù, isolé dans les montagnes de la région de Bago, auprès de la population karen. Il mène dès lors une vie de vagabond, s'en allant d'un village à un autre. Ses missions sont de véritables expéditions, dans un milieu resté très sauvage et primitif. Toutefois, son enthousiasme et son inexpérience se heurtent parfois à la réalité d'une telle mission. Il est sans ressources et tout reste à faire en matière d'évangélisation. Malgré les crises spirituelles, découlant de son sentiment d'inefficacité, Alfredo Cremonesi ne se décourage pas et continue ses missions à travers les villages. Il s'attire la sympathie des villageois, qui le surnomment le "sourire de la mission". Au cours de la Seconde Guerre mondiale, Alfredo Cremonesi est arrêté par les Japonais et interné dans un camp de concentration à Moso, en Inde. Il souffre des mauvais traitements et sa santé se dégrade. En janvier 1947, Alfredo Cremonesi est libéré et il retourne à Donokù. Tout son travail a été saccagé et il doit totalement reprendre la mission. Il recommence ses expéditions à travers les villages, enseigne le catéchisme et apporte son aide aux malades et aux plus nécessiteux. L'indépendance du Birmanie vis-à-vis du Royaume-Uni plonge le pays dans une nouvelle crise. Des groupes ethniques se rebellent et prennent notamment pour cibles les catholiques. Alfredo Cremonesi est contraint de se réfugier à Taungû. En avril 1952, il retourne à Donokù. Les villageois sont accusés par les troupes gouvernementales de soutenir les rebelles karens. Bien que menacé, Alfredo Cremonesi prend leur défense. Le 7 février 1953, les militaires font irruption à Donokù. Après avoir brûlé les locaux de la mission, ils abattent d'un coup de fusil Alfredo Cremonesi. La cause pour la béatification et la canonisation d'Alfredo Cremonesi débute en 2004 à Crema. L'enquête diocésaine se clôture en 2007, puis est envoyée à Rome pour y être étudiée par la Congrégation pour les causes des saints. Suite à l'avis favorable des différentes commissions, le pape François procède à la reconnaissance du martyre d'Alfredo Cremonesi le 19 mars 2019, et signe le décret de sa béatification. Il a été solennellement proclamé bienheureux le 19 octobre 2019, lors d'une messe célébrée à Crémone par le cardinal Giovanni Angelo Becciu.
  5. Bienheureux Victor Emilio Moscoso Cárdenas SJ, premier martyr de l’Équateur Fête le 4 mai Cuenca, Équateur, 21 avril 1846 - † Riobamba, Équateur, 4 mai 1895 Béatifié le 16 novembre 2019 à Riobamba, Équateur, par le pape François « La vie vertueuse et la mort héroïque du bienheureux père Emilio Moscoso encouragent chacun d’entre nous à porter avec enthousiasme la lumière de l’Évangile à nos contemporains comme il l’a fait lui-même », déclare le cardinal Becciu: « Son témoignage est actuel et nous offre un message significatif : on ne s’improvise pas martyrs. Le martyre est le fruit d’une foi enracinée en Dieu et vécue au jour le jour. La foi requiert cohérence, courage et intense capacité d’aimer Dieu et son prochain au travers du don de soi. » C’est ce qu’a dit le cardinal Angelo Becciu, préfet de la Congrégation pour les causes des saints, dans son homélie prononcée au cours de la messe solennelle qu’il a célébrée le 16 novembre 2019 au Stade olympique de Riobamba pour la béatification du père Emilio Moscoso Cardenas (1846-1895), SJ, premier martyr de l’Équateur, indique l’agence vaticane Fides du 19 novembre. Le pape François a salué la béatification du père Moscoso après l’angélus du dimanche 17 novembre. Il a souhaité « que son exemple d’humble religieux, apôtre de la prière et éducateur de la jeunesse, soutienne notre chemin de foi et de témoignage chrétien ». Au cours de la messe de béatification, le cardinal Becciu a rappelé que p. Emilio Moscoso est « le modèle d’un prêtre qui fut un témoin courageux de l’amour du Christ ». « Les prêtres, les religieux et l’ensemble de l’Église qui est en Équateur, a-t-il dit, sont ainsi encouragés à imiter le nouveau bienheureux qui a donné sa vie pour l’Évangile… » « Ses bourreaux, en l’éliminant, voulaient frapper la foi catholique, mais cela fut une tentative inutile, a affirmé le cardinal. Le martyre de ce jésuite héroïque, toujours vivant dans le souvenir dévot et orant de la population a démontré que la violence n’est pas en mesure d’éradiquer la foi des personnes ni d’éliminer la présence de l’Église au sein de la société.» À la messe solennelle de béatification ont participé tous les évêques de l’Équateur, en conclusion de leur Assemblée plénière.
  6. Claude

    James Alfred Miller

    Bienheureux James Alfred Miller Professeur de l’Institut des Frères des écoles chrétiennes Fête le 13 février près de Stevens Point, Wisconsin, États-Unis, 21 septembre 1944 - † Huehuetenango, Guatemala, 13 février 1982 Béatifié le 7 décembre 2019 à Huehuetenango, Guatemala, par le pape François La messe de béatification du bienheureux Frère James Miller – professeur de l’Institut des Frères des écoles chrétiennes, tué « en haine de la foi » au Guatemala le 13 février 1982 – a été célébrée par le cardinal José Luis Lacunza Maestrojuán, évêque de David (Panama), représentant le pape François le 7 décembre 2019 à Huehuetenango, au Guatemala, indique l’agence vaticane Fides ce mardi 10 décembre. La Messe de béatification a été célébrée sur le lieu de son martyre : sur le terrain de football de la Maison indigène. « Un martyr, excellent éducateur et défenseur évangélique des pauvres et des opprimés, qui s’est fait l’un de nous et pour nous a donné sa vie » : c’est ainsi que le cardinal a qualifié Frère James au cours de son homélie. « Hermano Santiago – nom sous lequel il était connu – au travers de son œuvre pastorale au profit des populations indigènes et des plus pauvres des pauvres, était conscient de leur dignité, de leurs droits et de leur responsabilité, a souligné le cardinal. Il a défié le système autoritaire et oppressif de ceux qui pensaient seulement à eux-mêmes. » « La béatification du Frère James Miller est un motif de grande joie pour les Frères, les collaborateurs, les élèves et l’ensemble des membres de la Famille lassallienne, a écrit dans son message rédigé pour l’occasion le Frère Robert Schieler, Supérieur général des FSC. Son assassinat constitua une tentative inutile d’éteindre la lumière du Christ et nous appelle à nous souvenir des innombrables autres – catéchistes, paysans, opérateurs pastoraux – dont la vie a été abrégée parce qu’ils avaient cherché à réveiller chez les personnes leur dignité intrinsèque de fils et de filles de Dieu. » Frère James est né le 21 septembre 1944 dans une famille d’agriculteurs près de Stevens Point, dans le Wisconsin, aux États-Unis. En septembre 1959, il est entré au juvénat des Frères des écoles chrétiennes (ou Lasalliens) de l’État du Missouri. Après avoir prononcé ses vœux perpétuels en 1969, il a été envoyé à Bluefields, au Nicaragua, où il a enseigné dans des écoles. En 1974, il a été envoyé à Puerto Cabezas, toujours au Nicaragua, et a participé à la construction d’un complexe artistique et professionnel. Sous sa direction, l’école où il a enseigné est passée de 300 à 800 élèves. Il a aussi supervisé la construction de dix nouvelles écoles rurales. En juillet 1979, il est retourné aux États-Unis et a enseigné à Cretin High School et ensuite à l’État du Nouveau-Mexique en 1980. Il a été de nouveau envoyé en mission, cette fois au Guatemala, en janvier 1981. Il a enseigné à l’école secondaire de Huehuetenango et a travaillé également à Indian Centre, où les jeunes Mayas autochtones des zones rurales étudiaient et se formaient à l’agriculture. Dans l’après-midi du 13 février 1982, trois hommes cagoulés lui ont tiré dessus à plusieurs reprises et il est mort sur le coup. Les tentatives d’identification des assassins ont été infructueuses.
  7. Bienheureux Fructuoso Pérez Márquez Père de famille, journaliste, martyr pendant la Guerre civile espagnole Membre du Tiers-Ordre de Saint Dominique Fête le 15 août Almería, Espagne, 9 février 1884 - † La Garrofa, Almería, Espagne, 15 août 1936 Béatifié le 11 décembre 2019 par le pape François. Le pape François a reconnu le martyre du serviteur de Dieu Fructuoso Pérez Márquez (1884-1936), un laïc du Tiers-Ordre de Saint Dominique, journaliste, musicien et homme d’affaires, « tué en haine de la foi », pendant la Guerre civile espagnole, dans la nuit du 14 au 15 août 1936 (Espagne). La reconnaissance de son martyre ouvre la voie à sa béatification sans qu’il y ait besoin d’un miracle ultérieur. Le pape a en effet autorisé la Congrégation pour les causes des saints à promulguer les décrets concernant un miracle, 27 martyrs et 6 baptisés « héroïques » en recevant en audience, le 11 décembre 2019, le cardinal Angelo Becciu, préfet de cette Congrégation. Fructuoso Pérez Márquez est né en 1884 à Almeria, en Andalousie. Il a étudié au séminaire d’Almeria et a été formé en philosophie et sciences humaines, devenant ensuite membre du Tiers-Ordre de Saint Dominique. Marié à María Barceló Toro, il était également un virtuose, en particulier au piano, bien qu’il ait pris cette facette de sa vie plus comme un passe-temps que comme une profession, ce qui l’a amené à abandonner la place du chantre de la cathédrale, qu’il avait gagnée. Après son voyage aux États-Unis, avec son oncle, le chanoine Andrés Márquez, il a commencé à travailler comme rédacteur à La Independencia, un journal dont il deviendra plus tard le rédacteur en chef et, enfin, son directeur, en gardant toujours la ligne éditoriale catholique. Pendant l’ère républicaine, La Independencia a subi plusieurs tentatives d’agression par des groupes anticléricaux, selon des témoins directs de ces événements et des articles du périodique de l’époque. Temporairement fermé pour une restructuration en 1936, le journal n’a jamais été rouvert à cause des troubles provoqués à Almeria. Fructuoso Pérez Márquez a été arrêté le 29 juillet de cette année et emprisonné dans un bateau-prison ancré dans le port d’Almeria. Dans la nuit du 14 au 15 août, il a été tué sur la plage de La Garrofa, où s’élève aujourd’hui un mémorial. La mort de Fructuoso Pérez Márquez n’a jamais été communiquée à sa famille. Après la guerre, María Barceló Toro a reçu une lettre au nom de « la veuve de M. Fructuoso Pérez Márquez », seule confirmation officielle de la mort de son mari.
  8. Claude

    János Brenner

    Bienheureux János Brenner Martyr en Hongrie (1931-1957) Fête le 15 décembre Szombathely (Hongrie) 27 décembre 1931 – † Zsida [auj. Szentgotthárd] Rabakethely,15 décembre 1957 Béatifié par le pape François le 8 novembre 2017 Le pape François a autorisé, le 8novembre 2017, la Congrégation pour les causes des saints à promulguer le décret reconnaissant le martyre de János (Jean) Brenner, jeune prêtre diocésain hongrois de 25 ans, novice chez les cisterciens, tué « en haine de la foi » en 1957, sous le régime communiste. L’authentification du martyre suffit pour ouvrir la voie à la béatification : un autre miracle n’est pas nécessaire selon le droit canon. János Brenner est né le 27 décembre 1931 à Szombathely (Hongrie). Il a fait quelques années à l’école cistercienne avant que le gouvernement communiste ait pris en charge les écoles catholiques du pays. L’expérience cistercienne est restée un souvenir marquant dans son cœur, et à l’âge de 18 ans – tout en sachant que les ordres religieux seraient bientôt supprimés – il a commencé le noviciat à l’Abbaye cistercienne de Zirc et a reçu le nom de frère Anastase (Anasztáz). Le frère Anastase et ses camarades novices n’ont pu profiter que de deux mois de vie monastique régulière en été de 1950. En octobre, le p. Lawrence Sigmond, maître des novices de l’Abbaye de Zirc, a choisi de placer les novices dans des appartements privés afin de continuer leur formation clandestinement à travers des réunions hebdomadaires en petits groupes, loin des yeux de la police. Frère Anastase a prononcé ses vœux après le noviciat et il a finalement été ordonné prêtre en 1955. Il était particulièrement sensible aux besoins des enfants et il s’est montré très efficace dans l’enseignement et la formation des jeunes. Son désir de servir était si fort qu’il avait refusé d’arrêter même après avoir été averti par un commissaire du gouvernement des menaces personnelles proférées contre lui. Même lorsque son évêque lui a proposé de le transférer dans un endroit sécuritaire, le p. Anastase a préféré rester, plaçant sa confiance en Dieu. Dans la nuit du 14 décembre 1957, à Rabakethely, il a été appelé pour administrer les derniers sacrements à un homme mourant, mais il a été pris dans une embuscade dans l’obscurité d’un sentier forestier et il a été poignardé 32 fois. Quand les villageois l’ont trouvé mort le matin, il protégeait toujours de sa main le Saint Sacrement. Aujourd’hui, une chapelle marque l’endroit où il a été assassiné et les pèlerins viennent en procession de nombreuses régions du pays. Le père Anastase a tenu un journal pendant le noviciat : « Mon plus grand désir, écrivait-il, c’est d’être un saint, vivre une vie sainte et de sanctifier les autres. » Ce martyre est reconnu au cœur de l’année commémorant son martyre (1957-2017). Une commémoration interdite par les communistes jusqu’au changement de régime.
  9. Claude

    Tito Zeman

    Le serviteur de Dieu Tito Zeman Prêtre salésien slovaque martyr du communisme Fête le 8 janvier S.D.B Vajnory, Slovaquie, 4 janvier 1915 – † Bratislava, Slovaquie, 8 janvier 1969 Un prêtre salésien slovaque, martyr du communisme, pourrait être bientôt béatifié. Le pape François a autorisé la Congrégation pour les causes des saints à promulguer les décrets reconnaissant le martyre d’un prêtre salésien slovaque sous le régime communiste. Le pape a donné son feu vert à l’occasion de l’audience accordée, au Vatican, ce lundi 27 février 2017, au cardinal Angelo Amato, préfet de ce dicastère. L’authentification du martyre suffit pour ouvrir la voie à la béatification : un autre miracle n’est pas nécessaire selon le droit canon. N’est-ce pas déjà un miracle dû à l’Esprit Saint que de ne pas renier sa foi devant le danger d’une mort imminente ? Martyr du communisme tchécoslovaque Le premier décret reconnaît en effet le martyre du « Serviteur de Dieu » Tito Zeman, prêtre salésien slovaque, né le 4 janvier 1915, et mort, à 54 ans, des conséquences des mauvais traitements infligés, selon l’expression technique « en haine de la foi » chrétienne, le 8 janvier 1969, annonce le Vatican. En avril 1950, lorsque le régime communiste tchécoslovaque interdit les communautés religieuses, et commence à déporter prêtres et consacrés, le père Tito Zeman organise l’exfiltration clandestine de jeunes religieux salésiens vers Turin (Italie), pour qu’ils y poursuivent leur formation. Cela vaut au père Tito Zeman d’être arrêté, puis jugé comme « espion du Vatican ». Il est tout d’abord condamné à 25 ans de prison. Mais il est libéré au bout de 12 années de détention. Il meurt 5 ans après, des suites des privations et mauvais traitements subis en prison. A l’instar du samouraï japonais, Juste Takayama Ukon (1552-1615) béatifié le 7 février dernier à Osaka (Japon), il n’a pas été directement mis à mort, mais il est mort des conséquences de la persécution anti-chrétienne alors menée par le régime totalitaire communiste de la Tchécoslovaquie.
  10. Un prêtre salésien slovaque, martyr du communisme, pourrait être bientôt béatifié ainsi que 7 autres baptisés dont deux laïcs, médecins « exemplaires ». Le pape François a autorisé la Congrégation pour les causes des saints à promulguer les décrets reconnaissant le martyre d’un prêtre salésien slovaque sous le régime communiste, mais aussi les « vertus héroïques » de sept baptisés, dont deux laïcs, deux médecins l’un espagnol, l’autre italien, de deux religieuses, l’une italienne, l’autre espagnole, d’un évêque salésien du Pérou, d’un prêtre italien éducateur des enfants sourds et muets et d’un jésuite du Mexique. Le pape a donné son feu vert à l’occasion de l’audience accordée, au Vatican, ce lundi 27 février 2017, au cardinal Angelo Amato, préfet de ce dicastère L’authentification du martyre suffit pour ouvrir la voie à la béatification : un autre miracle n’est pas nécessaire selon le droit canon. N’est-ce pas déjà un miracle dû à l’Esprit Saint que de ne pas renier sa foi devant le danger d’une mort imminente ? Pour les sept autres baptisés, la reconnaissance ultérieure – et pour certains déjà en toute – d’un miracle sera nécessaire pour leur éventuelle béatification. Martyr du communisme tchécoslovaque Le premier décret reconnaît en effet le martyre du « Serviteur de Dieu » Tito Zeman, prêtre salésien slovaque, né le 4 janvier 1915, et mort, à 54 ans, des conséqueces des mauvais traitements infligés, selon l’expression technique « en haine de la foi » chrétienne, le 8 janvier 1969, annonce le Vatican. En avril 1950, lorsque le régime communiste tchécoslovaque interdit les communautés religieuses, et commence à déporter prêtres et consacrés, le père Tito Zeman organise l’exfiltration clandestine de jeunes religieux salésiens vers Turin (Italie), pour qu’ils y poursuivent leur formation. Cela vaut au père Tito Zeman d’être arrêté, puis jugé comme « espion du Vatican ». Il est tout d’abord condamné à 25 ans de prison. Mais il est libéré au bout de 12 années de détention. Il meurt 5 ans après, des suites des privations et mauvais traitements subis en prison. A l’instar du samouraï japonais, Juste Takayama Ukon (1552-1615) béatifié le 7 février dernier à Osaka (Japon), il n’a pas été directement mis à mort, mais il est mort des conséquences de la persécution anti-chrétienne alors menée par le régime totalitaire communiste de la Tchécoslovaquie. Deux laïcs, médecins, d’Espagne et d’Italie Parmi les baptisés dont des décrets reconnaissent qu’ils ont vécu les vertus humaines et chrétiennes de façon « héroïque » se trouvent deux médecins, laïcs : – le « Serviteur de Dieu » Pedro Herrero Rubio (1904-1978), laïc, médecins d’Alicante, dans le sud de l’Espagne, connu comme un « médecin exemplaire » – et le « Serviteur de Dieu » Vittorio Trancanelli (1944-1998), père de famille et médecin de Pérouse, en Italie. Deux décrets reconnaissent les vertus héroïques de deux religieuses d’Espagne et d’Italie : – la « Servante de Dieu » Maria Mercedes Cabezas Terrero (1911-1993), Espagnole, fondatrice de l’Institut religieux des Ouvrières missionnaires du Sacré Cœur de Jésus; – la « Servante de Dieu » Lucia dell’Immacolata (1909-1954, au siècle, Maria Ripamonti), Italienne, sœur professe de la congrégation des servantes de la Charité ; Un évêque du Pérou, un prêtre italien, un jésuite mexicain Deux décrets reconnaissent les vertus héroïques d’un évêque, premier salésien du Pérou, et d’un prêtre italien éducateur des enfants sourds et muets, notamment : – le « Serviteur de Dieu », Octavo Ortiz Arrieta (1878-1958), premier salésien d’origine péruvienne, évêque de Chachapoyas, un diocèse vaste qu’il parcourut inlassablement ; – le « Serviteur de Dieu », Antonio Provolo (1801-1842), prêtre diocésain, fondateur de la Société de Marie pour l’Education des sourds-muets et de la Congrégation de Marie pour l’éducation des sourdes-muettes ; – le « Serviteur de Dieu » Antonio Repiso Martínez de Orbe (1856-1929), Mexicain, prêtre, jésuite, fondateur de la Congrégation des soeurs du Divin Pasteur.
  11. Claude

    Jerzy Popiełuszko

    Bienheureux Jerzy Popiełuszko Prêtre martyr de l’archidiocèse de Varsovie Fête le 19 octobre Okopy, Podlasie, Pologne, 14 septembre 1947 – † Wloclawek, Pomorskie, Pologne, 19 octobre 1984 Béatifié le 6 juin 2010 à Varsovie Le cardinal Glemp, primat de Pologne, a inauguré le procès en béatification du père Jerzy Popieluszko à l’église Saint-Stanislas de Varsovie. C’est là qu’officiait le jeune prêtre jusqu’à sa disparition en octobre 1984, à l’âge de 37 ans. Fils de petits paysans d’Okapy, l’aumônier des ouvriers de l’aciérie de Varsovie s’était, par ses sermons écoutés par des milliers de fidèles, élevé lui-même au rang de hérault de Solidarnosc, condamné à la clandestinité depuis la proclamation de l’état de guerre en décembre 1981. Apôtre de la non-violence, ennemi juré de la haine, le père Jerzy avait très vite attiré l’attention du pouvoir et du sinistre 4e département de la police secrète, chargé de surveiller l’Église. Ce sont trois officiers de cette police politique qui l’enlevèrent, le 19 octobre 1984, près de Torun (port sur la Vistule), avant de le massacrer puis de jeter son corps dans la Vistule. Rapidement découverts, ils furent condamnés à 14, 15 et 25 ans de prison. Sans que l’on ait jamais su s’ils avaient agi avec la complicité de leurs supérieurs politiques. À Bydgoszcz, en Pologne, le pape Jean-Paul II, dans la matinée du lundi 7 juin 1999, a évoqué la mémoire du P. Jerzy Popieluszko, grande figure de la lutte contre le communisme qui, en 1984, célébra dans cette ville se dernière messe avant d’être enlevé et assassiné par la police secrète. ROME, Lundi 24 octobre 2005 (ZENIT.org) – L’aumônier de Solidarnosc est mort à l’âge de 37 ans. C’était l’époque de la loi martiale imposée par le général Wojciech Jaruzelski. Le père Jerzy Popieluszko célébrait des messes pour la patrie dans l’église Saint Stanislas de Kostka, à Varsovie-Zoliborz. De plus en plus de fidèles venaient y participer. Pour le régime, le jeune prêtre était un fanatique, un exemple de cléricalisme militant ; pour les fidèles en revanche, c’était un pasteur sage et courageux, convaincu qu’il devait vaincre le mal par le bien. Le 19 octobre 1984 le père Popieluszko fut arrêté et assassiné par trois agents des services secrets qui, après l’avoir roué de coups, le jetèrent dans les eaux gelées de la Vistule. La nouvelle de l’arrestation du prêtre polonais a été donnée par son chauffeur, Waldemar Chrostowski, qui avait réussi à sauter du véhicule des kidnappeurs et à se cacher dans un bois. Pendant plusieurs jours, aucune nouvelle ne fut donnée sur le sort du père Popieluszko, jusqu’à ce que le 27 octobre, le capitaine Grzegorz Piotrowski déclare : « C’est moi qui l’ai tué, de mes propres mains ». Le corps de l’aumônier fut retrouvé dans un lac artificiel formé par le barrage de Wloclawek, à une centaine de kilomètres au nord de Varsovie. La nouvelle eut un impact impressionnant mais le peuple polonais y fit face sans céder à la colère ou à la violence, se souvenant des paroles que le père Jerzy aimait répéter : « Nous devons vaincre le mal par le bien ». Ceux qui ordonnèrent ce crime, raconté dans les moindres détails par les assassins, au cours d’un procès dramatique, ne furent jamais jugés. Les accusés furent condamnés, mais leur peine fut ensuite réduite. Tous sont déjà sortis de prison. La tombe du père Popieluszko, située à Varsovie près de l’église où il célébrait les messes pour la patrie, est devenue un lieu de pèlerinage où se sont déjà rendues des millions de personnes qui le vénèrent comme témoin de la résistance morale et spirituelle du peuple polonais. Le 18 octobre, une messe offerte pour sa béatification a été célébrée à Wloclawek, là où son corps fut retrouvé. Le lendemain, le cardinal Jozef Glemp, primat de Pologne, a présidé une messe solennelle dans l’église Saint Stanislas de Kostka à Varsovie. ZF05102408
  12. Claude

    Engelmar Unzeitig

    Bienheureux Engelmar Unzeitig Prêtre tchèque martyr Fête le 2 mars CMM Greifendorf, Schönhengstgau, Sudètes, 1er mars 1911 – † KZ-Dachau, Bavière, 2 mars 1945 Autre graphie : Hubert Unzeitig Déclaré Vénérable le 3 juillet 2009 par le pape Benoît XVI Béatifié le samedi 24 septembre 2016 à Würzburg Le serviteur de Dieu Engelmar Unzeitig (dans le siècle Hubertus), prêtre morave des missionnaires de Mariannhill, mort au camp de concentration de Dachau en 1945.
  13. Claude

    Władysław Bukowiński

    Bienheureux Władysław Bukowiński Prêtre martyr du Goulag Fête le 20 juin Berdyczów, Ukraine, 22 décembre 1904 - † Karaganda, Kazakhstan, 3 décembre 1974 Béatifié le 11 septembre 2016 à Karaganda. Les œuvres de miséricorde du père Wladyslaw Bukowinski, prêtre né en Ukraine et mort au Kazakhstan (1904-1974), est béatifié à Karaganda ce dimanche 11 septembre 2016, a annoncé le pape François après l’angélus de midi, place Saint-Pierre. « Wladyslaw Bukowinski, prêtre et curé, persécuté pour sa foi, est proclamé bienheureux aujourd’hui à Karaganda, au Kazakhstan », indiqué le pape François en italien. « Combien cet homme a souffert! Combien! » s’est exclamé le pape n'en sortant du texte prévu, avant d’ajouter: « Il a toujours manifesté, au cours de sa vie, un grand amour pour les plus faibles et les plus nécessiteux et son témoignage apparaît comme un condensé des œuvres de miséricordes spirituelles et corporelles. » Prêtre diocésain, né le 22 décembre 1904 à Berdyczow, en Ukraine, il est mort le 3 décembre 1974 à Karaganda, au Kazakhstan. Il est considéré comme un pionnier de la mission dans ce pays connu comme « l’empire du goulag ». Ordonné prêtre en 1931, il enseigne le catéchisme en Pologne, dans le diocèse de Cracovie. Il est arrêté en 1940 et emprisonné par les nazis, puis finalement libéré. Arrêté en 1945, il est condamné cette fois à 10 ans de camp de travail soviétique, le goulag, et il y poursuit son apostolat, soutenant les prisonniers dans l’espérance. En 1954, il est libéré bien qu’il doive subir trois ans de travaux forcés dans dans les mines de Karaganda, contrôlé chaque mois. Il reste ensuite pendant 20 ans au Kazakhstan parcourant villes et villages sous l’emprise soviétique, pour fortifier la foi de ses frères. Le saint pape Jean-Paul II a évoqué les souffrances des catholiques au goulag – il en a connu certains personnellement -, notamment dans son discours aux consacrés, au Kazakhstan, à Astana, le 24 septembre 2001 : « J’ai présentes à l’esprit et dans le cœur les épreuves indicibles de ceux qui ont subi non seulement l’exil physique et l’emprisonnement, mais le mépris public et la violence pour ne pas avoir voulu renoncer à leur foi. (…) Nous faisons mémoire de chacun d’eux avec reconnaissance et affection. Sur leurs souffrances, unies à la croix du Christ, a fleuri la nouvelle vie de votre communauté chrétienne. »
  14. Bienheureux Alojzije Viktor Stepinac Primat de Yougoslavie Fête le 10 février Brezaric, paroisse de Krasic, 8 mai 1898 – † Krašic, Croatie, 10 février 1960 Cf. Aloysius Stepinac Béatifié le 3 octobre 1998 par le pape Jean Paul II Autre graphie : Alojzije Viktor Le 11 octobre 1946, après un procès monté de toutes pièces par le régime communiste de Tito, l’archevêque de Zagreb, Mgr Stepinac était condamné à 16 ans de réclusion. Il était reconnu coupable de « trahison » et de « collaboration » avec l’occupant nazi. La vraie raison de cette condamnation était le refus de l’archevêque de constituer une église catholique yougoslave séparée de Rome. Mais, en février 1992, le Parlement de Croatie a réhabilité officiellement le cardinal Stepinac. Il a été béatifié par Jean-Paul II en 1998, au grand dam de la presse serbe qui, faisant fi de la vérité historique, reprenait à son compte les accusations communistes contre Stepinac. Or, pendant la Seconde guerre mondiale, le futur cardinal avait été jusqu’à condamner ouvertement le massacre des innocents perpétré par les nazis, dans un sermon d’octobre 1942, et conseillait, dans une lettre à son clergé, d’accueillir tous ceux, Serbes orthodoxes ou Juifs de Croatie, etc., qui demandaient l’entrée dans l’Eglise catholique, sans davantage de préparation, étant donné le danger de mort auquel cette démarche pouvait les arracher. Il invitait ses prêtres à laisser ensuite toute liberté à ces « convertis » qui choisiraient de ratifier ou non leurs liens avec l’Eglise catholique après la guerre. Il était ainsi devenu persona non grata et que la Gestapo avait projeté d’éliminer. Après la prise de pouvoir par les communistes de Tito, en mai 1945, la police yougoslave tenta à son tour d’éliminer ce défenseur des droits de l’homme, lors de sa visite pastorale dans la paroisse de Zapresic. Après diverses manifestations orchestrées contre Stepinac par le Parti, il fut finalement arrêté et condamné. Il dut sa libération à la mobilisation de l’opinion publique internationale et il fut assigné à résidence surveillée. En 1952, Pie XII le créa cardinal, ce qui fut pris par Tito comme un affront personnel, et il rompit avec le Saint-Siège.
  15. Claude

    Josef Mayr-Nusser

    Bienheureux Josef Mayr-Nusser Laïc père de famille du Tyrol du Sud martyr Fête le 24 février environs de Bolzano, Italie, 27 décembre 1910 - près d’Erlangen, Allemagne, 24 février 1945 Josef Mayr-Nusser (né le 27 décembre 1910 à Bolzano, décédé le 24 février 1945 près d'Erlangen) est un Tyrolien du Sud catholique qui fut victime de son refus de prêter le serment S.S. au national-socialisme. On voit en lui une des figures de proue de la résistance en Tyrol du Sud contre la domination illégale du nazisme. Il a été fait citoyen d'honneur de sa ville natale. Josef Mayr était né en 1910 dans la ferme du Nusserhof aux environs de Bolzano. Élevé dans un environnement religieux, il rejoignit les jeunesses catholiques de son diocèse (l'archiépiscopat de Trente) dont il fut bientôt élu président. C’est à cette époque aussi que commença sa relation étroite avec Josef Ferrari. À la suite des conventions d'option, Mayr-Nusser choisit de rester, en même temps que 90% des prêtres, et rejoignit l’Andreas-Hofer-Bund, un cercle de résistance du Tyrol du Sud. Le 26 mai 1942 il se maria avec Hildegard Straub (1907-1998) et en eut un fils, Albert Mayr. En 1944, après l'entrée des forces armées allemandes et la création de la Zone d'opération des Préalpes, Mayr-Nusser, ainsi que beaucoup d'autres Dableibers (ceux qui avaient choisi de rester), fut incorporé dans l’armée allemande (on avait déjà obligé ceux qui avaient opté pour l’Allemagne de le faire auparavant) et on l’affecta à la Waffen-SS. Après que, le 4 octobre 1944, il eut refusé à Konitz de prêter le serment S.S., il fut condamné à mort. En route vers le camp de concentration de Dachau, il mourut près d'Erlangen le 24 février 1945 dans un wagon à bestiaux des suites de sa détention. Josef Mayr-Nusser est enterré à Lichtenstern am Ritten. En 2005 le Diocèse de Bolzano-Bressanone demanda sa béatification, le postulateur de sa cause était Josef Innerhofer. À Bolzanone, à Merano, à Ritten, à Truden, à Innsbruck et à Erlangen, des rues ont reçu son nom. Le collège de Vandoies dans le val Pusteria et la Fachakademie für Sozialpädagogik des Caritasverbandes pour l’archidiocèse de Bamberg à Erlangen portent son nom. En 2010 il a été nommé citoyen d'honneur par le conseil municipal de Bolzano en même temps que Franz Thaler encore vivant.
  16. Josef Mayr-Nusser a refusé de prêter le serment S.S. Le pape François autorise la Congrégation romaine pour les causes des saints à promulguer un décret reconnaissant le martyre d’un père de famille du Tyrol du Sud (aujourd’hui en Italien autrefois en Autriche) Josef Mayr-Nusser, mort en déportation pour avoir refusé de prêter le serment des S.S. au national-socialisme. Ce catholique est considéré comme un héros de la résistance du Tyrol du Sud contre l’occupation nazie. Il était né le 27 décembre 1910 dans la ferme du Nusserhof aux environs de Bolzano (Italie) et il est mort le 24 février 1945 près d’Erlangen (Allemagne). Enfant, il s’engagea dans les jeunesses catholiques de son diocèse (Trente) et il en fut élu président. Sous l’occupation, il choisit de rester, en même temps que 90% des prêtres, et il rejoignit le cercle clandestin de résistance appelé « Andreas-Hofer-Bund ». Le 26 mai 1942, à 22 ans, il épousa Hildegard Straub (1907-1998) et ils eurent un fils, Albert Mayr. Il allait à la messe tous les matins. Il aimait lire Thomas More qui préféra la décapitation, sous Henri VII, plutôt que de désobéir à sa conscience : « Porter témoignage est notre seule arme efficace », disait-il : il faut montrer à tous « que le seul qui ait le droit à une autorité complète, sans limite, et d’être notre « Chef », c’est le Christ ». En 1944, après l’entrée des forces armées allemandes et la création de la « Zone d’opération des Préalpes », Mayr-Nusser, ainsi que beaucoup d’autres « Dableibers » – qui avaient choisi de rester -, fut incorporé de force dans l’armée allemande, comme ceux qui avaient opté pour l’Allemagne y avaient été auparavant également contraints. Il fut affecté à la Waffen-SS. Il écrivait à sa femme : « Prie pour moi afin qu’à l’heure de l’épreuve je puisse agir sans hésitation, selon ce que Dieu et ma conscience me dictent (…). Tu es une femme courageuse et les sacrifices personnels qui te seront peut-être demandés ne pourront pas te conduire à condamner ton mari parce qu’il a préféré perdre la vie plutôt que d’abandonner la voie du devoir ». Or, à Konitz (Chojnice, en Pologne), le 4 octobre 1944, il refusa de prêter le serment S.S. : c’était sa condamnation à mort. Il fut emprisonné puis déporté vers camp de concentration de Dachau, près de Munich. Il mourut d’épuisement et des suites des mauvais traitements, dans un wagon à bestiaux, dans les environs d’Erlangen, le 24 février 1945. Josef Mayr-Nusser repose à Lichtenstern am Ritten (Tyrol du Sud). C’est en 2005 que le diocèse de Bolzano-Bressanone a demandé sa béatification, avec pour postulateur de la cause Josef Innerhofer. En 2010 il a été nommé citoyen d’honneur par le conseil municipal de Bolzano en même temps que Franz Thaler, de son vivant. Des rues portent son nom dans différentes ville de la région et jusqu’en Autriche et en Allemagne: à Bolzano, Merano, Ritten, Truden, Innsbruck et Erlangen. Le Collège de Vandoies dans le Val Pusteria et la Fachakademie für Sozialpädagogik des Caritasverbandes d’Erlagen (archidiocèse de Bamberg) portent son nom.
  17. Bienheureux Óscar Arnulfo Romero y Galdámez Archevêque martyr de San Salvador Fête le 24 mars Ciudad Barrios, San Salvador, 15 août 1917 – † San Salvador, El Salvador, 24 mars 1980 Béatifié par le pape François le 23 mai 2015 Monseigneur Romero, archevêque de San Salvador, fut assassiné pendant l’Eucharistie qu’il célébrait à Santa Tecla dans sa cathédrale, le 24 mars 1980 (sa charité envers les pauvres le faisait passer pour « sandiniste »), par des terroristes de droite. Le 24 mars, à San Salvador, un commando de quatre hommes abat par balles Mgr Oscar Arnulfo Romero, pendant qu’il célèbre la messe dominicale. Défenseur intransigeant des droits de l’homme, très populaire, Mgr Romero avait maintes fois dénoncé les assassinats perpétrés par les trop fameux Escadrons de la mort. Pendant les funérailles du prélat, le dimanche suivant, des coups de feu sont tirés et des bombes explosent, faisant 35 morts. La cause de béatification a été ouverte à Rome : Mgr Oscar Arnulfo Romero, l’Archevêque de San Salvador a été assassiné « à l’autel « , alors qu’il célébrait la messe. Salvador : Mgr Oscar Romero sera bienheureux. Un modèle pour les objecteurs de conscience (Rome, 3 février 2015 (Zenit.org) Mgr Oscar Arnulfo Romero y Galdamez (1917-1980), ancien archevêque de San Salvador (Salvador) sera bienheureux: le pape François a validé ce mardi matin, 3 février, le décret de la Congrégation pour les causes des saints reconnaissant son martyre, le 24 mars 1980, et celui de trois autres martyrs du Pérou. C'est justement aujourd'hui l'anniversaire de la naissance, à Ciudad Barrios, de l'évêque martyr : il aurait 98 ans. Le pape a confirmé la publication de 3 décrets de ce dicastère romain en recevant ce 3 février au Vatican le préfet de la Congrégation, le cardinal Angelo Amato, sdb. Jean-Paul II lui avait décerné le titre de "serviteur de Dieu" et il avait voulu qu'il soit cité lors du Grand Jubilé parmi les martyrs du XXe s. célébrés au cours d'une cérémonie oecuménique au Colisée, le 17 mai 2000. Le pape François confirme aujourd'hui canoniquement, après l'enquête rigoureuse prévue par le droit canon, le geste de Jean-Paul II. Le martyr manifeste sa liberté face aux pouvoirs pervertis. Dans un sermon prononcé la vieille de son assassinat, il apparaît comme un modèle pour les objecteurs de conscience: "un soldat n'est pas pas obligé d'obéir à un ordre qui va contre la loi de Dieu", disait-il dans cette homélie. Les prises de position de l'archevêque, sa dénonciation des crimes, enlèvements et assassinats menés par l'armée salvadorienne et les escadrons de la mort, le faisaient redouter par le pouvoir. Le 23 mars 1980, dans son sermon, en la basilique du Sacré-Cœur, et face aux exactions de l'armée, il avait lancé ce vigoureux appel à la conscience des soldats : « Un soldat n'est pas pas obligé d'obéir à un ordre qui va contre la loi de Dieu. Une loi immorale, personne ne doit la respecter. Il est temps de revenir à votre conscience et d'obéir à votre conscience plutôt qu'à l'ordre du péché. Au nom de Dieu, au nom de ce peuple souffrant, dont les lamentations montent jusqu'au ciel et sont chaque jour plus fortes, je vous prie, je vous supplie, je vous l'ordonne, au nom de Dieu : Arrêtez la répression ! » Le lendemain, pendant la messe qu'il célébrait dans la chapelle de l'hôpital de la Divine-Providence, au moment de l'homélie, un coup de fusil l'atteignit en pleine poitrine : il mourra quelques minutes après. Le 24 mars 2010, lors du trentième anniversaire de la mort d'Oscar Romero, le président salvadorien Mauricio Funes a présenté au nom de l'État des excuses officielles pour son assassinat, en présence de la famille de l'évêque, des représentants de l'Église, du Corps diplomatique et des représentants du gouvernement, en disant: "Malheureusement ceux qui ont perpétré cet assassinat ont agi avec la protection, la collaboration ou la participation d'agents de l'État." Depuis 2014, l'aéroport de San Salvador porte son nom. Cette béatification aura une dimension oecuménique: Oscar Romero est honoré notamment par la Communion anglicane. Il est l'un des dix martyrs du XXe s. représentés par les statues placées au-dessus de la grande porte ouest de l'abbaye de Westminster, à Londres, parmi lesquels Martin Luther King, Maximilien Kolbe et Dietrich Bonhoeffer. (3 février 2015) © Innovative Media Inc.
  18. Le Serviteur de Dieu Gregório Zugasti Fernández De Esquide Religieux Rédemptoriste espagnol martyr Fête le 16 août C.Ss.R. Murillo de Yerri, Navarre, Espagne, 1884 - † the Castellón highway, Madrid, 16 août 1936
  19. Le Serviteur de Dieu Nicesio Pérez Del Palomar Quincoces Religieux rédemptoriste espagnol martyr C.Ss.R. Fête le 16 août Tuesta, Álava, Espagne, 2 avril 1859 - † the Castellón highway, Madrid, 16 août 1936
  20. Le Serviteur de Dieu Aniceto Lizasoain Lizaso Religieux rédemptoriste espagnol martyr C.Ss.R. Fête le 17 août Irañeta, Navarre, 16 avril 1877 - † Chamartín de la Rosa, Madrid, 17 août 1936
  21. Le Serviteur de Dieu Rafael (Máximo) Perea Pinedo Missionnaire rédemptoriste espagnol Martyr Fête le 2 novembre C.Ss.R. Múrita, prov. de Burgos, 24 octobre 1903 - † El Pardo, Madrid, 2 novembre 1936
  22. Claude

    Frédéric de Berga

    Bienheureux Frédéric de Berga Religieux Capucin de Catalogne Martyr Fête le 17 février Berga 8 octobre 1877 - † Barcelone nuit du 16 - 17 février 1937 Autre graphie : Martí Tarrés i Puigpelat Le 21 novembre 2015 à 11h30 en la cathédrale de Barcelone le Card. Angelo Amato, Préfet de la Congrégation pour les Causes des Saints, présidera au nom du Saint-Père François, la célébration de béatification de Frédéric de Berga et de XXV Compagnons, prêtres et frères laïcs, tués en haine de la foi entre juin 1936 et février 1937. Les nouveaux bienheureux viennent s'ajouter à la liste déjà longue des frères capucins tués en Espagne dans la première moitié du XXe siècle au cours de la persécution contre l'Église Catholique. Du 20 au 24 juillet 1936, les neuf couvents de la Province religieuse de Catalogne furent abandonnés, saccagés et incendiés. En chacun des Serviteurs de Dieu resplendit le témoignage éloquent de leur conduite morale et de leur foi pour continuer, comme ils le pouvaient à partir de leurs abris, leur vie de prière et leur disponibilité à mourir pour la cause de leur foi. Ouvertement, au moment de leur arrestation, ils déclinèrent leur identité et leur état religieux prêts à offrir leur vie plutôt que renier le Christ. Ainsi, le cœur bien disposé à faire la volonté de Dieu, il s'unirent à l'Agneau sans tâche sur le chemin de la Croix. Voici les noms de ceux qui composent ce groupe de valeureux martyrs de la foi: P. Frédéric de Berga (Martí Tarrés Puigpelat) P. Modest de Mieres (Joan Bover Teixidó) P. Zacariesde Llorençdel Penedés (Sebastiá Sonet Romeu) P. Remigi del Papiol (Esteve Santacana Armengol) P.Anselm d'Olot (Laurentí Basil Matas) P.Benigne de Canetde Mar (Miquel Sagré Fornaguera) P.Josep de Calellade la Costa (Joan Vila Colomé) P. Martí de Barcelona (Jaume Boguñá Casanova) P. Rafael Maria de Mataró (Francesc de Paula Soteras Culla) P. Agustíde Montclarde Donzell (Josep Alsina Casas) P. Doroteude VilalbadelsArcs (Jordi Sampé Tarragó) P. Alexandre de Barcelona (Jaume Nájera Gherna) P. Tarsici de Miralcamp(Josep Vilalta Saumell) P. Vincençde Besalú (Julià Gebrat Marcé) P. Timoteude Palafrugell(Jesús Miquel Girbau) Fr. Miquel de Bianya (Pelai Ayats Vergés) Fr. Jordi de Santa Pau (Manuel Collellmir Senties) Fr. Bonaventura de Arroyo Cerezo (Tomás Díaz Díaz) Fr. Marçal del Penedès (Carles Canyes Santacana) Fr. Eudaldd'Igualada (Lluís Estruch Vives). Il est la plus jeune des victimes; au moment de la mort il n'avait que dix huit ans et sept mois. Fr. Paciá Maria de Barcelona (Francesc Maria Colomer Presas) Fr. Ángel de Ferreries (Josep Coll Martí) Fr. Cebriàde Terrassa (Ramon Gros Ballvé) Fr. Eloide Bianya (Joan Ayats Plantalech Fr. Prudencide Pomar de Cinca (Gregori Charlez Ribera) Fr. Félix de Tortosa (Joan Bonavida Dellà)
  23. Claude

    Thomas Saleh

    Le Serviteur de Dieu Thomas Saleh Missionnaire capucin Baabdatien (libanais) Fête le 28 février B‘abdāt (Baabdate), El Metn, Jabal Lubnān, Liban, 3 mai 1879 - † Kahramanmaraş, en Turquie, 28 février 1917
  24. Bienheureux José Luis Sanchez del Rio Martyr à quatorze ans Fête le 10 février Sahuayo, Michoacán, Mexique, 28 mars 1913 – † 10 février 1928 Béatifié le 20 novembre 2005 à Guadalajara, Mexique, par le pape Benoît XVI Source : ROME, Mercredi 7 septembre 2005 (ZENIT.org) Martyr à quatorze ans. Ainsi se résume la vie de José Luis Sanchez del Rio, qui, comme l’a annoncé le cardinal Juan Sandoval Iñiguez, archevêque de Guadalajara, sera béatifié avec douze autres martyrs dans cette même ville le 20 novembre prochain. Né à Sahuayo, Michoacán, le 28 mars 1913, fils de Macario Sánchez et de María del Río, José Luis fut assassiné le 10 février 1928, lors des persécutions religieuses au Mexique, parce qu’il appartenait aux « cristeros », un groupe important de catholiques mexicains qui s’opposait à l’oppression du régime du Président Plutarco Elías Calles. Un an avant son martyre, José Luis s’était joint aux forces « cristeras » du général Prudencio Mendoza, dont la base était le village de Cotija dans le Michoacán. Deux enfants assistèrent au martyre; l’un avait sept ans et l’autre neuf. Par la suite tous deux fonderaient des Congrégations religieuses. Le premier est le père Marcial Maciel, fondateur des Légionnaires du Christ, né à Cotija. Dans le livre entretien « Ma vie, c’est le Christ », il révèle le rôle décisif qu’aurait joué pour sa vocation le témoignage de son ami José Luis. « Il a été arrêté par les forces gouvernementales qui ont voulu montrer à la population qui soutenait les cristeros un châtiment exemplaire » a rappelé le père Maciel, qui était alors âgé de sept ans. « Ils lui ont demandé de renier sa foi au Christ, sous peine de mort. José a refusé d’apostasier. Sa mère était transpercée par la peine et l’angoisse, mais elle encourageait son fils », a t-il ajouté. « Alors il lui ont coupé la peau de la plante des pieds et l’ont obligé a marcher dans le village, tout autour du cimetière – se rappelle – t-il. Il pleurait et gémissait de douleur. Mais il ne céda pas. De temps en temps ils s’approchaient et disaient : « Si tu cries : Mort au Christ Roi ! » on te laissera en vie ». « Dis : « Mort au Christ Roi » ! ». Mais lui répondait : « Vive le Christ Roi !». « Au cimetière, avant de l’abattre, ils lui ont demandé une dernière fois s’il voulait renier sa foi. Il refusa et ils le tuèrent sur place. Il mourut en criant comme beaucoup d’autres martyrs mexicains : « Vive le Christ Roi ! »… ». « Ce sont des images indélébiles de ma mémoire et de la mémoire du peuple mexicain, même si on n’en parle pas très souvent dans l’histoire officielle », a conclu le père Maciel. L’autre témoin oculaire était un enfant de neuf ans, Enrique Amezcua Medina, qui fonderait plus tard la Confraternité sacerdotale des Ouvriers du Royaume du Christ, qui a des maisons de formation aussi bien au Mexique qu’en Espagne et est présent dans divers pays du monde. Dans la biographie de la Confraternité qu’il a fondée, le Père Amezcua rappelle sa rencontre – qu’il a toujours considérée comme providentielle – avec José Luis. Selon ce qu’il affirme dans son témoignage, avoir connu l’enfant martyr de Sahuayo fut déterminant pour son choix sacerdotal. Il lui avait demandé de pouvoir le suivre sur son chemin, mais José Luis, le voyant aussi petit, avait répondu : « Tu feras des choses que moi je n’arriverai pas à faire ». Par la suite, il fonda le séminaire de formation des Ouvriers à Salvatierra Guanajuato « Séminaire du Christ Roi », dont l’internat porte le nom de « José Luis ». Les restes mortels du jeune martyr reposent dans l’Eglise du Sacré Cœur de Jésus dans son village natal. ZF05090707
  25. Bienheureux Tshiman-gadzo Samuel Benoit DASWA Martyr pour avoir refusé la sorcellerie Fête le 2 février village de Mbahé, act. province du Limpopo, République d'Afrique du Sud, 16 juin 1946 - † Mbahé 2 février 1990 En Afrique du Sud, le jeune père de famille Tshimangadzo Samuel Benedict Daswa (Bakali), laïc (1946-1990), a été tué “en haine de la foi” le 2 février 1990, à Mbahe (Afrique du Sud). Il a été tué pour avoir refusé toute compromission avec la sorcellerie. Baptême, Première communion et Confirmation Né le 16 juin 1946, dans le village de Mbahe près de Thohoyandou, il était l’aîné de cinq enfants, rapporte le blog pour une neuvaine au futur bienheureux. Il a été élevé dans la religion traditionnelle, au sein de son clan de la tribu Bakali Lemba: une tribu qui se considère comme descendant du peuple juif. C’est au lycée que Samuel Benedict a reçu une instruction dans la foi catholique, par son catéchiste, le P. Benoît Risimati: c’est pour lui rendre hommage qu’il a choisi Benoît comme prénom de baptême et qu’il a faite sienne la devise de saint Benoît, « Prie et travaille ». Il a été baptisé le 21 avril 1963 par le Père Augustin O’Brien, MSC, qui lui a donné la première communion. Trois mois plus tard, il était confirmé par l’évêque bénédictin de Pietersburg, Mgr Van Hoeck. Il est ensuite devenu instituteur et directeur de l’école primaire de Nweli. Il invitait les élèves qui ne pouvaient pas payer les frais de scolarité à travailler dans son jardin. Il rendait visite aux familles des absents pour offrir son aide. Avec ses propres enfants, il travaillait au potager et il plantait des arbres. Il a été le premier de son village à construire une maison en briques avec ses économies et grâce à la vente des fruits et des légumes du potager et du verger. Grâce à des prévisions budgétaires prudentes, il pu acheter une voiture, un poste de télévision et il avait le téléphone. Son succès attira des jalousies: il fut accusé de faire usage de zombies, des soi-disant cadavres ramenés à la vie par la sorcellerie. La famille de Samuel Benedict En 1980, Benedict épousa une Luthérienne, Shadi Eveline Monyai, qui a ensuite été reçue dans l’Église catholique. Ils eurent huit enfants, le dernier naquit quatre mois après sa mort. Il lui est tout naturel d’aider sa femme dans l’éducation des enfants et dans les tâches ménagères, et il encourageait les autres pères de famille à en faire autant: « Vous devriez aider votre femme dans les tâches ménagères ». Il enseignait à ses enfants à participer aussi aux tâches de la maison, à être assidus à l’école et au travail du jardin. Mais surtout, sa famille était une école de prière. Tous les soirs, ils lisaient la bible ensemble et ils participaient aux assemblées dominicales. Il avait aussi institué ce qu’il appelait le « jour des Daswa », le jour de la fête de Noël: la famille et tous leurs proches parents passaient cette journée ensemble. Les enfants recevaient comme cadeau de Noël du matériel scolaire. Une autorité naturelle Le chef du village l’avait choisi comme secrétaire et conseiller. Son honnêteté, son intégrité, sa sincérité et son humilité le faissaient respecter. Catéchiste et membre du Conseil pastoral de la paroisse, il aida à la création de la communauté ecclésiale, en particulier en préparant les candidats au baptême. Il dirigeait l’office dominical, quand le prêtre ou un agent pastoral n’était pas disponible. Il fit construire à Nweli la première église catholique de la région. Et il était très impliqué dans la pastorale des jeunes: il les voulait occupés et disciplinés, et il créa pour eux des clubs de football. Lors d’une sécheresse survenue dans la région de Venda, dans les années quatre-vingt, il réussit à obtenir des fournitures et des vivres pour les enfants de l’école. On le respectait aussi en tant qu’homme de prière et pour sa compassion et sa générosité pour les malades, les pauvres, les prisonniers qu’il visitait. La foudre et le guet-apens Le 25 janvier 1990, au cours d’un violent orage, la foudre tomba plusieurs fois sur les cases rondes, les “rondavels” couvertes de chaume. Estimant que c’était de la sorcellerie, le chef rassembla son conseil et la communauté. Benedict était en retard. On décida sans lui qu’on se cotiserait pour consulter un guérisseur traditionnel. Benedict ne réussit pas ensuite à convaincre l’assemblée qu’il s’agissait d’un phénomène naturel, mais il refusa de payer sa cote-part pour recourir à la sorcellerie, au nom de sa foi en Jésus Seigneur et Sauveur. Le dimanche 28 janvier, on commença à murmurer contre lui: « C’est lui qui influence le peuple, comme s’il était un chef de file. Pourquoi refuse-t-il de brûler les sorcières ? Il n’est pas d’accord avec notre croyance (…). Nous ferions mieux de le tuer! » Dans l’après-midi du 2 février 1990, alors qu’il travaillait dans son verger, sa belle soeur l’appelle de toute urgence, lui demandant d’emmener son enfant très malade chez le médecin, à Makwarela (Sibasa). Il lui dit: « Avant de partir, prions ». Sur la route du retour à Mbahe, il s’arrêta pour emmener aussi un habitant d’un village voisin. Celui-ci portait un sac de farine de maïs et il ne voulait pas prendre les transports publics en raison des troubles dans la région. Mais la route se trouva bloquée à un certain endroit par des troncs d’arbres. Lorsqu’il descendit pour dégager la route, une foule de jeunes garçons et d’hommes dissimulés derrière les buissons se ruèrent sur lui, lui jetant de grosses pierres. Blessé et saignant abondamment, il traversa le terrain de football, espérant trouver de l’aide auprès d’un “Shebeen”, un débit illégal de boissons alcoolisées. Il finit par trouver refuge dans la cuisine d’une rondavel. Mais deux personnes le jetèrent dehors. Il supplia: « S’il vous plaît, épargnez ma vie ! » La foule encerclait la rondavel et un homme s’était armé d’une “knobkerrie”. Benedict se mit à genoux et pria. L’homme lui fracassa la tête. On lui porta d’autres coups et l’on versa sur lui de l’eau bouillante. Lors de ses funérailles, le 10 février 1990, les prêtres portaient des vêtements liturgiques rouges, sûrs que Benedict était mort pour sa foi dans le Christ, du fait de son refus héroïque de la sorcellerie.
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