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Claude

Franz Stock

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Le Serviteur de Dieu Franz Stock

Prêtre allemand

Fête le 24 février

Neheim, Westphalie, 1904 – † Hôpital Cochin, Paris, 24 février 1948

« L’aumônier de l’enfer »

Prêtre allemand, ancien aumônier des prisons du Cherche-Midi, à Paris, et de Fresnes, apôtre de la réconciliation franco-allemande, en instance de béatification, Franz Stock accompagna plus de mille condamnés à mort, fusillés au mont Valérien, de 1942 à 1944, avant de devenir supérieur du séminaire des Barbelés, où les séminaristes allemands prisonniers de guerre poursuivaient leurs études, près de Chartres.

Lorsque, en 1934, l’abbé Franz Stock arrive à Paris pour s’installer sur la montagne Sainte-Geneviève, où se trouve la mission allemande, il n’a aucune idée de ce qui va suivre. fils aîné d’un ouvrier de Neheim, en Westphalie, il connaît et aime déjà la France. Paderborn, son diocèse, est lié depuis douze siècles au Mans. Ses années de séminaire à Paderborn ont été ponctuées de plusieurs séjours dans l’Hexagone : à Bierville, dès 1926, pour un congrès international de la paix organisé par Marc Sangnier ; en Corrèze, à Lourdes, en Ile-de-France (il sera le premier étudiant allemand à l’Institut catholique de Paris depuis la Grande Guerre), dans les Alpes et à Lyon et, surtout, en Bretagne.

Francophone et francophile, Franz Stock est aussi un compagnon de Saint-François, un groupe fondé par Joseph Foliet (dont il a fait la connaissance à Bierville) pour promouvoir une spiritualité toute franciscaine de fraternité, de justice et de paix. Ordonné prêtre en 1932,

C’est cet homme-là qui, à 30 ans, prend en charge les Allemands de Paris. Hitler, contre lequel l’abbé, juché sur un cheval, a harangué des ouvriers de sa paroisse pour les mettre en garde, le 1er mars 1933, est au pouvoir. Arrive la guerre. Le recteur de la communauté allemande de Paris est rapatrié. Et la croix gammée s’affiche dans Paris. Dès août 1940, le recteur retrouve sa communauté parisienne, qui grossit d’un coup. Il devient l’aumônier des prisons de Fresnes, de la Santé et du Cherche-Midi. Des prisons vite surpeuplées : résistants et simples suspects, otages et hommes simplement dénoncés pour des raisons purement crapuleuses. L’aumônier, fraternel, pacifique et pacifiant, est disponible à tous ceux qui acceptent de le voir. Avec bonté, et avec, surtout, l’accompagnement des condamnés à mort. Une épreuve bouleversante pour cet homme de paix. Épreuve qui se renouvellera plus d’un millier de fois, au Mont-Valérien. Et qui va l’user, prématurément. Arrêté à la Libération par les Américains, il connaît à son tour le sort de prisonnier. A Cherbourg, puis près de Chartres où il va diriger le « séminiare des barbelés » : 959 séminaristes allemands y passent entre 1945 et 1947. En août 1945, il est à la tête du séminaire d’Orléans, qui sera dissous deux ans plus tard. En 1947, année où Franz Stock sera nommé docteur Honoris causa de l’université de Fribourg, il retrouve sa paroisse parisienne. Mais le coeur est atteint. Il meurt, seul, à l’hôpital Cochin, le 24 février 1948. L’autorité militaire française interdit de publier sa mort.

Il créa le Séminaire des barbelés. L’abbé Franz Stock a été pendant 2 ans supérieur de ce que l’on a appelé “le Séminaire des barbelés”, séminaire du Coudray-Morancez, près de Chartres. Des prisonniers allemands séminaristes vivaient dans la journée les conditions de tous les prisonniers, mais ils avaient le soir la possibilité de suivre leurs études. Franz Stock, prisonnier lui-même, a été le responsable de cette formation. Du 17 août 1945 au 5 juin 1947, 750 séminaristes allemands prisonniers passèrent par ce camp. Dans le camp de Chartres, puis à Orléans, l’abbé Stock forma un millier de séminaristes pour refonder l’Église catholique d’Allemagne, qui avait été anéantie par les nazis.

De ce prêtre très humble qui a beaucoup travaillé à une meilleure compréhension entre français et allemands, Mgr Roncalli, nonce à Paris (futur Jean XXIII), venu visiter ce séminaire des barbelés dira : « Franz Stock, ce n’est pas un nom, c’est un programme. »

Mort d’épuisement à l’âge de 43 ans, le corps de Franz Stock a été inhumé au cimetière de Thiais, dans le carré réservé aux prisonniers de guerre. Le corps de l’abbé Franz Stock a été transféré en 1963 dans l’église Saint-Jean-Baptiste de Rechèvres, près de Chartres. En 1990, la municipalité de Chartres décide de donner son nom à une place de la ville.

Son procès en béatification est ouvert par l'Église catholique en 2009.

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